#Live : Brujeria + Embrace Your Punishment + Loathsome @ The Black Lab, Wasquehal – 04/06/2024

Une sacrée date de furieux organisée par We’re Not Worthy était annoncée à The Black Lab depuis un bon moment, le genre de date qu’il ne fallait surtout manquer sous aucun prétexte pour tous les affectionados de brutalité dans sa forme la plus pure. Et ce jour si spécial tombait très précisément le Mardi 4 Juin 2024, de quoi démarrer à la perfection ce nouveau mois qui s’annonce fort en émotions à The Black Lab tellement la palette de concerts qui dépotent à venir est salée. Pour cette date de grands malades à la sauce Grind, Deathcore et Deathgrind, dans son sens le plus positif au possible tellement s’en est presque un compliment d’en arriver à de tel pétages de plombs en live, j’ai nommé les Belges de Loathsome venus nous asservir d’un Grindcore de toute beauté, suivi des Français de Embrace Your Punishment avec un Deathcore bien fat et bien de chez nous. Et pour conclure cette date haute en couleur de par la richesse de sa diversité musicale et culturelle, nous avions le grand plaisir d’accueillir les Mexicains de Brujeria, rien que ça ! Préparez vos casquettes et bandanas pour vous couvrir le visage, mais aussi vos bouchons d’oreilles, car ça va décrasser sévère !

Article et photos par Oreÿ

English version below


On commence la soirée avec les Belges de Loathsome venus tout droit de Gand pour nous offrir un Grindcore aux allures de Deathgrind bien sale et puissant comme on aime. Un régal pour les oreilles et surtout rien de mieux pour commencer une soirée au nom du fast & fat, de la rapidité d’exécution mais aussi de la lourdeur qui vient vous fracasser en pleine face, sans aucune prétention mais toujours dans l’action la plus significative du genre.

C’est entrée plat dessert sur le même plateau, le tout avec quelques fruits confits histoire de digérer à la perfection cette grande claque que nous donne bien volontiers Loathsome. Une gifle faciale et surtout fatale avec des morceaux courts, rapides, et ultra efficaces tant par leur agressivité, leur variété rythmique, que la sauvagerie délivrée dans l’intensité de leurs morceaux. Loathsome vous décrit avec une totale inflexibilité la crasse ambiante d’un monde où règne la noirceur de l’âme humaine dans toute sa splendeur, le tout sans fioriture, tout comme le beurre se marie si bien avec la confiture. Pour certains, l’un ne va pas sans l’autre, tout comme la violence animale de leurs morceaux joue parfaitement avec la précipitation soudaine d’une extrême directive, sans passer par quatre chemins. C’est brutal et c’est ça qu’on aime, et Loathsome le font parfaitement bien. La rage amenée dans leur musique est impeccablement mise en avant par une folie contrôlée par nos trois compères, qui aurait presque une allure de fin du monde dans les tréfonds d’un hôpital psychiatrique.

Ca frise la maladie mentale joué ingénieusement telle une pièce de théâtre, ou un Molière sous speed nous jouant son « Malade Imaginaire » version dark et torturé à l’extrême. On s’en prend plein la tête, et le public les remercie. Une bombe nucléaire prête à exploser comme une mine au moindre faux pas, agressive et ciselée telle une scie aux dents aiguisées et prêtes à vous arracher les membres pour ne faire de vous qu’un tronc, incapable de partir, forcé de rester planté là à ingurgité gracieusement la démence que nous livre abondamment le trio infernal de Loathsome. De l’aliénation pure servie en intraveineuse pendant une petite demi-heure non-stop, de quoi réveiller une armée de zombies sous Xanax ! Un parfait premier pas dans l’univers complètement barré de cette soirée si atypique que nous avait concocté aux petits oignons The Black Lab !

