#Live : Les Wampas + Laurie Wright @ L’Aéronef, Lille – 09/04/2026

Nous vous avions parlé de la sortie de Où va nous?, dernier opus des Wampas. A cette occasion le groupe est parti défendre ses titres un peu partout en France, et faisait notamment escale à l’Aéronef le 9 avril. Les Wampas en live, c’est l’assurance d’un bon moment. Il était donc hors de question de rater cette occasion ! 

Report par Mégane Canis

Photos par Marye DAVENNE

English version below


Nous arrivons dans une salle particulièrement peu remplie à quelques minutes du début de Laurie Wright. Nous découvrons l’artiste qui amène tout le côté anglo-saxon dans son attitude mais aussi dans ses titres. On y trouve un petit côté old school, qui tout au long du set nous fait penser à un savant mélange entre les Beatles et Peter Doherty. C’est mélodique et accessible, et cela fonctionne parfaitement en première partie. Le public arrive progressivement et reste assez statique mais attentif. La formation habite la scène avec cet espèce de flegme emblématique. Niveau style, on peut entendre autant du pop rock que du rockabilly ou encore du punk. Certains riffs de guitare nous rapelle certaines intros des Wampas. La voix parfois un peu éraillée de l’artiste, notamment dans des passages calmes et doux, amène une dose d’émotion parfaite. Finalement le public se laisse également entrainé par le groove du groupe. Les mélodies à l’harmonica apportent une touche d’originalité et de personnalité au projet. En résumé, Laurie Wright était une première partie de choix et de qualité !

Nous avions beaucoup vu Les Wampas lors de leur tournée précédente, et nous avons hâte de découvrir les nouveaux titres de Où va nous?. Première réflexion : exit les lettres du groupe mode boule à facette. Désormais c’est un backdrop à l’effigie du nouvel opus qui trône dans le fond de scène. Après une introduction sur “L’amour est un bouquet de violette” de Luis Mariano, Les Wampas débarquent sur scène. Ils retournent d’emblée l’Aéronef avec “L’Aquarium Tactile”, et enchaînent avec “C’est politique”. Ces titres emblématiques sont repris par le public qui saute dans tous les sens. Toujours aussi humbles, ils motivent le public avec “Les Wampas sont la preuve que Dieu existe”. “Les chansons sur toi” ouvrent le bal des nouveaux titres, et Didier sort sa fameuse chaise pour l’occasion et chante en partie debout dessus. Lors des précédentes date, le groupe jouait déjà “Punk ouvrier” en tant que reprise de Didier Wampas en solo. Désormais, le titre apparaît sur l’album et est donc joué ce soir. On enchaîne très logiquement avec “Roy”, qui défend également la classe ouvrière avec une sincérité touchante. Didier est en grande forme, formant des wall of death et traversant régulièrement le public. Comme à son habitude, il slam avec une chaise, traverse à plusieurs reprises la fosse… On a beau être n’importe où dans la salle, on le voit passer devant soi au moins une fois ! Les autres musiciens ne sont pas en reste. Effello et Tony Truant arpentent la scène tout au long du set. Lors de notre écoute de l’album, nous avions prédit les pogos sur “J’ai les nerfs” et évidemment ils sont légion ! On change un peu d’ambiance avec “Les Coronados”, beaucoup plus calme, qui se trouve être un hommage au groupe du même nom. Les titres s’enchainent à une vitesse folle et l’ambiance électrique ne faiblit jamais. A l’occasion de “C’est l’amour”, Didier construit un pont entre lui et nous, à défaut de pouvoir le faire entre lui et le ciel. Il va également jusqu’à la plateforme PMR sur “L’éternel”. Certaines traditions restent bien présentes comme la présence d’un enfant sur scène pour lancer “Ce soir c’est Noël”. Le groupe fait d’ailleurs une première sortie après ce titre. Et comme depuis le début du concert, ils ne perdent pas de temps et ne font pas durer longtemps le suspens de leur retour. On entend ainsi “Où va nous?” en live. Puis “Oï” démarre sur les acclamations du public, hurlant “Didier Wampas est le roi”. Les femmes investissent la scène sur “Où sont les femmes” puis sur “Petite Fille”. Celui-ci se termine par un slam de Didier sur scène, portée par le public féminin présent. On termine le concert par la fin de “Oï” sur la quelle le groupe quitte la scène. 

