Une petite soirée Post-punk et UK Hip-hop sur fond de gros Rock qui tâche en plein milieu de semaine, que pouvait-on espérer de mieux pour se réchauffer tranquillement dans le froid et la grisaille de ce temps à rester sous la couette ? Le mercredi 21 octobre, c’était justement ce que nous avait préparé Le Grand Mix avec cette date à faire bouger les têtes. Pour fêter ça, deux groupes étaient invités à nous faire oublier cette pluie froide et battante, Big Special et Good Health Good Wealth, histoire de réchauffer nos cœurs en poussant à fond les speakers!
Article et photos par Oreÿ
English version below
Duo britannique, plus précisément venu de Londres, Good Health Good Wealth était prêt à faire sensation lors de leur première partie, avec un public enthousiaste de retrouver pour les connaisseurs ou de découvrir ces perles qui montent. Les deux musiciens, mais aussi véritablement grands potes vu les smiles et les regards complices qu’ils se faisaient pendant leur live, Bruce Breakey (chant) et Simon Kuzmickas (guitare), nous jouent un joli mélange de UK Hip-Hop tranquillement parlé version Slam à des riffs et mélodies de guitare typiquement basés dans la veine Indie rock planant. Le tout sur des bases de rythmiques Rap coupées à des touches Electro pleines de peps et de vitalité, le mix était parfait. De quoi poser un flow irrésistible qui vous entraîne directement dans leur univers. En enchaînant leurs titres, le public fût très rapidement conquis, ce qui n’est pas étonnant vu la facilité d’interprétation de leurs morceaux qu’ont Good Health Good Wealth, ça et le fait qu’ils sont aussi à l’aise sur scène que dans un parc d’attraction vu l’énergie positive et la bonne humeur qu’ils dégagent ! Avec un super esprit à répandre leur positivité, leurs compositions sont remplies d’une sensibilité et d’un état d’esprit génial à en couper le souffle ! Et on sait tous comme vous et moi que l’on a besoin de ce genre de groupes pour donner une touche d’espoir et de lumière dans ces temps difficiles. Voilà pourquoi avec Good Health Good Wealth, on oublie tout, on se laisse aller et on décroche, tout en réussissant à se canaliser sur leurs sonorités originales nous appelant à passer un agréable moment en leur compagnie. Bruce Breakey nous envoie ses lyrics avec classe et aisance, tantôt parlées, tantôt chantées principalement sur les refrains , accompagnées des riffs de guitare entraînants de Simon Kuzmickas, sans parler des solos qu’il nous offre à nous faire voyager loin de ce monde de fou. Véritablement dans la veine de groupes tel que The Streets, c’était un véritable plaisir d’avoir l’opportunité d’assister à leur show rempli de bonnes vibes, le tout livré avec une atmosphère pêchue, accrocheuse mais tout aussi fraîche, légère et indiscutablement fun. Avec leur album This Time Next Year We’ll Be Millionaires (paru le 14 novembre 2025) suivi un peu plus tard de This Time Next Year We’ll Be Millionaires REMIXES (paru le 10 mars 2026), une mixtape Happy Valley (paru le 19 janvier 2022) ainsi que quelques EPs et une belle quantité de Singles, Good Health Good Wealth nous aura livré un live ultra qualitatif et efficace d’une cinquantaine de minutes de pur bonheur histoire de chauffer comme il se doit nos rugissants moteurs !