Loathsome @ The Black Lab, Wasquehal – 04/06/2024

Alors là, on change direct de registre tout en restant dans la lourdeur, mais cette fois-ci une lourdeur digne d’un rhinocéros dopé aux hormones ayant eu des petits avec un grizzly. C’est un peu bizarre dit comme ça, car je n’imagine même pas la tronche de ce mutant sorti tout droit des enfers de Dante, mais ça résume bien ce qui allait nous arriver comme un parpaing sur le crâne pour célébrer cette deuxième partie de soirée. Et cette créature venue de notre Nord (mais aussi d’autres coins de la France comme de Châlons-en-Champagne pour les autres membres) en porte le doux et sympathique nom d’Embrace Your Punishment et s’est formée en 2004, prête à punir les plus cancres et rebelles de la soirée à coup de gros Deathcore aux teintes salaces écrasantes et assidues de Slam Death. Le quatuor est mené par Vivien au chant, accompagné de son frère Clem à la batterie, tous les deux jumeaux, et étant le cœur même de cette créature prête à tout décimer sur son passage.

Eux non plus ne passent pas par quatre chemins ! C’est du lourd, du sale, du fat, et c’est aussi frais ironiquement parlant qu’un kebab salade tomate oignon éclaté sur un coin de trottoir et piétiné par une bonne grosse Nike Air ! Des riffs d’une massivité absolument divine joués à merveille, accompagnés d’une batterie tantôt puissante, tantôt écrasante qui viennent se caler précisément dans nos oreilles jusqu’à nous faire démolir les tympans par la grosse voix bien vénère de Vivien. C’est brutal et direct, parfait pour de bonnes mosh parts ! Que demande le peuple ? Un petit Braveheart ? C’est justement ce que nous à servi les copains d’Embrace Your Punishment en demandant au public de se séparer en deux parties pour se foncer dessus tel de vrais furieux ! Les morceaux s’enchaînent pendant un set d’une quarantaine de minutes d’une violence sans précédent comme les coups dans la férocité des pogos que nous font vivre nos quatre loustics remontés à bloc, et c’est justement ça qu’on est venu chercher avec Embrace Your Punishment. Une intensité ultra chiadée et hyper frontale, typique de tout ce qui fini par Core (Deathcore, Hardcore, j’en passe et des meilleures…), pour finir forcément avec des bleus plein le corps. Avec Embrace Your Punishment, on est pas là pour rigoler, c’est un uppercut du droit et un manche de gratte du gauche en pleine face histoire de bien se faire refaire les dents à l’aide des mécaniques de gratte, car on adore quand ça fait mal et quand ça pique ! La créature d’Embrace Your Punishment nous aura lessivé tel un rouleau compresseur nous touchant en pleine tête mais aussi en plein cœur !

Embrace Your Punishment @ The Black Lab, Wasquehal – 04/06/2024

Maintenant est venu le temps de faire gloire et honneur à nos tant attendus suppôts de Satan de la soirée avec los companeros de Brujeria formé en 1989. Notre escadron de Mexicains prêt à tout démolir sur son passage était venu en force pour nous donner le plaisir de pouvoir assister à l’un de leur show pour notre plus grand bonheur et nous offrir un Deathgrind, Death Metal, Grindcore aux accents de Groove Metal prêt à nous faire bouger tel de véritables cinglés.

