#Album : Galibot – Catabase (08/05/2026)

Quelques semaines seulement après la ressortie augmentée de Euch’Mau Noir qui fut affublé d’un bis pour l’occasion, Galibot retournent dans les entrailles de la terre avec leur deuxième album totalement inédit. Intitulé Catabase, et disponible depuis le 8 mai via Les Acteurs De L’Ombre, il nous plonge en onze titres dans l’univers des mines si chère au groupe mais aussi dans les folklores du Nord de la France pour une immersion toujours plus grande dans leur black métal qui a déjà bien fait ses preuves. 

par Victor BRUNERIE

English version below


Le morceau instrumental éponyme ouvre le disque avant que « Jeanlin » ne vienne rendre hommage à Germinal de Zola en nous replongeant tête la première dans l’enfer et la précarité des galeries et des métiers de la mine. On retrouve avec grand plaisir le chant de la vocaliste Diffamie qui excelle à chaque instant entre chant hurlé ravageur et parties chantées surprenantes et qui ne font que coller plus de frissons à l’auditeur. Elle est également secondée au micro à plusieurs reprises par Thomas Deffrasnes, également guitariste du groupe. qui apporte lui aussi des parties screamées du plus bel effet. Côté riffing le groupe nous livre un black métal toujours plus mélodique, mais qui ne perd en rien de sa force. Thomas Deffrasnes et Julien Baquero livrent un jeu toujours plus captivant qui vient sublimer des morceaux comme l’excellent « Bleu Noir Rouge » ou encore « Voreux ». Les morceaux souvent plutôt courts servent le propos et nous content des histoires puissantes qu’on a grand plaisir à suivre et qui cimentent le groupe dans sa région tout en n’en excluant personnes avec des thèmes forts comme le combat pour un travail moins destructeur ou encore la dureté du travail dans les mines et son impact sur la région. Côté rythmique on retrouve avec grand plaisir Clément Joly à la basse et Robin Gravemann à la batterie, qui signe là ses dernières frappes au sein de Galibot, puisqu’il a décidé de quitter la formation nordiste pour se concentrer sur ses autres projets. Le duo est là aussi en grande forme et les évolution musicales de titres comme « Pénitent » viennent nous faire remuer la tête sans discontinuer. Le groupe sort un peu de la mine pour nous parler une fois de plus de folklore dans des titres comme « Estaminet Pt 1 » ou même « Terril. C’est ce côté ancré qui ressort une fois de plus aussi bien côté écriture que côté du chant qui vient encore vous prendre aux tripes. Les références mythologiques sont également présentes avec par exemple Mesekter, le morceau de clôture qui renvoie au nom de l’embarcation du dieu égyptien Râ. On sent que la formation recherche, connait son folklore et veut frapper l’auditeur avec un black métal complet et toujours inventif dans les sonorités et des les histoires racontées par une chanteuse au sommet de son art. Le son de l’album est également à saluer, aussi bien pour le travail d’enregistrement du Minotaure Studio ou encore de Francis Caste, que l’on commence à bien connaître, au mix et au mastering. Les deux apportent au son du groupe un grandiose qui les fait passer directement dans la cour des grands pour cette deuxième sortie, bien que l’on en doutait pas auparavant. L’album est un vrai voyage et laisse l’auditeur plongé dans un univers sombre parfaitement mis en lumière par les enfants de cette grande région minière.

Catabase, dès son titre qui renvoie à la descente du héros dans les récits grecs, montre que le groupe veut continuer de mettre en lumière par son travail musical une histoire régionale qu’ils connaissent et continuent de découvrir au fil des ans. Avec ce deuxième album Galibot se taille une place de choix sur une scène black métal française foisonnante. Leur singularité fait d’eux un groupe unique que l’on ne cessera de suivre tant ils apportent à ce genre un point de vue unique et des thématiques fortes qui les encrent profondément dans une histoire qu’ils ont décidé de prendre à bras le corps. Foncez découvrir ce disque qui restera comme une des meilleures sorties black métal des ces dernières années. 

Tracklist :

01. Catabase
02. Jeanlin
03. Bleu Noir Rouge
04. Voreux
05. Baptiste Terre
06. Penitent
07. Les Montagnes Poussent Sous Terre
08. Estaminet Pt 1
09. Terril
10. Saint Cordon
11. Mesektet


Just a few weeks after the expanded re-release of Euch’Mau Noir, which was treated to a bis for the occasion, Galibot return to the bowels of the earth with their second, entirely new album. Entitled Catabase, and available since May 8th via Les Acteurs De L’Ombre, its eleven tracks plunge us into the world of the mines so dear to the band, as well as into the folklore of northern France, for an ever-deeper immersion in their black metal, which has already more than proven its worth.

by Victor BRUNERIE

The eponymous instrumental track opens the album, before ‘Jeanlin’ pays homage to Zola’s Germinal by plunging us headfirst into the hellish conditions and precariousness of the mine shafts and mining trades. It is a great pleasure to hear the vocals of Diffamie, who excels at every turn, switching between devastating screams and surprising sung passages that only serve to send more shivers down the listener’s spine. She is also joined on vocals on several occasions by Thomas Deffrasnes, the band’s guitarist, who also delivers some highly effective screaming parts. In terms of riffing, the band delivers black metal that is increasingly melodic, yet loses none of its power. Thomas Deffrasnes and Julien Baquero deliver an ever more captivating performance that elevates tracks such as the excellent “Bleu Noir Rouge” or “Voreux”. The tracks, often rather short, serve the purpose well and tell powerful stories that are a pleasure to follow, cementing the band’s roots in their region whilst excluding no one, with strong themes such as the fight for less destructive work or the harshness of mining and its impact on the region. On the rhythm side, it’s a great pleasure to have Clément Joly on bass and Robin Gravemann on drums, who is playing his final beats with Galibot here, as he has decided to leave the northern band to focus on his other projects. The duo are also in fine form here, and the musical developments in tracks like ‘Pénitent’ keep us nodding our heads non-stop. The band steps away from the mine for a moment to speak to us once again of folklore in tracks like ‘Estaminet Pt 1’ or even ‘Terril’. It is this grounded quality that comes through once again, both in the songwriting and the vocals, which really grabs you by the gut. Mythological references are also present, for example in ‘Mesekter’, the closing track which refers to the name of the Egyptian god Ra’s boat. You can sense that the band has done their research, knows their folklore, and aims to strike the listener with a complete black metal experience that remains inventive in its sounds and the stories told by a vocalist at the peak of her art. The album’s sound is also worthy of praise, both for the recording work at Minotaure Studio and for Francis Caste, whom we’re becoming quite familiar with, on mixing and mastering. Both lend the band’s sound a grandeur that propels them straight into the big leagues with this second release, though we never doubted they’d get there. The album is a true journey, immersing the listener in a dark world perfectly illuminated by the children of this great mining region.

Catabase, a title that references the hero’s descent in Greek mythology, demonstrates that the band aims to continue highlighting, through their music, a regional history they know well and continue to discover over the years. With this second album, Galibot is carving out a prominent place for itself on France’s thriving black metal scene. Their distinctiveness makes them a unique band that we will continue to follow, as they bring a unique perspective and powerful themes to the genre, deeply grounding them in a history they have decided to tackle head-on. Go and discover this album, which will stand as one of the best black metal releases of recent years.

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