#Album : Plèvre – Cité Mouroir (18/09/2026)

Plèvre, groupe de post black métal parisien nous propose de découvrir son tout premier album. Intitulé Cité Mouroir, il sera disponible dès le 18 septembre via Frozen Records. Avec sa pochette représentant les Espaces D’Abraxas, ensemble architectural situé à Noisy-le-Grand et utilisé entre autres dans la saga cinématographique Hunger Games, le groupe nous intrigue et nous propose de plonger avec lui dans un monde emprunt de brutalisme pour un voyage musical qui ne s’annonce pas de tout repos. 

par Victor BRUNERIE

English version below


L’intro du disque, « Tu Dois Croire Au Printemps », vient nous faire plonger en douceur dans le monde de Plèvre, avant que « Décimées » ne vienne telle une lame de fond nous frapper par sa puissance. Le chant de Ophélie G. est dévastateur, avec des cris puissants qui vous prennent aux tripes en quelques instants. Mais elle nous surprend aussi plus tard dans le titre avec un chant clair émouvant à souhait.  On retrouve dans ce que le groupe propose dans ce premier disque un son déjà travaillé pour marquer l’auditeur, fruit du travail de la formation avec DNI Prod, à qui l’on doit les disques de Pénitence Onirique et Houle par exemple. Les musiciens ne sont pas en reste. Les riffs de Paul B. sur « Asbestose » l’excellent single du groupe, nous montrent à quel point la formation a forgé un son taillé pour faire de ce premier album un disque qui reste dans les mémoires. Sur ce titre on retrouve d’ailleurs le chant clair qui se mêle avec brio au chant hurlé sur des rythmiques dantesques servies par Olivier B. à la basse et Olivier M. à la batterie. En une intro et deux titres nous voilà déjà conquis par la proposition de la formation parisienne.

La vitesse du bien nommé « Tord-Boyaux » nous attrape pour ne plus nous lâcher, avec un son déstructuré du plus bel effet dans l’intro. Puis Ophélie G. nous en met une fois de plus plein la vue avec ses capacités vocales décidément impressionnantes. Dans « Table Rase », c’est la guitare de Paul B. qui alterne en parties virevoltantes et riffs bien plus massifs et percutants. On trouve quelques influences prog métal voir néo-classiques et ça n’est pas pour nous déplaire. La mélodie de ce titre vous reste en tête et vient montrer avec ce titre instrumental qu’ils savent tout aussi bien manier les images musicales que celles plus directes des textes percutants des autres titres. Le post black du groupe ne cesse de nous en mettre plein la vue et des titres comme « A Corps Perdu » ou encore « 3955 Khz » viennent cimenter cet album dans notre esprit et dans nos cœurs. Les quatre membres de la formation excellent et nous envoient avec « Dissociation », peut être le morceau le plus puissant de ce premier album. Mélodique à souhait, la composition vient nous coller des frissons et vient faire réapparaître les envies plus progressives du groupe en particulier de la section rythmique tenue par les deux Olivier. On y retrouve évidemment la patte principale du groupe mais aussi plein de sonorités variées qui font de ce titre une véritable aventure à part entière, qui se greffe pourtant tout autant à celle plus globale du disque. Sur « Sillons Sanglants », c’est le changement climatique qui est évoqué frontalement avec un extrait d’une intervention de scientifique nous rappelant l’ampleur de la catastrophe et du besoin criant de mesures rapides pour endiguer ce réchauffement. Une fois de plus, le groupe est au sommet de son art et vient faire de ce sujet de société un titre criant de vérité qui vous fait passer autant par la colère que par la dévastation de ce que cette situation presque inéluctable vient faire peser comme poids sur nos vies. On finit retournés mais prêt à se replonger encore et encore dans le monde proposé par Plèvre.

Avec Cité Mouroir, Plèvre frappent fort avec un premier disque qui s’inscrit tout bonnement dans ce qu’on a pu écouter de meilleur cette année. On ressent dans chaque titre le brutalisme suffocant, présent de la pochette aux sujets évoqués dans les morceaux. On ne peut que vous conseiller de foncer sur ce disque dès sa sortie, et de notre côté on espère fort voir le groupe débarquer sur scène au plus vite pour vivre ces morceaux un peu plus fort encore. Décidément la scène française nous impressionne une fois de plus, et nous laisse imaginer des affiches de concerts qu’on espère voir exister dans les prochains mois. On n’a plus qu’à souhaiter une longue vie à Plèvre et partir se replonger dans ce disque qui à chaque écoute vient, tel une dalle de béton, poser des fondations solides dans notre esprit pour ne plus en ressortir. 

