Le 9 avril 2026, le Black Lab à Wasquehal s’apprête à trembler de toute part lors d’une soirée axée sur le metalcore à l’occasion de la tournée Coda Tour. Autour d’une affiche réunissant rien de moins que les berlinois de Vianova et les français de TSS ainsi que de Novelists, le public lillois peut s’attendre à ne pas avoir une seule seconde de répit. Une bien belle soirée proposée par A Gauche De La Lune.
Article par Victorien Fièvre
Photos par Zo‘
English version below
Devant une salle comble, ce sont les Allemands de Vianova qui ouvrent le bal. Visuellement, le groupe dénote d’emblée et attire le regard. En effet, si les musiciens débarquent sur scène dans des costumes blancs et beiges impeccables, le chanteur se démarque en se pavanant avec une chapka blanche et des lunettes orange. De son côté, le set, exclusivement consacré à leur dernier album Hit It! (sorti en septembre 2025), démarre sur les chapeaux de roues avec “Squier Talk” et sa voix volontairement modifiée. Dès “Más Rápido”, le premier wall of death donne le ton tandis que la température monte en flèche. La communion entre les berlinois et la fosse est indéniable, le vocaliste martelant « Bounce! » à la moindre occasion pour faire sauter la fosse, notamment sur “Melanchronic” ou le génialissime “Whatever Alright”, incontestablement l’un des points culminants du set, couronné par un magnifique circle pit. Entre deux séparations de fosse, le frontman prend régulièrement le temps d’échanger avec le public. Au terme de différents discours, on apprend que grâce à cette tournée, ils jouent pour la première fois en France (leur tout premier passage hexagonal ayant eu lieu à Lyon le 1er avril). Le groupe ne manque d’ailleurs pas de saluer avec humour la qualité de la nourriture française après un rapide passage en Angleterre ! Pour fêter ça, rien de mieux qu’un cadeau spécial de leurs contrées : du « Berlin Jazz » avec la chanson “Uh Yaya”. Enfin, après avoir précisé qu’ils jouent de la « vraie musique » faite par des humains et non par une IA, la salle s’illumine sous les lampes des téléphones sur “Obsolete”, avant de conclure avec “Wheel of Fortune”.
Changement de plateau et changement d’ambiance. TSS fait son entrée sous des lumières épileptiques, bercé par une bande son hybride, mi-électro, mi-percussions guerrières, qui glisse ensuite habilement vers une introduction résolument metal. Sur scène, le décor est planté avec des bannières aux accents médiévaux/fantasy sur les côtés tandis qu’au fond trône un néon à l’effigie de leur logo… qui n’est pas sans rappeler la décoration de Novelists ici-même fin 2023 ! Dès le premier morceau, “Would you be my therapy?”, le groupe impose d’emblée un groove sacrément efficace. L’une des particularités de TSS repose sur une dualité vocale, alternant de façon fluide entre l’anglais et le français au sein de leurs chansons. Cette alternance est portée par deux chanteurs, l’un se consacrant exclusivement au chant (Matthieu Kirby), l’autre jonglant entre le micro et sa guitare électrique (John Fine). Une chose est sûre, l’ambiance, déjà chauffée à blanc par Vianova, monte encore une fois d’un cran ! Matthieu ne laisse aucun répit à l’audience, la sollicitant constamment à avoir les mains en l’air et fait même sauter la salle entière sur “Notes in the Dark”. Les lumières des téléphones illuminent à nouveau le Black Lab sur “Someone”, un instant suspendu avant que les choses sérieuses ne reprennent. À ce propos, les premiers crowdsurfers de la soirée font leur apparition sur ce set, survolant la fosse entre les walls of death comme sur “KILLING ME”. Majoritairement centré sur leur dernier album END OF TIME (2025), le set se finit en apothéose avec le très bon “Something In The Way”.
