Après le rush festival, on sait qu’il y a un petit temps entre août et septembre où les concerts se font plus rares. Mais c’est sans compter sur Assaut Productions qui nous proposent une belle soirée post, comme à leur habitude, à la Bulle Café en ce 19 août. Au programme deux groupes Pelagic Records, déjà vus ensemble au Pelagic Fest 2025 : Blessings et Barrens. Nous voilà prêts pour une nouvelle aventure sonore qui s’annonce des plus enthousiasmantes.
Report par Victor BRUNERIE
Photos par Zo’
English version below
C’est Barrens qui lancent cette soirée avec leur post rock boosté aux claviers. Dès « The Derelict », morceau issu de leur album Corpse Lights, sorti l’an dernier, on se retrouve plongé dans un mur sonore où les nappes de claviers viennent accompagner des riffs sublimes et des rythmiques à faire quitter votre esprit de votre corps. Johan G Winther est en forme olympique, et semble absolument ravi d’être là ce soir tout comme le reste de la formation. Le musicien, qui nous avait également enchanté l’an dernier avec son projet solo, montre à quel point il maîtrise les riffs les plus sublimes qui soient, tout comme des sons de claviers à vous faire chavirer. D’ailleurs, de l’autre côté de la scène Robert Wegner nous propose également ses talents de claviériste et de guitariste et livre une prestation magistrale tout au long du set. Les suédois nous confirment qu’ils sont là pour nous coller des frissons tout au long du set avec l’enchaînement « Sorrow » et « Atomos », qui nous fait d’ailleurs redécouvrir en live cette petite pépite de l’album Penumbra, qui sera lui aussi largement représenté ce soir. Daniel Olsson à la batterie et Kenneth Jansson à la basse nous enchantent avec des lignes rythmiques absolument dévastatrices, comme sur « The Passing » ou le duo « Apastron/No Light In Us », morceaux séparés sur disque mais rassemblés ici pour un moment absolument suspendu qui laisse, comme depuis le début du concert la salle sans voix. On a pas vu le temps passer en compagnie de Barrens, et lorsque le groupe annonce qu’ils joueront avec « A Nothing Expands » leur dernier titre, on est déçus de voir déjà la fin arriver. Mais ce titre laisse exploser une fois de plus la talent des suédois une fois de plus et nous laisse émus au possible jusqu’à la dernière seconde de ce titre majeur du dernier album. Les applaudissements résonnent en force dans la salle, et le groupe remercie tout le monde pour l’accueil et l’écoute, et nous promet de revenir dès que possible. Un début de soirée magistral qui nous laisse impatient pour la suite.
C’est au tour de Blessings de monter sur scène pour un set qui s’annonce bien plus déstructuré et énergique, mais pas moins stupéfiant de maîtrise. Sur scène, Fredrik Karlsson nous gratifie d’un chant qui oscille entre énergie punk hardcore et intensité post et de lignes de basse absolument dantesques. On retrouve sur scène également Johan G Winther, pour son deuxième set de la soirée, Erik Skytt aux percussions et claviers et Mattias Rasmusson à la batterie, et autant vous dire que cela nous retourne l’esprit dès « No Good Things », morceau issu de Blodsträngen, leur dernier album en date. Le groupe est un véritable ovni sonore et le public ne s’y trompe pas puisqu’il applaudit à tout rompre entre chaque titre. On sent les musiciens ravis par l’accueil lillois, et les voilà partis pour la bombe auditive qu’est « The Hound » avant que le stupéfiant « Allt vi kan ge är upp » ne vienne prendre la suite. On ne sait plus où donner de la tête tant la musique nous captive et nous rappelle que le mélange des genres, quand il est maîtrisé comme ici, offre de biens beaux moments de musique. Et quand on pensait qu’on ne pouvait être plus impressionnés par le talent des suédois, arrive « String Of Red »! Ici les influences qui rappellent Mastodon viennent percuter des sons plus électroniques qu’on doit au travail sublime de Erik sur son set up de claviers et percussions. On se délecte de chaque note et on se dit qu’on aurait presque pu lancer un pogo tant la musique est énergique. Petit détour par l’album Bittervatten, avec son morceau titre qui laisse à Fredrik une occasion supplémentaire de faire vibrer aussi fort ses cordes de basses que ses cordes vocales. Et nous voilà déjà arrivés à « Clean », le dernier titre de cette soirée, qui laisse à chaque musicien l’occasion de nous montrer à quel point ils regorgent de talent. Johann remercie une fois de plus l’orga pour l’accueil et le public pour son énergie et son écoute, et le groupe se prépare à quitter la scène mais le public de l’entend pas de cette oreille! Un morceau supplémentaire est demandé, et après quelques instants de réflexion le groupe nous gratifie du captivant « Komskottsknallen » qui oscille, une fois de plus, entre énergie brute et inventivité sonore constante. Des minutes savourées par un public aux anges, qui remerciera le groupe comme il se doit en dévalisant le merch, qui offrait d’ailleurs un tee-shirt commun aux deux formations pour cette tournée d’été. Blessings auront clairement tenu toutes leurs promesses et vu l’accueil du public on sait déjà que Lille sera un de leurs arrêts de prédilection sur leurs futures tournées.