Et quel spectacle ! Avec nos six acharnés sur scène, on ne pouvait s’attendre qu’à vivre un véritable show de folie tant ils étaient déchaînés à souhait. Et il n’y avait pas qu’eux qui l’étaient, mais le public aussi. Après leur petite chansonnette d’intro, les premiers riffs se font entendre et c’est tout un public d’enragés qui commencent leur rituel de pogos comme de grands gosses s’amusant au son de la musique de Brujeria. Une masse hystérique accompagnait les morceaux fumants et enflammés de nos mercenaires Mexicains armés de machettes ainsi que de leur éternelles casquettes et cagoules, où l’on pouvait deviner seul leurs yeux et leur bouche prête à nous déverser leur colère tout en musique. Un plaisir à voir, à vivre, tant leur show était complet. L’agressivité des guitares était de paire avec une basse pêchue et une batterie lourde et percutante à souhait, sur les chants de Juan Brujo et de ses compères, nous éclatant aux oreilles avec plus d’une vingtaine de titres tels que « Cruza la frontera » « Colas de rata » « Brujerizmo » pour finir dans le fun par la très fun et controversée « Marijuana » sur la Macarena où le public s’est laissé prendre au jeu en se laissant aller à des danses de folie, entre slams et pogos, tout y passait. L’intensité et la ténacité de leurs morceaux nous faisaient devenir complètement fous tellement leurs rythmiques étaient puissantes et entraînantes à souhait. Au fond de la scène à gauche, était planté une tête décapitée sur un drapeau Mexicain crachant une fumée dont les odeurs hantent encore très certainement les murs de The Black Lab, qui s’en souviennent encore. Tout ce joyeux bazar créa son ambiance totalement digne de la culture Mexicaine et eut son effet escompté. Une soirée dont on n’est pas prêt d’oublier tellement le spectacle que nous a offert Brujeria était intense dans tous les sens du terme, une merveille à l’état pur, un chef-d’œuvre sensationnel qui aura duré environ une heure et quart de pure délire. Merci à The Black Lab et We’re Not Worthy pour cette date hors du commun, une tuerie qui restera forcément dans les anales !

Brujeria @ The Black Lab, Wasquehal – 04/06/2024

Un grand merci à Mike pour les accréditations, à The Black Lab et We’re Not Worthy pour l’organisation de cette belle soirée et à toutes les équipes pour l’accueil!


A furious date organised by We’re Not Worthy had been announced at The Black Lab for some time, the kind of date that should not be missed under any circumstances for all lovers of brutality in its purest form. And that very special day fell on Tuesday 4 June 2024, providing the perfect start to what promises to be an emotionally-charged month at The Black Lab, with so many exciting concerts to come. For this date, we’ll be treated to some sick Grind, Deathcore and Deathgrind, in the most positive sense of the word, so much so that it’s almost a compliment to be able to get such a kick out of live shows. I’m talking about Loathsome from Belgium, who’ve come to enslave us with their beautiful Grindcore, followed by Embrace Your Punishment from France, with their fat, home-grown Deathcore. And to round off this colourful date, with its rich musical and cultural diversity, we had the great pleasure of welcoming Mexico’s Brujeria, no less! So get your caps and bandanas ready to cover your faces, and your earplugs too, because this is going to be a real blast!

Review and pictures by Oreÿ

The evening kicks off with Belgian band Loathsome, straight from Ghent, who have come to offer us the kind of dirty, powerful Grindcore Deathgrind we love. A feast for the ears, and what better way to start an evening of fast & fat, fast-paced, heavy stuff that’ll smash you right in the face, without any pretence but always with the most meaningful action of the genre.

It’s starter, main course and dessert all on the same platter, with a few pieces of candied fruit to digest the slap in the face that Loathsome willingly give us. It’s a slap in the face, and a fatal one at that, with short, fast, ultra-effective tracks that are as aggressive and rhythmically varied as they are savage in their intensity. Loathsome describes with total inflexibility the ambient filth of a world where the blackness of the human soul reigns in all its splendour, all without embellishment, just as butter goes so well with jam. For some, the one goes hand in hand with the other, just as the animal violence of their songs plays perfectly with the sudden rush of extreme direction, without beating about the bush. It’s brutal and that’s what we like, and Loathsome do it perfectly. The rage in their music is impeccably underpinned by the controlled madness of our three compatriots, which almost sounds like the end of the world in the depths of a psychiatric hospital.

It verges on mental illness, ingeniously played out like a play, or a Molière on speed playing out his ‘Malade Imaginaire’ in a dark, tortured extreme. It’s a real head-turner, and the audience thanks them. A nuclear bomb ready to explode like a mine at the slightest misstep, aggressive and chiselled like a saw with sharp teeth ready to rip off your limbs and turn you into nothing more than a trunk, unable to leave, forced to stand there and graciously ingest the dementia that the infernal trio of Loathsome deliver in abundance. Pure alienation served up intravenously for half an hour non-stop, enough to wake up an army of zombies on Xanax! A perfect first step into the completely mad universe of this atypical evening, which The Black Lab had concocted just for us!

