#Live : Casey + Lastelle + Watch Me Rise @ Petit Bain, Paris – 16/04/2026

Direction Paris et une de nos salles favorites, Petit Bain pour le passage immanquable des gallois de Casey! Ce groupe de post hardcore peuple nos écoutes depuis 2016, et chaque tournée est un véritable moment d’émotion. Pour les accompagner le groupe à choisi les anglais de Lastelle et les allemands de Watch Me Rise, deux formation que l’on découvre totalement en ce 16 avril. Une bien belle soirée proposée par 3C et Headache Booking. 

Report par Victor BRUNERIE

Photos par Marye DAVENNE

English version below


On commence donc avec Watch Me Rise qui viennent nous présenter leur musique pour la première fois. Dès le début de « MARAD » on sait que l’émotion sera forte pendant ce set. La voix de Sven à la batterie résonne dans nos oreilles avant que Josh, le chanteur de la formation, ne vienne nous faire frissonner avec sa voix puissante. L’émotion brute qui se dégage des chansons de la formation allemande vient nous percuter de plein fouet et en quelques instants on se retrouve complètement envoutés par ce que nous proposent les allemands, qui ont déjà 10 ans de carrière derrière eux. « (for) Friede » vient nous faire monter les larmes, tant l’hommage de Josh à sa grand mère disparue est poignant. La musique du groupe se classe dans un mélange entre un son post hardcore et d’autres influences plus shoegaze ou indie qui viennent apporter une identité forte au set. Un des guitaristes du groupe est absent, mais remplacé au pied levé par le photographe du groupe qui a appris le set en quelques jours. Une bien belle performance surtout quand on voit l’alchimie avec l’autre guitariste au fil du set avec des riffs toujours plus mélodiques. « Bed Time Stories » ou encore « Indigo » laissent à Flo à la basse l’occasion de nous placer des lignes émouvantes à souhait. Pour renforcer la puissance des morceaux Josh n’hésitera pas à interpréter un des titres au milieu du public pour un moment partagé toujours plus fort. Les deux derniers morceaux du set, et en particulier l’excellent « All My Friends Are Sad » cimentent notre coup de coeur pour Watch Me Rise et nous laissent sans voix tant le groupe excelle en tout point! On vous encourage fort à aller les découvrir et de notre côté on fonce découvrir leur discographie en espérant les revoir du côté de la France au plus vite, avec on l’espère Birds In Row avec qui ils ont déjà partagé des affiches.

Après un rapide changement de plateau c’est au tour de Lastelle de se présenter à nous. Première chose que l’on note sur scène un micro se tient près de la batterie de Mike Hayden! Autant vous dire qu’avec cette disposition on ne peut que penser à nos amis de Fall Of Messiah et on espère déjà que l’émotion sera aussi forte. Il ne faudra que quelques secondes de « Pine » pour que le post hardcore mélodique de Lastelle ne vienne nous captiver. La puissance combinée du chant de Mike avec celui de Adam Rigozzi, chanteur de la formation vient là encore nous coller des frissons. Ces derniers resteront fort sur « Life In Silhouettes » et « Tired Eyes » qui laissent à Jonjo Williams et Rich Lester deux belles occasions de nous lancer des riffs émouvants à souhait et d’une puissance folle. Le public n’en demandait pas tant et se lance dans les premiers pits de la soirée. On sent que la sauce prend vite, et ça n’est pas difficile tant la musique du groupe nous rappelle ce qui se fait de mieux de l’autre côté de la Manche dans cet univers musical. La section rythmique portée par Mike Hayden à la batterie et Freddie Whatmore à la basse nous en met plein la vue sur le duo « Bitter Roots » et « Bitter Seeds » pour notre plus grand plaisir. Le set file à grande vitesse et on est frappé par l’énergie que la formation du Oxfordshire déploie, en particulier sur un titre comme « The Silence Hurts The Most II ». Le set se termine tout en beauté sur « Breathe Me In » et son refrain qui reste en tête dès sa première itération. Une fois de plus chaque musicien de Lastelle donne tout pour laisser en nous un souvenir indélébile et une envie forte de les revoir au plus vite, eux aussi. Ils quittent la scène visiblement ravis par l’accueil du public parisien et nous laissent prêts pour Casey!

