#Live : Geordie Greep @ Le Grand Mix, Tourcoing – 26/05/2026

Si le nom de Geordie Greep sonne familier à vos oreilles, c’est que vous vous souvenez probablement du groupe de rock expérimental londonien black midi. Lors de leur hiatus en 2024, Geordie Greep poursuit sa carrière en solo pour nous offrir un album puis quelques tournées. Cette fois-ci avec un arrêt, mardi dernier, au Grand Mix, dans un format club plutôt intimiste qui réjouit bon nombre de fans.

Article et photos par Zo’

English version below


Pas de première partie pour ouvrir la soirée, alors tout le monde attend l’arrivée de Geordie Greep de pied ferme devant la scène. En attendant, on peut observer tout ce qui se trouve sur cette « petite » scène du club du Grand Mix : trois ou quatre pedalboards, deux guitares et une basse, un violoncelle, une batterie, un synthé, un xylophone, deux congas…
Geordie Greep et son groupe arrivent sur scène un peu après 20h30 sur la bande originale de The Long Good Friday, nous plongeant ainsi dans un univers cinématographique et plein d’histoires. C’est ainsi qu’ils nous entraînent pour un peu plus de deux heures de set. Pas de blabla ou de pauses inutiles, ils sont là pour jouer et nous pour apprécier.
La soirée est un parfait équilibre entre les titres de l’album solo de Geordie Greep, The New Sound, sorti en 2024, et des moments de jam où l’on ressent vraiment cette atmosphère de cohésion et d’écoute entre les musiciens. Même si Geordie Greep mène la danse, il s’amuse sur scène, regardant régulièrement les musiciens qui l’accompagnent, quitte à tourner le dos à son public, créant un dialogue entre eux où leur musique remplace les mots.
Les titres sont adaptés pour le plateau de cette version live. Pas de cuivres par exemple, mais c’est tout aussi appréciable de découvrir The New Sound autrement. C’est d’ailleurs le titre éponyme qui fera aisément danser tout le monde. Cette alternance entre morceaux enregistrés et longues séquences de jam permet à Geordie Greep et son groupe de véritablement libérer le plein potentiel de leur son, qui mélange jazz fusion et influences bossa nova (notamment avec « Terra »), sans pour autant effacer les influences rock voire post-punk qui intensifient largement le set au fur et à mesure qu’il avance.
Sur « Blues », on se retrouve vraiment dans cet univers cinématographique, presque une course-poursuite où le tempo s’accélère de plus en plus, tandis que Geordie Greep nous livre ses paroles façon storytelling, rendant le moment encore plus prenant, avec une basse qui semble conduire le titre. « Through a War » calme un peu cet univers presque psychédélique en replaçant la voix de Geordie Greep au premier plan.
Il y a assez peu d’interactions avec le public mais, lorsqu’il entend un fan crier « You’re amazing! », il ne peut s’empêcher de répondre, sourire aux lèvres et d’humeur blagueuse comme tout au long de la soirée. Ce moment douceur se poursuit avec « As If Waltz », avec des passages mettant davantage en avant le violoncelle et le xylophone. Pourtant, au fur et à mesure que l’on avance, on retrouve cette forme de chaos sonore si caractéristique de Geordie Greep.
Le pic de la soirée s’annonce clairement sur « Holy, Holy ». Il s’agit du premier single que l’artiste a sorti en solo, et sa version live est tout simplement renversante. D’un coup, la foule s’avance et des pogos se lancent pendant que tout le monde reprend le refrain : « You must have heard about me, everyone knows my name, everyone knows I’m holy « . Ce titre permet ainsi à l’artiste de s’orienter davantage vers son versant post-punk en enchaînant avec « Motorbike », avant d’apaiser le tout un peu plus tard lorsque la lumière se tamise, ne laissant plus que Geordie Greep et sa guitare visible sous les projecteurs. On quittera la salle après un voyage quelque peu psychédélique mais non moins agréable, sur une chanson de Black Country, New Road.

