#Live : Plini + Sungazer @ Le Trianon, Paris – 19/05/2026

Direction la capitale pour un concert d’un artiste qu’on n’essaie de jamais manquer à chacun de ses passages en France, Plini. L’artiste australien était de passage en ce 19 mai au Trianon pour nous présenter son tout dernier album An Unnameable Desire. Pour cette tournée c’est Sungazer qui ont été choisi pour ouvrir la soirée avec leur future jazz qu’on l’on est ravis de découvrir. Une bien belle soirée de musique instrumentale proposée par Veryshow.

Article par Victor BRUNERIE

Photos par Marye DAVENNE

English version below


C’est donc les américains de Sungazer qui débarquent sur scène dans une salle déjà largement remplie. Voir autant de gens se déplacer pour des groupes entièrement instrumentaux fait plaisir à voir et en quelques secondes le groupe va ravir le public avec un set endiablé. Entre les parties de saxophone d’anthologie de Jared Yee, les rythmiques jouées à la batterie et à la basse de mains de maîtres par Shawn Crowder et Adam Neely et les riffs percutants de Joshua De La Victoria nous plonge dans un univers jazzy à souhait mais où le jazz se teinte de prog et d’électro pour une ambiance dansante à souhait. C’est simple le groupe ne met que un ou deux titres à faire remuer les amateur.ice.s de prog dans la salle avec même une danse gauche droite suivie par l’entièreté de la fosse. La bonne humeur est donc de mise mais la maestria de chaque musicien sur scène l’est tout autant. Les titres issus des albums Against The Fall Of Night ou encore Perihelion, par exemple, nous emportent et montrent à quel point Sungazer savent capter les foules. Des backing tracks renforcent la puissance des morceaux même si le talent des musiciens nous en met déjà plein la vue. La fête est totale et on sent le plaisir des musiciens à être devant un public aussi enthousiaste. Après des solos de saxo ou de guitare on se dit qu’on ne peut être plus comblés par ce qui se déroule devant nos yeux, et on se trompe lourdement. Pour le dernier titre, le groupe nous annonce une reprise de Return To Forever avec le titre « Hymn Of The Seventh Galaxy » mais avant il est temps de faire une véritable cérémonie de fermeture de l’ordinateur dédié aux backing tracks. L’humour est encore au centre du jeu avant que la musique ne reprenne ses droits avec un titre joué à l’ancienne juste sublimé par le talent de chaque musicien. Les dernières notes de Sungazer résonnent et les applaudissements dans le Trianon signalent à quel point la formation new-yorkaise a marqué les esprits ce soir. De notre côté on a été subjugué par ce mélange détonnant et on se précipite découvrir leur discographie sur le retour et on espère les voir revenir pour une tournée en tête d’affiche en France au plus vite. Et clairement vu l’accueil parisien ce soir on imagine aisément que cela advienne dans un futur assez proche. Quel début de soirée!

Après un changement de plateau dévoilant un décor étoilé c’est au tour de Plini et ses musiciens de monter sur scène. Avec le souvenir de son set de 2024 au Motocultor bien encré dans nos têtes, on est ravis de retrouver le musicien australien sur scène dans cet écrin qu’est le Trianon. D’entrée de jeu, l’entente entre toute l’équipe présente sur scène saute aux yeux! Les musiciens se regardent, jouent ensemble et surtout font vivre leur musique en communiquant avec le public via des sourires francs et signe d’un début de soirée tonitruant. Après le morceau titre du dernier album en date, c’est au tour de « Cascade », morceau issu du culte Handmade Cities (2016) de mettre tout le monde d’accord. Plini est clairement ravi d’être là et nous rappelle qu’il adore être à Paris, et on le croit quand on sait qu’il vient quelques heures auparavant de donner une masterclass gratuite dans un magasin de guitare avoisinant. Le musicien est accompagné à la guitare par Jake Howsam Lowe (The Helix Nebula). Les riffs sont exécutés avec précision et dextérité nous livrant le meilleur du prog métal instrumental tout en gardant cette dose de bonheur caractéristique des sets du musicien australien. « Paper Moon » laisse à Simon Grove à la basse et Chris Allison à la batterie une occasion de nous montrer tout leur talent, déjà bien visible depuis le début du set. Plini blague sur le fait qu’il ne voit que des sourires dans la salle et lance un « wall of smile » dans la fosse. L’enchaînement « After Everything » (An Unnameable Desire, 2026) et « I’ll Tell You Someday » (Impulse Voices, 2020) nous enchante avec un ensemble de riffs et de rythmiques toujours plus envoutant et technique à la fois. Chaque petite pause est l’occasion d’échanges avec un public aux anges, signe que la soirée se déroule de la plus belle des manières. Un pogo, chose assez rare dans le prog instrumental, naîtra dans la fosse laissant les plus téméraires faire la fête toujours plus fort. « Pan » puis « Selenium Forest » nous en mettent une fois de plus plein la vue, avec en point d’orgue un solo de batterie d’anthologie de Chris sur le second titre. On ne voit pas le temps passer et le musicien annonce que la fin est déjà proche. Mais il reste deux pièces de choix pour se laisser porter par le talent indéniable de Plini et ses comparses. Tout d’abord le récent « The Time Will Pass Anyway »  qui est accueilli avec joie par un public sur un petit nuage depuis le début de la soirée, puis « Electric Sunrise » (Handmade Cities) qui vient clore le set dans une déferlante de riffs plus enthousiasmants les uns que les autres et des rythmiques à vous faire remuer la tête sans discontinuer. On ne pouvait rêver mieux pour ce beau voyage dans l’univers de Plini! Le musicien a livré un set passionnant qui a conquis la salle du début à la fin dans cette ambiance toujours chaleureuse qu’on adore retrouver et servi par des musiciens tout autant au sommet de leur art. Un beau moment de musique qui nous laisse avec l’envie de retrouver Plini au plus vite et d’espérer de le voir débarquer au plus vite dans le Nord de la France.