Justement les gallois de Casey prennent la scène après une petite pause salvatrice avec « Unique Lights » morceau phare de leur dernier album en date, How To Disappear sorti en 2024. D’entrée l’émotion est là aussi très forte, en particulier grâce à l’émotion évidente qui se dégage de la voix de Tom Weaver, toujours impérial au chant. Suivra le désormais immanquable « Punture Wounds To Heaven » qui nous confirme à quel point ce disque est aujourd’hui devenu un incontournable de la discographie du groupe. Le souvenir de leur concert à Anvers il y a deux ans bien en tête on est ravis de retrouver la formation pour ce tourbillon de sensation qu’ils savent offrir à chaque passage. Toby Evans nous livre des performances imparables à la guitare, en particulier sur des titres comme « Great Grief » ou « Fluorescents », morceaux issus de plusieurs sorties bien plus anciennes de la formation, que le public n’hésitera pas à chanter en compagnie de Tom. Adam Smith à la basse et Max Nicolaï à la batterie nous offrent une section rythmique toujours sur la corde raide entre douceur et puissance du plus bel effet. Le public est en feu et fait remuer le bateau presque aussi fort que nos coeur battent au son de la musique de Casey qui nous suit depuis les débuts de la formation. « Happy », « Phosphenes » ou encore « Bruise » montrent à quel point les gallois savent nous retourner les tripes à chaque note tout en gardant une énergie qui donne envie de se jeter dans le pit. Cette dualité là se retrouve également dans des morceaux comme « For Kattie » ou encore « How To Disappear » ou Tom nous livre une fois de plus son chant dévastateur, qui nous colle des frissons à chaque phrase chantée. On sent déjà que la fin est proche mais cette heure de set n’a pas dit son dernier mot. Après des « Teeth » et « Hell » cathartiques à souhait on termine sur le cultissime « Little Bird » qui sera repris par une fosse en fusion où le chant du public se mêlera aux slams et autres moshs pour le plus grand plaisir du groupe. La soirée se termine en apothéose et Casey nous promettent un retour rapide en France (on espère dans d’autres villes que Paris) pour fêter les 10 ans de Love Is Not Enough. Autant vous dire qu’on ne manquera ça pour rien au monde tant ce groupe a marqué nos vies en dix ans et à quel point nous sommes prêts à enchainer les kilomètres pour les retrouver. Une soirée inoubliable qui s’achève donc de la plus belles des manières.

Un grand merci à Caro pour les accréditations, à Headache Booking et 3C pour l’organisation de cette belle soirée et à toute l’équipe de Petit Bain pour l’accueil.


Heading to Paris and one of our favourite venues, Petit Bain, for a must-see gig by Welsh band Casey! This post-hardcore band has been a staple on our playlists since 2016, and every tour is a truly emotional experience. To support them, the band has chosen the English band Lastelle and the German band Watch Me Rise – two acts we’ll be discovering for the first time on April 16th. A fantastic evening organised by 3C and Headache Booking.

