Avec la fraîcheur qui commence à réapparaître lentement mais sûrement, le contexte social et politique qui part en vrille complète, on avait besoin d’une soirée de la maxi chiale pour remettre du baume sur nos cœurs cabossés. Les copines badass de l’Assaut Productions nous ont fait ce merveilleux cadeau en nous offrant un plateau intense avec 3 groupes 100% made in Allemagne, à savoir Pennwood Rd, i practice saying sorry to you so i can do it in front of the mirror one day et JuneJuneJuly. Spoiler alert : sortez les mouchoirs.
Article par Justine
Photos par Toma Hié
English version below
La soirée débute avec JuneJuneJuly. Malheureusement pour eux, Bennet leur batteur, a dû rentrer chez lui pour cause de maladie. Mais la solidarité fait qu’on ne laisse pas les copains en galère : ce n’est autre que Gustav (batteur de Pennwood Rd.) qui a pris la relève derrière les fûts, en apprenant le set en seulement quelques jours. Leur prestation est donc quelque peu raccourcie mais n’en sera pas moins extrêmement qualitative. Durant une vingtaine de minutes, le groupe nous balance son emotional hardcore en pleine tronche. Ils jouent vite, ils jouent fort et, à mesure que le set avance, la salle se remplit de plus en plus. Les gangs screamés par tous les membres du groupe sont d’une beauté sans nom et nous tordent les tripes. On adore également les passages plus calmes avec un parlé doux suivi de screams à arracher le cœur. Les patterns de drums parfois typés black sont phénoménaux. Les guitares, tantôt incisives, tantôt lumineuses, rendent le tout encore plus mélancolique et prenant. L’utilisation du mélodica apporte cette petite touche de légèreté et de douceur pour un ensemble surpuissant. JuneJuneJuly a ouvert cette soirée avec brio.
Vient ensuite le tour de i practice saying sorry to you so i can do it in front of the mirror one day. Oui, on avait envie d’écrire le nom complet du groupe, premièrement parce qu’il est beau et, deuxièmement, parce qu’il annonce la couleur de leur musique. La salle est désormais bien remplie,
il fait chaud et on est prêt. Ici, on est sur de l’émotion brute. Guitares, basse, drums, violon, screams et gangs habités pour nous rouler dessus. Les voix se marient à la perfection. Cette presta est belle parce qu’elle est sincère, sauvage. On est sur du véritable skramz. La fusion parfaite entre mélodies hyper aériennes et brutalement incisives. Preuve en est, le public fera un peu de 2-step et du mosh sur les parties plus hardcore, et sur celles plus post-rock, il bougera très lentement, en rythme et souvent avec une main près du cœur, le tout en fermant les yeux. Ce qui est beau également, c’est cette forte cohésion. Des membres sur scène déjà, mais aussi de celleux avec qui iels partagent l’affiche. Iels sont toustes présent.e.s pour regarder le set, hurler dans leur coin ou en prenant le micro, et c’est un véritable bonheur.
Pour clôturer la soirée et finir en apothéose, Pennwood Rd. entre en scène. Iels nous offriront un set magistral. Entre midwest emo solaire et screamo dépressif, les émotions ressenties sont immenses. Pennwood Rd. c’est un mélange de nostalgie douce-amère, de mélancolie, mais également de rage libératrice et de catharsis. C’est cafardeux, mais également hyper lumineux, entraînant et plein d’espoir. Vulnérable et déchirant. Loin de sombrer dans la tristesse pure et dure, le groupe balance des mélodies hyper galvanisantes. Accélérations rythmiques, ruptures de tempo qui donnent une décharge d’adrénaline forte. C’est une colère saine, une urgence de vivre et de s’en sortir qui transforme la douleur en une force collective et partagée. Et c’est vraiment tout ce dont on avait besoin. Nous ne sommes pas seul·e·s dans ce bordel qu’est la vie. Le groupe est sincère, iels vivent le moment présent comme si leurs vies en dépendaient et transmettent tout ceci au public qui leur rend bien. Tel un moment presque religieux, l’auditoire est complètement happé par ce qu’il se passe. Les premiers rangs hurlent en chœur, les yeux de toustes sont brillants et les sourires sont sur tous les visages.