Un grand merci à Marine pour les accréditations, à Veryshow pour l’organisation de cette belle soirée et à toute l’équipe du Trianon pour l’accueil.


Off to the capital for a concert by an artist we never try to miss whenever he’s in France: Plini. The Australian artist is performing at Le Trianon on May 19th to present her latest album, An Unnameable Desire. For this tour, Sungazer have been chosen to open the evening with their future jazz, which we’re delighted to discover. A wonderful evening of instrumental music brought to you by Veryshow.

Review by Victor BRUNERIE

Pictures by Marye DAVENNE

So it was the American band Sungazer who took to the stage in a venue that was already packed to the rafters. It’s great to see so many people turning up for entirely instrumental bands, and within seconds the band had the audience in their grip with a wild set. Between Jared Yee’s legendary saxophone parts, the masterful drum and bass rhythms delivered by Shawn Crowder and Adam Neely, and Joshua De La Victoria’s punchy riffs, we’re plunged into a thoroughly jazzy world, though one where jazz is tinged with prog and electro to create a perfectly danceable atmosphere. It’s simple: the band takes just one or two tracks to get the prog fans in the room moving, with even a left-right dance followed by the entire pit. Good vibes are certainly the order of the day, but the mastery of each musician on stage is just as impressive. Tracks from albums such as Against The Fall Of Night or Perihelion, for example, sweep us away and demonstrate just how well Sungazer know how to captivate a crowd. Backing tracks enhance the power of the songs, even though the musicians’ talent is already blowing us away. The party is in full swing and you can feel the musicians’ delight at being in front of such an enthusiastic audience. After the sax and guitar solos, you think you couldn’t be more satisfied with what’s unfolding before your eyes, and you’d be sorely mistaken. For the final track, the band announces a cover of Return To Forever’s “Hymn Of The Seventh Galaxy”, but first it’s time for a proper ceremony to switch off the computer used for the backing tracks. Humour is still at the heart of the show before the music takes centre stage once more with a track played in the old-school style, simply elevated by the talent of each musician. The final notes of Sungazer ring out and the applause in the Trianon signals just how much the New York band has left a lasting impression tonight. For our part, we were captivated by this explosive mix and can’t wait to explore their discography on the way home; we hope to see them return for a headlining tour in France as soon as possible. And clearly, given the reception in Paris tonight, it’s easy to imagine that happening in the not-too-distant future. What a start to the evening!

Sungazer Setlist Le Trianon, Paris, France 2026

After a stage change revealing a starry backdrop, it’s Plini and his musicians’ turn to take to the stage. With memories of his 2024 set at Motocultor still fresh in our minds, we’re delighted to see the Australian musician back on stage in the stunning setting of the Trianon. Right from the start, the chemistry between the whole team on stage is plain to see! The musicians look at one another, play together and, above all, bring their music to life by connecting with the audience through genuine smiles, signalling a thunderous start to the evening. After the title track from his latest album, it’s the turn of “Cascade”, a track from the cult classic Handmade Cities (2016), to bring everyone together. Plini is clearly delighted to be there and reminds us that he loves being in Paris, and we believe him when we realise he’d just given a free masterclass in a nearby guitar shop a few hours earlier. The musician is accompanied on guitar by Jake Howsam Lowe (The Helix Nebula). The riffs are executed with precision and dexterity, delivering the best of instrumental prog metal whilst retaining that dose of joy characteristic of the Australian musician’s sets. ‘Paper Moon’ gives Simon Grove on bass and Chris Allison on drums a chance to show off their talent, which has been clearly evident since the start of the set. Plini jokes that all he can see are smiles in the audience and launches a ‘wall of smiles’ into the pit. The medley of “After Everything” (An Unnameable Desire, 2026) and “I’ll Tell You Someday” (Impulse Voices, 2020) enchants us with a series of riffs and rhythms that are ever more captivating and technically sophisticated. Every brief pause is an opportunity to interact with an ecstatic audience, a sign that the evening is unfolding in the most wonderful way. A mosh pit, a rare sight in instrumental prog, forms in the pit, allowing the most daring to party ever harder. ‘Pan’ and then ‘Selenium Forest’ blow us away once again, culminating in a legendary drum solo from Chris on the second track. Time flies by unnoticed, and the musician announces that the end is already near. But there are still two standout tracks left to let ourselves be carried away by the undeniable talent of Plini and his bandmates. First up is the recent ‘The Time Will Pass Anyway’, which is greeted with joy by an audience that’s been on cloud nine since the start of the evening, followed by ‘Electric Sunrise’ (Handmade Cities), which brings the set to a close in a barrage of riffs, each more exhilarating than the last, and rhythms that keep your head bobbing non-stop. We couldn’t have asked for anything better for this wonderful journey into Plini’s world! The musician delivered a captivating set that had the audience spellbound from start to finish, in that ever-warm atmosphere we love to experience, backed by musicians who are equally at the top of their game. It was a wonderful musical experience that has left us eager to see Plini again as soon as possible and hoping he’ll make his way to the north of France before long.

Plini Setlist Le Trianon, Paris, France 2026, An Unnameable Desire - World Tour

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