Il est maintenant l’heure d’accueillir la tête d’affiche, Novelists. Investissant la scène sous une scénographie lumineuse millimétrée, la chanteuse, Camille Contreras, postée au fond de la scène derrière un pied de micro à paillettes, entame “All For Nothing” (CODA, 2025) accompagnée par les autres membres de la formation. Les premières notes de la chanson dévoilent ce qui fait la force du groupe, à savoir un mix entre mélodies cristallines et brutalité, aidé par un chant crié et des riffs redoutables. Si on pouvait penser le public lillois fatigué, c’est mal le connaître car il n’en est rien. La fosse sera en feu de la première seconde à la dernière seconde du show, les walls of death s’enchaînent avec des pogos monumentaux (merci “Smoke Signals” et “Heretic” de l’album Déjà vu (2022) !). L’intensité est telle que la chanteuse avouera, amusée et impressionnée, que c’est la toute première fois de sa carrière qu’elle se sent obligée de demander aux spectateurs de se calmer ! Continu et ininterrompu, le flux de crowdsurfers est tel qu’elle adressera une mention spéciale à Mathias, membre du crew, qui a passé son set à réceptionner les nombreux métalleux s’adonnant à la pratique. Côté musiciens, ils sont tout aussi bouillonnants. À gauche, le guitariste Florestan Durand livre une prestation de haute volée, enchaînant les soli avec une monstrueuse dextérité. À droite, Pierre Danel n’est pas en reste avec de nombreux soli à son actif. Ce dernier vient même communier avec les premiers rangs sur le morceau “Erre” (Déjà Vu) avant que Camille ne chante superbement l’intro de “Okapi” (Okapi, 2024) a cappella. Après un “Say My Name” (CODA) particulièrement touchant (il s’agit de la chanson préférée de la frontwoman d’après ses dires), le set touche bientôt à sa fin… et s’annonce dantesque ! Le public lillois, sacré meilleur public par le groupe ce soir-là, bien que quelques spots de lumières aient failli y passer, devient complètement incontrôlable sur “Coda”. Absolument titanesque ! Pour couronner le tout, le rappel sur “Turn it Up” (Okapi) s’accompagne d’un ultime et gigantesque wall of death pour achever les derniers survivants. C’était fou !
Cette soirée du 9 avril 2026 au Black Lab nous aura laissés trempés, vidés mais avec le sourire aux lèvres ! vianova, alliant classe et brutalité, a démontré que le metalcore berlinois en avait sous le capot et a de beaux jours devant lui ! De son côté, TSS a imposé sa musique Emo Moderne dans un set millimétré, hypnotisant l’assemblée. La palme revient à un Novelists magistral de bout en bout, régnant en maître sur un public en fusion. À travers un concert de haute volée, ces derniers confirment leur énorme gain de notoriété ces dernières années. L’ascension ne fait que commencer !
Un grand merci à Victor pour les accréditations, à A Gauche De La Lune pour l’organisation de cette belle soirée et à toute l’équipe de la salle pour l’accueil.
On 9 April 2026, the Black Lab in Wasquehal is set to rock from top to bottom during a metalcore-themed night as part of the Coda Tour. With a line-up featuring none other than Berlin’s Vianova, France’s TSS and Novelists, the Lille crowd can expect not a single second’s respite. A truly fantastic evening organised by A Gauche De La Lune.
Review by Victorien Fièvre
Pictures by Zo‘
In front of a packed house, it is the German band Vianova who kick things off. Visually, the band immediately stands out and catches the eye. Whilst the musicians take to the stage in immaculate white and beige suits, the singer stands out by strutting about in a white chapka and orange sunglasses. As for the set, which is exclusively dedicated to their latest album Hit It! (released in September 2025), it gets off to a flying start with “Squier Talk” and its deliberately altered vocals. By the time “Más Rápido” kicks in, the first wall of death sets the tone whilst the temperature soars. The connection between the Berliners and the mosh pit is undeniable, with the vocalist shouting “Bounce!” at every opportunity to get the crowd jumping, particularly during “Melanchronic” or the brilliant “Whatever Alright”, undoubtedly one of the set’s highlights, crowned by a magnificent circle pit. Between pit breaks, the frontman regularly takes the time to chat with the audience. After a few speeches, we learn that this tour marks their first time playing in France (their very first French gig having taken place in Lyon on April 1st). The band also couldn’t resist paying a humorous tribute to the quality of French food after a brief stop-off in England! To celebrate, what better than a special gift from their homeland: some “Berlin Jazz” with the track “Uh Yaya”. Finally, after pointing out that they play “real music” made by humans and not by AI, the venue lights up under the glow of mobile phones during “Obsolete”, before concluding with “Wheel of Fortune”.
