Amateurs de stoner et de petites pépites made in France, cet article mérite votre attention! Le 15 novembre, Wizard Must Die sort son 2ème album, intitulé l’Or de Fous. Le trio lyonnais a pris le temps, pour composer les six titres qui figurent sur ce nouvel opus, entre affirmation de leur identité et nouvelles sonorités.
par Mégane Canis
English version below
On ne peut pas commencer cette chronique sans parler du magnifique artwork qui l’accompagne et nous invite au voyage. Celui-ci a été réalisé par La Discorde Art, et nous plonge déjà dans l’aventure à venir. L’Or des Fous, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ne comporte qu’un titre, éponyme, en français. Tout le reste de l’album est chanté en anglais. Les 6 compositions sont assez longues et nous embarquent dans diverses facettes de l’univers de Wizard Must Die. La basse de Enguerrand Dumas est profonde, comme le veut la tradition stoner, et occupe par moments la place centrale. Là dessus, Florent Michaux vient apposer des riffs accrocheurs, entre mélodie et agressivité. Sa voix se pose également délicatement, presque en retrait, comme pour accompagner l’ensemble instrumental, également soutenu par la batterie de Robin Aillaud. On démarre l’opus avec “The Breach”, un titre particulièrement stoner / desert rock qui nous met bien en appétit pour la suite. On reste sur cette base tout au long de l’écoute, mais certains passages sont marqués par d’autres sonorités. Ainsi “The Disappearance of Camille Saint Saëns” (compositeur/pianiste français de l’époque romantique), morceau le plus long de l’album avec ses 12 minutes, présente plusieurs passages différents. Certains sont plus rock, un peu plus rapides, d’autres plus lents, lourds et gras. Au milieu, une transition au clavier nous amène vers un passage ambiant, avec la voix douce de Florent qui vient délicatement se poser. On retrouve même des parties plus agressives dans “Flight This”, avant un temps calme, grave et profond. Le fait que “L’Or des Fous” soit chanté en français change quelque peu la sonorité générale. Les paroles sont très poétiques, nous ramenant à la beauté du visuel de cet opus. On termine notre voyage avec “Clouds Are Not Spheres”, qui monte progressivement en puissance, faisant éclore un saxophone qui trouve toute sa place dans ce morceau, avant une outro très douce, nous faisant atterrir avec délicatesse.
Wizard Must Die nous propose ici six compositions particulièrement travaillées. L’Or des Fous a une vraie identité, tout en s’accordant des sonorités originales, que l’on attend pas forcément. Une belle découverte en cette fin d’année!

Tracklist :
01 : The Breach
02 : The Disappearance Of Camille Saint Saëns
03 : Flight 19
04 : Close To The Edge
05 : L’Or Des Fous
06 : Clouds Are Not Spheres
Fans of stoner and little music gems made in France, this article deserves your attention! On 15 November, Wizard Must Die release their 2nd album, entitled l’Or de Fous. The Lyon-based trio took their time composing the six tracks that feature on this new opus, between asserting their identity and experimenting with new sounds.
by Mégane Canis
We can’t begin this review without mentioning the magnificent artwork that accompanies it and invites us to travel. The artwork was created by La Discorde Art, and is a perfect introduction to the adventure to come. Contrary to what you might think, L’Or des Fous has only one track, the eponymous French version. The rest of the album is sung in English. The 6 tracks are fairly long, and take us into various facets of the Wizard Must Die universe. Enguerrand Dumas ‘s bass is deep, in keeping with the stoner tradition, and takes centre stage at times. Florent Michaux adds some catchy riffs, between melody and aggression. His voice, too, sits delicately, almost in the background, as if to accompany the instrumental ensemble, also supported by Robin Aillaud‘s drums. The opus kicks off with ‘The Breach’, a particularly stoner / desert rock track that whets our appetites for what’s to come. We stay with this base throughout, but some passages are marked by other sounds. For example, ‘The Disappearance of Camille Saint Saëns’ (a French composer/pianist from the Romantic period), the longest track on the album at 12 minutes, features several different passages. Some are rockier, a little faster, others slower, heavier and fatter. In the middle, a keyboard transition takes us into an ambient passage, with Florent ‘s gentle voice gently coming to the fore. There are even some more aggressive parts in ‘Flight This’, before a calm, low, deep moment. The fact that ‘L’Or des Fous’ is sung in French changes the overall sound somewhat. The lyrics are very poetic, bringing us back to the beauty of the visuals on this opus. We end our journey with ‘Clouds Are Not Spheres’, which gradually builds in power, bringing out a saxophone that really comes into its own on this track, before a very gentle outro, bringing us down gently.
Wizard Must Die offers us six particularly well-crafted compositions. L’Or des Fous has a real identity, while at the same time offering original sounds that we don’t necessarily expect. A fine discovery for the end of the year!
Congratulations for your 2nd album which will be – for sure – one of the best discoveries for the end of the year !
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