Dans ce format club qui semblait taillé sur mesure pour lui, Geordie Greep a offert une soirée aussi exigeante que captivante. Entre les envolées jazz, les passages plus chaotiques hérités de black midi et ces longues jams où chaque musicien trouvait sa place, le concert ressemblait davantage à une expérience qu’à une simple succession de morceaux. Deux heures durant lesquelles le Grand Mix s’est transformé en terrain de jeu sonore, laissant le public à la fois désorienté et fasciné.

Un grand merci à Vincent pour l’accréditation, au Grand Mix pour l’organisation de la soirée et à toute l’équipe pour l’accueil.


If the name Geordie Greep sounds familiar to you, it’s probably because you remember the London-based experimental rock band black midi. During their hiatus in 2024, Geordie Greep continued his solo career, releasing an album and going on a few tours. This time, he stopped off at the Grand Mix last Tuesday for a rather intimate club gig that delighted many fans.

Review and pictures by Zo’

There’s no support act to kick off the evening, so everyone is waiting eagerly in front of the stage for Geordie Greep to arrive. In the meantime, you can take in everything on the Grand Mix club’s ‘small’ stage: three or four pedalboards, two guitars and a bass, a cello, a drum kit, a synth, a xylophone, two congas…
Geordie Greep and his band take to the stage just after 8.30 pm to the soundtrack of The Long Good Friday, plunging us into a cinematic world brimming with stories. And so they take us on a journey for a set lasting just over two hours. No small talk or unnecessary breaks – they’re here to play and we’re here to enjoy it.
The evening strikes a perfect balance between tracks from Geordie Greep’s solo album, The New Sound, released in 2024, and jam sessions where you can really feel that atmosphere of cohesion and mutual listening between the musicians. Even though Geordie Greep calls the shots, he’s having fun on stage, regularly glancing at the musicians accompanying him, even if it means turning his back on the audience, creating a dialogue between them where their music takes the place of words.
The tracks have been adapted for the stage in this live version. There are no brass sections, for example, but it’s just as enjoyable to experience The New Sound in a different light. Indeed, it’s the title track that’s sure to get everyone dancing. This alternation between recorded tracks and long jam sessions allows Geordie Greep and his band to truly unleash the full potential of their sound, which blends jazz fusion and bossa nova influences (notably on “Terra”), without overshadowing the rock and even post-punk influences that significantly intensify the set as it progresses.
On “Blues”, we find ourselves truly immersed in this cinematic world, almost a chase scene where the tempo accelerates more and more, whilst Geordie Greep delivers his lyrics in a storytelling style, making the moment even more gripping, with a bassline that seems to drive the track. ‘Through a War’ calms this almost psychedelic atmosphere somewhat by bringing Geordie Greep’s voice back to the forefront.
There is relatively little interaction with the audience, but when he hears a fan shout “You’re amazing!”, he can’t help but respond, smiling and in a joking mood, just as he has been all evening. This gentle moment continues with “As If Waltz”, featuring passages that bring the cello and xylophone more to the fore. Yet, as the set progresses, we find that characteristic sonic chaos so typical of Geordie Greep.
The highlight of the evening is clearly “Holy, Holy”. This is the first single the artist released as a solo artist, and his live version is simply stunning. Suddenly, the crowd surges forward and mosh pits break out whilst everyone sings along to the chorus: “You must have heard about me, everyone knows my name, everyone knows I’m holy”. This track allows the artist to lean more towards his post-punk side, following it up with “Motorbike”, before calming things down a little later when the lights dim, leaving only Geordie Greep and his guitar visible under the spotlights. We leave the venue after a somewhat psychedelic but no less enjoyable journey, to a song by Black Country, New Road.

Geordie Greep Setlist Le Grand Mix (Le Club), Tourcoing, France, Europe May 2026

In this intimate venue, which seemed tailor-made for him, Geordie Greep delivered a performance that was as demanding as it was captivating. Between the jazz-infused passages, the more chaotic moments inherited from black midi, and those long jams where every musician found their place, the concert felt more like an experience than a mere succession of songs. Two hours during which the Grand Mix was transformed into a sonic playground, leaving the audience both bewildered and fascinated.

 

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