En parlant de chauffer nos rugissants moteurs, arrive maintenant le tour de Big Special formé en 2020 et venu lui aussi du Royaume-Uni, plus précisément du Midlands de l’Ouest, de nous envoyer rugir de plaisir grâce à un Post punk piquant mixé à une quantité d’autres styles tout aussi dynamiques les uns que les autres. Le tout servi sur un plateau que le public était prêt à dévorer goulument et à en redemander forcément. Et pour faire monter rapidement la sauce, rien de plus simple pour eux que de nous mettre un peu d’Art punk, d’Indie rock, de Dance-punk revival assaisonné par un zest de Punk poetry aux lyrics socialement virulentes, le tout servi dans la même assiette. On mélange bien et le tour est joué ! Un sacré mix bien salace comme il se doit, avec un esprit purement inventif et volontairement provocateur, le tout saupoudré de cet humour « So British » qu’on aime tant. Avec Joe Hicklin (chant) et Callum Moloney (batterie), le duo était prêt à nous cracher sa colère et sa protestation en plein visage. Fini les petites mélodies tranquilles à la cool, maintenant on passe à la vitesse supérieure, avec un Rock au sens large du terme vu le nombre d’influences diverses, prêt à tout dévaster sur son passage. Alternant quand même entre parties rapides et parties plus dansantes, voire posées, Big Special a très vite su mettre tout le monde d’accord tant dans son attitude provocatrice que dans son large panel musical qui était là pour nous percuter de plein fouet, tel un train à grande vitesse fonçant à toute allure vers nos cerveaux chauds bouillants. Sans oublier les rythmiques de gros riffs de guitares bien puissantes lancées par Callum Moloney sur son ordi, accompagnées de parties de basses claquantes venues chercher chacun de nous, y compris les plus tranquilles qui étaient posés au bar histoire de se détendre un peu en musique. Mais impossible de se la jouer cool avec Big Special, le duo nous déverse littéralement un flot de mots tout aussi énervés les uns que les autres, sur un lit de notes et de rythmiques agressives menaçantes et contestataires, le tout variant rapidement de styles aussi riches et différents les uns des autres. Joe Hicklin laisse exploser sa rage en traitant son micro comme si son propre patron venait de le virer salement, en lui déversant un flot de hargne en pleine face, tandis que Callum Moloney maltraite sa batterie en lui explosant sa puissance avec fierté au visage. Le duo d’amis fonctionne à la perfection et c’est justement parfait de pouvoir observer et vibrer au gros son de ce fonctionnement dément et puissamment ficelé. Le public en redemande, jusqu’à ce que Joe Hicklin ait la bonne idée de descendre pour terminer son show en plein milieu du Grand Mix, histoire de clôturer ce spectacle de l’apocalypse de toute beauté pour l’amener à son apogée. Avec deux albums à leur actif dont Postindustrial Hometown Blues (paru le 10 mai 2024) et National Average (paru le 4 juillet 2025) accompagnés de quelques Eps et une petite collection de Singles, Big Special nous aura fait le plaisir de nous envoyer un live acide, brûlant, atypique et sans concession d’une heure, alternant entre rage frénétique, moments plus calmes et groovy, et colère magnifique pour un show aussi sick que magique !
Merci à Vincent pour l’accréditation et au Grand Mix et à son équipe pour l’organisation de cette soirée et pour l’accueil au top!
A mid-week evening of post-punk, UK hip-hop, and hard-hitting rock—what better way to warm up amidst the cold, dreary weather that makes you want to stay tucked under your duvet? On Wednesday, October 21st, Le Grand Mix delivered exactly that with a show guaranteed to get heads nodding.To mark the occasion, they invited two acts—Big Special and Good Health Good Wealth—to help us forget the cold, driving rain and warm our hearts by cranking the speakers to the max!