So here we’ve got a direct change of register while remaining heavy, but this time a heaviness worthy of a rhinoceros doped up on hormones having had cubs with a grizzly bear. It’s a bit weird when you put it like that, because I can’t even imagine the face of this mutant straight out of Dante’s underworld, but it sums up what was about to hit us like a cinder block to the skull to celebrate the second half of the evening. This creature from the north of France (but also from other parts of France, such as Châlons-en-Champagne for the other members) goes by the sweet and friendly name of Embrace Your Punishment and was formed in 2004, ready to punish the most dunces and rebels of the evening with a heavy Deathcore with overpowering and assiduous Slam Death tinges. The quartet is led by Vivien on vocals, accompanied by his brother Clem on drums, both twins, and the very heart of this creature ready to decimate everything in its path.

They don’t beat about the bush either! It’s heavy, it’s dirty, it’s fat, and ironically, it’s as fresh as a tomato and onion kebab shattered on a pavement corner and trampled by a big fat Nike Air! Divinely massive riffs played to perfection, accompanied by drums that are at times powerful, at times crushing, that wedge themselves precisely into our ears until Vivien’s big, venomous voice shatters our eardrums. It’s brutal and direct, perfect for a good mosh party! What do the people want? A little Braveheart? Well, that’s exactly what the guys from Embrace Your Punishment have done for us, by asking the audience to split into two sections so that they can charge at each other like madmen! Track after track followed track over a forty-minute set, with unprecedented violence and the ferocity of the pogos that our four uptight lads unleash on us, and that’s exactly what we came for with Embrace Your Punishment. It’s the kind of high-octane, front-loaded intensity that’s typical of everything that ends up with Core (deathcore, hardcore, you name it), and ends up with bruises all over your body. With Embrace Your Punishment, you’re not in for a laugh, you’re in for a right uppercut and a left axe handle to the face, just so you can get your teeth into shape with the help of the axe mechanics, because we love it when it hurts and stings! The creature from Embrace Your Punishment washes over us like a steamroller, hitting us in the head but also in the heart!

Now it was time to give glory and honour to the long-awaited Satan’s minions of the evening, los companeros de Brujeria, formed in 1989. Our squadron of Mexicans, ready to demolish everything in their path, came out in force to give us the pleasure of attending one of their shows, to our great delight, and to offer us a Deathgrind, Death Metal, Grindcore show with Groove Metal accents, ready to get us moving like real madmen.

And what a show it was! With our six hardcore performers on stage, you could only expect to see a truly crazy show, as they were so unleashed. And it wasn’t just them, the audience were too. After their little intro ditty, the first riffs were heard and an entire audience of enraged fans began their pogo ritual like big kids having fun to the sound of Brujeria‘s music. A hysterical mass accompanied the smouldering, fiery songs of our Mexican mercenaries armed with machetes and their eternal caps and balaclavas, where you could only guess their eyes and mouths ready to pour out their anger to us all to music. It was a pleasure to see and experience, as their show was so complete. The aggression of the guitars was matched by a punchy bass and heavy, percussive drums, set to the vocals of Juan Brujo and his mates, The crowd was in for a real treat with more than twenty tracks, including ‘Cruza la frontera’, ‘Colas de rata’ and ‘Brujerizmo’, finishing with the fun and controversial ‘Marijuana’ on the Macarena, where the audience let themselves be taken in by the mad dancing, from slams to pogos, and everything in between. The intensity and tenacity of their songs drove us crazy with their powerful, catchy rhythms. At the back of the stage on the left, a decapitated head was planted on a Mexican flag spewing out smoke, the smell of which will no doubt still haunt the walls of The Black Lab. All this joyous mayhem created an atmosphere totally worthy of Mexican culture, and had the desired effect. It was an evening we won’t soon forget, so intense was Brujeria‘s performance in every sense of the word, a marvel in its purest form, a sensational masterpiece that lasted an hour and a quarter of pure delirium. Thanks to The Black Lab and We’re Not Worthy for this extraordinary date, a slaughter that’s sure to go down in history!

 

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