A change of stage and a change of atmosphere. TSS take to the stage under strobe lights, accompanied by a hybrid soundtrack—part electro, part warlike percussion—which then skilfully transitions into a resolutely metal intro. On stage, the setting is set with banners featuring medieval/fantasy motifs on either side, whilst at the back stands a neon sign bearing their logo… which is rather reminiscent of the decor at Novelists here in late 2023! From the very first track, “Would you be my therapy?”, the band immediately establishes a damn effective groove. One of TSS’s distinctive features is their vocal duality, switching seamlessly between English and French within their songs. This alternation is carried by two singers, one dedicated exclusively to vocals (Matthieu Kirby), the other juggling the mic and his electric guitar (John Fine). One thing is certain: the atmosphere, already white-hot thanks to Vianova, is cranked up another notch! Matthieu gives the audience no respite, constantly urging them to put their hands in the air and even getting the whole venue jumping to “Notes in the Dark”. The lights from mobile phones once again illuminate the Black Lab during “Someone”, a moment of calm before the serious business resumes. Speaking of which, the first crowdsurfers of the evening make their appearance during this set, gliding over the pit between the walls of death, just as they do during “KILLING ME”. Focusing mainly on their latest album, END OF TIME (2025), the set builds to a climax with the excellent “Something In The Way”.
It is now time to welcome the headliners, Novelists. Taking to the stage under a meticulously designed lighting display, the singer, Camille Contreras, positioned at the back of the stage behind a glittery microphone stand, launches into “All For Nothing” (CODA, 2025) accompanied by the rest of the band. The opening notes of the song reveal the band’s strength: a blend of crystalline melodies and brutality, bolstered by screamed vocals and formidable riffs. One might have thought the Lille crowd was tired, but that would be to underestimate them, for nothing of the sort is true. The pit is on fire from the very first second to the very last of the show, with walls of death following one after another alongside monumental mosh pits (thanks to “Smoke Signals” and “Heretic” from the album Déjà vu (2022)!). The intensity was such that the singer admitted, amused and impressed, that this was the very first time in her career she’d felt compelled to ask the crowd to calm down! Continuous and uninterrupted, the flow of crowd-surfers was such that she gave a special mention to Mathias, a crew member, who spent the set catching the many metalheads taking part. As for the musicians, they are just as energetic. On the left, guitarist Florestan Durand delivers a top-class performance, stringing together solos with monstrous dexterity. On the right, Pierre Danel is no slouch either, with numerous solos to his name. He even comes down to mingle with the front rows during the track “Erre” (Déjà Vu) before Camille delivers a superb a cappella rendition of the intro to “Okapi” (Okapi, 2024). After a particularly moving rendition of “Say My Name” (CODA) – reportedly the frontwoman’s favourite song – the set is drawing to a close… and promises to be epic! The Lille crowd, crowned the best crowd by the band that night – though a few spotlights nearly missed them – went completely wild during “Coda”. Absolutely colossal! To top it all off, the encore of “Turn it Up” (Okapi) was accompanied by a final, massive wall of death to finish off the last survivors. It was mad!
That evening of April 9th 2026 at the Black Lab left us soaked, drained but with smiles on our faces! Vianova, combining class and brutality, proved that Berlin metalcore has plenty to offer and a bright future ahead! For their part, TSS delivered their modern emo sound in a flawlessly executed set, mesmerising the crowd. The prize goes to Novelists, who were masterful from start to finish, reigning supreme over a frenzied crowd. With a top-class performance, they confirmed the huge rise in their profile over recent years. Their rise has only just begun!
A lire aussi / Also to be read:


















