Après une telle soirée, on a juste envie de dire merci. Merci pour les émotions. Merci pour les frissons. Merci pour le partage. Merci les emo kids. Hâte de vous revoir.
With the cool weather slowly but surely starting to return and the social and political climate spiraling completely out of control, we needed a night of total chaos to soothe our battered hearts. Our badass friends at Assaut Productions gave us this wonderful gift by putting together an intense lineup featuring three bands 100% made in Germany: Pennwood Rd, i practice saying sorry to you so i can do it in front of the mirror one day, and JuneJuneJuly. Spoiler alert: break out the tissues.
Article by Justine
Pictures by Toma Hié
The evening kicks off with JuneJuneJuly. Unfortunately for them, their drummer, Bennet, had to go home due to illness. But solidarity means we don’t leave our friends in the lurch: none other than Gustav (drummer for Pennwood Rd.) stepped in behind the kit, learning the set in just a few days. Their set was therefore somewhat shortened but was no less impressive. For about twenty minutes, the band blasted us with their emotional hardcore. They played fast, they played loud, and as the set went on, the venue filled up more and more. The chants screamed by all the band members are indescribably beautiful and twist our guts. We also love the calmer passages with soft spoken-word sections followed by heart-wrenching screams. The drum patterns—sometimes with a black metal vibe—are phenomenal. The guitars, at times incisive, at times luminous, make the whole thing even more melancholic and captivating. The use of the melodica adds a touch of lightness and softness to an otherwise overpowering performance. JuneJuneJuly kicked off the night brilliantly.
Next up is I Practice Saying Sorry to You So I Can Do It in Front of the Mirror One Day. Yes, we wanted to write out the band’s full name—first, because it’s beautiful, and second, because it sets the tone for their music. The venue is now packed, it’s hot, and we’re ready. Here, it’s all about raw emotion. Guitars, bass, drums, violin, screams, and intense choruses to sweep us away. The vocals blend perfectly. This performance is beautiful because it’s sincere and wild. This is true skramz. The perfect fusion of ethereal melodies and brutally incisive sounds. Proof of this is that the audience does a bit of 2-step and moshing during the more hardcore parts, and during the more post-rock sections, they move very slowly, in rhythm, and often with a hand near their heart, all while closing their eyes. What’s also beautiful is this strong sense of unity. Not just the band members on stage, but also those with whom they’re sharing the bill. They’re all there to watch the set, screaming in their own corners or grabbing the mic, and it’s a true joy.
To wrap up the evening and end on a high note, Pennwood Rd. takes the stage. They’ll treat us to a masterful set. Somewhere between sunny Midwest emo and depressive screamo, the emotions they evoke are immense. Pennwood Rd. is a blend of bittersweet nostalgia and melancholy, but also of liberating rage and catharsis. It’s gloomy, yet also incredibly uplifting, infectious, and full of hope. Vulnerable and heart-wrenching. Far from sinking into pure, unadulterated sadness, the band delivers incredibly galvanizing melodies. Rhythmic accelerations and tempo shifts provide a powerful adrenaline rush. It’s a healthy anger, an urgency to live and to pull through—one that transforms pain into a collective, shared strength. And that’s really all we needed. We’re not alone in this mess that is life. The band is sincere; they live in the moment as if their lives depended on it and convey all of this to the audience, who give it right back to them. It’s almost like a religious experience—the audience is completely swept up in what’s happening. The front rows are screaming in unison, everyone’s eyes are shining, and smiles are on every face.
After a night like this, all we want to say is thank you. Thank you for the emotions. Thank you for the chills. Thank you for sharing. Thank you, emo kids. Can’t wait to see you again.