Un grand merci à l’Assaut pour les invitations et l’organisation de cette soirée, et également à La Bulle Café pour l’accueil.
After the festival rush, we know there’s a bit of a lull between August and September when gigs are few and far between. But that’s without counting on Assaut Productions, who – as usual – are treating us to a brilliant post-festival evening at the Bulle Café on 19 August. On the line-up are two Pelagic Records bands, previously seen together at Pelagic Fest 2025: Blessings and Barrens. We’re all set for a new musical adventure that promises to be truly thrilling.
Report by Victor BRUNERIE
Photos by Zo’
Barrens are kicking off the evening with their keyboard-driven post-rock. Right from “The Derelict”, a track from their album Corpse Lights, released last year, we find ourselves immersed in a wall of sound where layers of keyboards accompany sublime riffs and rhythms that make your mind drift away from your body. Johan G Winther is in top form and seems absolutely delighted to be here tonight, as does the rest of the band. The musician, who also enchanted us last year with his solo project, demonstrates just how masterfully he handles the most sublime riffs imaginable, as well as keyboard sounds that will sweep you off your feet. Indeed, on the other side of the stage, Robert Wegner also showcases his talents as a keyboardist and guitarist, delivering a masterful performance throughout the set. The Swedes confirm that they’re here to send shivers down our spines throughout the set with the back-to-back tracks “Sorrow” and “Atomos”, which also allows us to rediscover live this little gem from the album Penumbra, which is also well represented tonight. Daniel Olsson on drums and Kenneth Jansson on bass delight us with absolutely devastating rhythmic lines, as on “The Passing” or the “Apastron/No Light In Us” duo – tracks that appear separately on the album but are brought together here for a moment of absolute stillness that, just as it has since the start of the concert, leaves the audience speechless. Time just flew by whilst we were with Barrens, and when the band announced they’d be playing “A Nothing Expands”, their latest track, we were disappointed to see it coming to an end already. But this track once again showcases the Swedes’ talent to the full and leaves us utterly moved right up until the very last second of this standout track from their latest album. Loud applause echoed through the venue, and the band thanked everyone for the warm welcome and for listening, promising to return as soon as possible. A masterful start to the evening that left us eagerly anticipating what was to come.
It’s Blessings’ turn to take to the stage for a set that promises to be far more unstructured and energetic, yet no less astonishing in its mastery. On stage, Fredrik Karlsson treats us to vocals that oscillate between hardcore punk energy and post-rock intensity, alongside absolutely mind-blowing bass lines. Also on stage are Johan G Winther, for his second set of the evening, Erik Skytt on percussion and keyboards, and Mattias Rasmusson on drums – and let’s just say that they blow us away right from the start with “No Good Things”, a track from Blodsträngen, their latest album to date. The band is a true sonic phenomenon, and the audience are well aware of it, applauding wildly between every track. You can sense the musicians are delighted by the reception in Lille, and off they go with the auditory blast that is “The Hound”, before the stunning “Allt vi kan ge är upp” takes over. We’re spoilt for choice, so captivating is the music, reminding us that a blend of genres—when mastered as it is here—offers some truly wonderful musical moments. And just when we thought we couldn’t be more impressed by the Swedes’ talent, along comes “String Of Red”! Here, influences reminiscent of Mastodon collide with more electronic sounds, thanks to Erik’s sublime work on his keyboard and percussion set-up. We revel in every note and find ourselves thinking we could almost have started a pogo, such is the energy of the music. A quick detour to the album Bittervatten, with its title track giving Fredrik yet another chance to make his bass strings vibrate just as powerfully as his vocal cords. And here we are already at “Clean”, the final track of the evening, which gives each musician the chance to show us just how much talent they have. Johann once again thanks the organisers for the warm welcome and the audience for their energy and attentive listening, and the band prepares to leave the stage – but the audience isn’t having any of it! An encore is demanded, and after a few moments’ thought, the band treats us to the captivating “Komskottsknallen”, which, once again, oscillates between raw energy and constant sonic inventiveness. These were moments savoured by an ecstatic audience, who thanked the band in style by snapping up the merch – which, incidentally, included a T-shirt featuring both bands for this summer tour. Blessings have clearly delivered on all their promises, and judging by the audience’s reception, we already know that Lille will be one of their favourite stops on future tours.

