La soirée a tenu toutes ses promesses. Les Wampas étaient en grande forme et nous ont offert un show à leur image :  sans fioritures et toujours aussi dynamique. Les nouveaux titres fonctionnent parfaitement en live. Le public était en rendez-vous et l’énergie folle des Wampas nous a totalement embarqués. Alors encore une fois il nous l’a prouvé : Didier Wampas est le roi. 

Un grand merci à Bérénice et Papier Musique pour les accréditations, à L’Aéronef pour l’organisation de cette soirée et à toute l’équipe pour l’accueil.


We’d previously told you about the release of Où va nous?, the latest album from Les Wampas. To promote the album, the band toured all over France, stopping off at L’Aéronef on April 9th. A Les Wampas live show is always a guaranteed good time. So there was no way we were going to miss this opportunity!

Review by Mégane Canis

Pictures by Marye DAVENNE

We arrived at a particularly sparsely filled venue a few minutes before Laurie Wright was due to start. We discovered artists who brings a distinctly Anglo-Saxon vibe to both her attitude and their songs. There’s a touch of old school about them, which throughout the set reminded us of a clever blend of the Beatles and Peter Doherty. It’s melodic and accessible, and works perfectly as a support act. The audience trickles in and remains fairly static but attentive. The band takes to the stage with that characteristic coolness. Stylistically, you can hear elements of pop rock, rockabilly and even punk. Some of the guitar riffs remind us of certain intros by Les Wampas. The artist’s voice, which is at times slightly raspy – particularly in the quiet, gentle passages – brings just the right dose of emotion. Eventually, the audience is also swept up by the band’s groove. The harmonica melodies add a touch of originality and personality to the project. In short, Laurie Wright was a superb and high-quality support act!

We’d seen Les Wampas plenty of times on their previous tour, and we can’t wait to hear the new tracks from Où va nous?. First impression: gone are the disco ball-style letters. Now, a backdrop featuring the new album’s artwork takes centre stage. After an introduction featuring Luis Mariano’s “L’amour est un bouquet de violette”, Les Wampas take to the stage. They immediately set the Aéronef alight with “L’Aquarium Tactile”, and follow it up with “C’est politique”. The crowd, jumping up and down, joins in with these iconic tracks. As humble as ever, they fire up the crowd with “Les Wampas sont la preuve que Dieu existe”. “Les chansons sur toi” kicks off the new tracks, and Didier brings out his famous chair for the occasion, singing part of the song whilst standing on it. On previous dates, the band had already played “Punk ouvrier” as a cover of Didier Wampas’ solo track. Now, the track appears on the album and is therefore played tonight. They logically follow this up with “Roy”, which also champions the working class with touching sincerity. Didier is in top form, forming walls of death and regularly making his way through the crowd. As usual, he slams a chair and crosses the pit several times… No matter where you are in the venue, you’re bound to see him pass right in front of you at least once! The other musicians are no slouches either. Effello and Tony Truant pace the stage throughout the set. When we listened to the album, we predicted there’d be plenty of moshing to “J’ai les nerfs” – and sure enough, there’s loads of it! The mood shifts slightly with “Les Coronados”, a much calmer track which happens to be a tribute to the band of the same name. The tracks follow one another at breakneck speed and the electric atmosphere never wanes. During “C’est l’amour”, Didier builds a bridge between himself and us, failing as he does to build one between himself and the sky. He also makes his way to the disabled access platform during “L’éternel”. Certain traditions remain very much alive, such as the presence of a child on stage to kick off “Ce soir c’est Noël”. The band actually take their first break after this track. And just as they have done since the start of the concert, they waste no time and don’t keep us waiting long for their return. We then hear “Où va nous?” performed live. Then “Oï” kicks off to the cheers of the crowd, shouting “Didier Wampas is the king”. The women take to the stage for “Où sont les femmes” and then “Petite Fille”. The latter ends with Didier performing a slam on stage, carried by the female audience members present. The concert ends with the final notes of “Oï”, as the band leaves the stage.

Les Wampas Setlist L'Aéronef, Lille, France 2026, Où va nous?

The evening lived up to all expectations. Les Wampas were in top form and put on a show that was true to their style: no frills and as energetic as ever. The new tracks worked perfectly live. The crowd turned out in force and Les Wampas’s wild energy completely swept us away. So once again, he proved it: Didier Wampas is the king.

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