Review and pictures by Oreÿ
Hailing from London, the British duo Good Health Good Wealth were ready to make a splash as the opening act. The audience—a mix of those already in the know and newcomers discovering these rising stars—was clearly enthusiastic.The two musicians—who are also genuine best friends, judging by the smiles and knowing glances they exchanged throughout their set—Bruce Breakey (vocals) and Simon Kuzmickas (guitar), delivered a compelling blend of UK hip-hop (featuring a spoken-word, slam-style delivery) layered over guitar riffs and melodies rooted in atmospheric indie rock.With rap-inspired rhythms punctuated by vibrant, energetic electronic touches, the mix was spot-on.It provided the perfect foundation for an irresistible flow that draws you straight into their world.As they moved through their tracks, the audience was won over in no time—which comes as no surprise, given how effortlessly Good Health Good Wealth perform their material. They seem as comfortable on stage as they would be in an amusement park, radiating such infectious positive energy and good spirits!Driven by a genuine desire to spread positivity, their compositions are imbued with a breathtaking sensitivity and a fantastic, uplifting mindset.We all know—you and I alike—that we need bands like this to provide a glimmer of hope and light during these difficult times. That’s exactly what Good Health Good Wealth offers: a chance to forget everything, let go, and tune out, while simultaneously drawing us in with their original sound—an invitation to simply enjoy their company.Bruce Breakey delivers his lyrics with class and ease—sometimes spoken, sometimes sung (mostly in the choruses)—complemented by Simon Kuzmickas’s infectious guitar riffs. And let’s not forget the solos, which transport us far away from this crazy world.Very much in the vein of acts like The Streets, it was a genuine pleasure to catch their show; it was packed with good vibes, delivered with an energy that was punchy and catchy, yet also fresh, lighthearted, and undeniably fun.With their album This Time Next Year We’ll Be Millionaires (released November 14, 2025)—followed later by This Time Next Year We’ll Be Millionaires REMIXES (March 10, 2026)—along with the *Happy Valley* mixtape (January 19, 2022), several EPs, and a solid collection of singles, Good Health Good Wealth delivered a high-quality, tight live set. It was fifty minutes of pure bliss—just the thing to get our own engines roaring!
Speaking of revving up our roaring engines, it’s now time for Big Special—formed in 2020 and also hailing from the UK, specifically the West Midlands—to get us roaring with delight. They deliver a sharp brand of post-punk, blended with a host of other equally dynamic styles. It was all served up on a platter that the audience was more than ready to devour—and immediately clamor for more. To turn up the heat, they simply threw a mix of art-punk, indie rock, and dance-punk revival into the pot, seasoned with a dash of punk poetry and socially charged lyrics. Stir it all together, and voilà! It’s a deliciously gritty concoction, marked by a spirit that is both genuinely inventive and intentionally provocative—all sprinkled with that quintessential, beloved « so British » sense of humor. With Joe Hicklin on vocals and Callum Moloney on drums, the duo was ready to spit their anger and protest right in our faces. Forget about laid-back, gentle melodies; it’s time to shift into a higher gear. This is rock in the broadest sense—drawing from a vast array of influences—and it’s poised to lay waste to everything in its path. Alternating between high-octane bursts and more danceable—or even subdued—moments, Big Special quickly won everyone over. Their provocative attitude and expansive musical palette hit us with the force of a high-speed train, barreling straight toward our fired-up minds. Add to that the heavy, powerful guitar riffs—triggered by Callum Moloney via his computer—and punchy basslines that reached out to grab everyone, even those hanging back at the bar, hoping for a bit of relaxed musical accompaniment. There’s no playing it cool with Big Special; the duo unleashes a relentless torrent of aggressive, defiant, and provocative lyrics, set against a backdrop of menacing, hard-hitting rhythms and melodies that shift rapidly between a rich variety of styles. Joe Hicklin lets his rage explode, treating his microphone as if he’s just been unceremoniously fired by his boss—spewing pure vitriol straight into it—while Callum Moloney pummels his drum kit, proudly unleashing his full, explosive power. The two friends operate in perfect sync, and it’s an absolute thrill to witness—and feel—the massive sound generated by this wild, tightly-knit partnership. The crowd clamored for more, until Joe Hicklin had the brilliant idea to step off the stage and finish the set right in the middle of the Grand Mix venue, bringing this beautiful, apocalyptic spectacle to its absolute peak. With two albums under their belt—Postindustrial Hometown Blues (released May 10, 2024) and *National Average* (released July 4, 2025)—along with several EPs and a handful of singles, Big Special treated us to an hour-long live performance that was acerbic, scorching, unconventional, and uncompromising. Oscillating between frenetic rage, calmer groovy interludes, and magnificent fury, it was a show that was as « sick » as it was magical!



