Plèvre - Cité Mouroir CD

Tracklist :

01 : Tu Dois Croire Au Printemps
02 : Décimées
03 : Asbestose
04 : Tord-Boyaux
05 : Table Rase
06 : A Corps Perdu
07 : 3955 Khz
08 : Dissociation
09 : Sillons Sanglants


Plèvre, a Parisian post-black metal band, invites us to discover their very first album. Entitled Cité Mouroir, it will be available from September 18th via Frozen Records. With its cover art depicting the Espaces D’Abraxas, an architectural complex in Noisy-le-Grand featured, amongst other things, in the Hunger Games film series, the band intrigues us and invites us to dive with them into a world steeped in brutalism for a musical journey that promises to be anything but a walk in the park.

by Victor BRUNERIE

The album’s intro, “Tu Dois Croire Au Printemps”, gently draws us into Plèvre’s world, before “Décimées” hits us like a tidal wave with its sheer power. Ophélie G.’s vocals are devastating, with powerful screams that grab you by the gut in an instant. But she also surprises us later in the track with a clear vocal performance that is deeply moving. What the band offers on this debut album is a sound already honed to leave a lasting impression on the listener, the result of the band’s collaboration with DNI Prod, to whom we owe the albums by Pénitence Onirique and Houle, for example. The musicians are no less impressive. Paul B.’s riffs on “Asbestose”, the band’s excellent single, show just how the band has forged a sound tailor-made to ensure this debut album is one that lingers in the memory. On this track, we also hear clean vocals that blend brilliantly with the screamed vocals over epic rhythms provided by Olivier B. on bass and Olivier M. on drums. After just an intro and two tracks, we’re already won over by what this Parisian band has to offer.

The pace of the aptly named “Tord-Boyaux” grabs us and never lets go, with a wonderfully disjointed sound in the intro. Then Ophélie G. once again blows us away with her truly impressive vocal abilities. In “Table Rase”, it’s Paul B.’s guitar that alternates between twirling passages and far more massive, punchy riffs. There are hints of prog metal and even neo-classical influences, which is certainly no bad thing. The melody of this track sticks in your head and, with this instrumental piece, demonstrates that they’re just as adept at crafting musical imagery as they are at the more direct, punchy lyrics of the other tracks. The band’s post-black metal style never ceases to impress, and tracks like “A Corps Perdu” and “3955 Khz” cement this album firmly in our minds and hearts. All four members of the band excel and treat us to “Dissociation”, perhaps the most powerful track on this debut album. Utterly melodic, the composition sends shivers down our spines and brings back the band’s more progressive tendencies, particularly from the rhythm section led by the two Oliviers. We naturally recognise the band’s signature sound here, but there are also plenty of varied textures that make this track a true adventure in its own right, whilst still fitting seamlessly into the album’s overall narrative. On “Sillons Sanglants”, climate change is tackled head-on with an extract from a scientist’s speech reminding us of the scale of the disaster and the urgent need for swift action to curb global warming. Once again, the band is at the very top of their game, transforming this social issue into a track that rings true, taking you through a range of emotions from anger to the sheer devastation of the weight this almost inevitable situation places on our lives. You’re left shaken but ready to immerse yourself again and again in the world Plèvre has created.

With Cité Mouroir, Plèvre make a powerful impact with a debut album that quite simply ranks amongst the very best we’ve heard this year. In every track, you can feel the suffocating brutality, present from the cover art right through to the themes explored in the songs. We can only advise you to snap up this album as soon as it’s released, and for our part, we very much hope to see the band take to the stage as soon as possible to experience these tracks with even greater intensity. The French music scene has certainly impressed us once again, and has us imagining concert line-ups that we hope to see materialise in the coming months. All that remains is to wish Plèvre a long life and to go and immerse ourselves once more in this album, which, with every listen, lays, like a concrete slab, a solid foundation in our minds from which it will never be dislodged.

Laisser un commentaire