Review by Victor BRUNERIE

Pictures by Marye DAVENNE

So we kick things off with Watch Me Rise, who are here to showcase their music for the first time. Right from the start of ‘MARAD’, it’s clear that this set is going to be an emotional ride. Sven’s voice on the drums echoes in our ears before Josh, the band’s singer, sends shivers down our spines with his powerful vocals. The raw emotion emanating from the German band’s songs hits us with full force, and within moments we find ourselves completely spellbound by what they have to offer, having already built up a 10-year career. “(for) Friede” brings tears to our eyes, such is the poignancy of Josh’s tribute to his late grandmother. The band’s music blends post-hardcore with shoegaze and indie influences, giving the set a strong identity. One of the band’s guitarists is absent, but is stepped in for at the last minute by the band’s photographer, who learnt the set in just a few days. A truly fine performance, especially given the chemistry with the other guitarist throughout the set, with riffs that grow ever more melodic. “Bed Time Stories” and “Indigo” give Flo on bass the chance to deliver some truly moving lines. To amplify the power of the tracks, Josh doesn’t hesitate to perform one of the songs right in the middle of the crowd, creating an even more intense shared moment. The last two tracks of the set, and in particular the excellent ‘All My Friends Are Sad’, cement our love for Watch Me Rise and leave us speechless – the band excels in every way! We strongly encourage you to check them out, and for our part, we’re rushing to explore their discography, hoping to see them back in France as soon as possible, hopefully alongside Birds In Row, with whom they’ve already shared gigs with.

Watch Me Rise Setlist Petit Bain, Paris, France 2026

After a quick stage change, it’s Lastelle’s turn to take to the stage. The first thing we notice on stage is a microphone positioned near Mike Hayden’s drum kit! Needless to say, with this setup, we can’t help but think of our friends in Fall Of Messiah, and we’re already hoping the emotion will be just as intense. It takes just a few seconds of “Pine” for Lastelle’s melodic post-hardcore to captivate us. The combined power of Mike’s vocals with those of Adam Rigozzi, the band’s singer, sends shivers down our spines once again. These shivers remain strong throughout “Life In Silhouettes” and “Tired Eyes”, which give Jonjo Williams and Rich Lester two fine opportunities to unleash some incredibly moving and insanely powerful riffs. The crowd couldn’t have asked for more and launches into the first mosh pits of the evening. You can feel the atmosphere building quickly, and it’s no surprise given how much the band’s music reminds us of the very best from across the Channel in this musical genre. The rhythm section, led by Mike Hayden on drums and Freddie Whatmore on bass, really impresses us with the double-header “Bitter Roots” and “Bitter Seeds”, much to our delight. The set flies by at breakneck speed and we’re struck by the energy the Oxfordshire band unleashes, particularly on a track like “The Silence Hurts The Most II”. The set ends on a high note with ‘Breathe Me In’ and its chorus, which sticks in your head from the very first listen. Once again, every member of Lastelle gives their all, leaving us with an indelible memory and a strong desire to see them again as soon as possible. They leave the stage clearly delighted by the Parisian audience’s reception, leaving us ready for Casey!

Lastelle Setlist Petit Bain, Paris, France 2026

The Welsh band Casey take to the stage after a brief, welcome interlude with “Unique Lights”, the standout track from their latest album, How To Disappear, released in 2024. Right from the start, the emotion is palpable, particularly thanks to the raw feeling that emanates from Tom Weaver’s voice, as commanding as ever on vocals. Next up is the now-unmissable “Puncture Wounds To Heaven”, which confirms just how much this record has become a staple of the band’s discography. With the memory of their concert in Antwerp two years ago fresh in our minds, we’re delighted to see the band back for the whirlwind of sensations they always deliver. Toby Evans delivers unstoppable performances on guitar, particularly on tracks like “Great Grief” or “Fluorescents”, songs from several much older releases by the band, which the audience doesn’t hesitate to sing along to with Tom. Adam Smith on bass and Max Nicolaï on drums provide a rhythm section that constantly walks the tightrope between smoothness and power to great effect. The crowd is on fire, rocking the boat almost as hard as our hearts are beating to the sound of Casey’s music, which has been with us since the band’s early days. “Happy”, “Phosphenes” and “Bruise” show just how well the Welsh band can tug at our heartstrings with every note, whilst maintaining an energy that makes you want to throw yourself into the mosh pit. This duality is also evident in tracks like ‘For Kattie’ and ‘How To Disappear’, where Tom once again delivers his devastating vocals, sending shivers down our spines with every line he sings. You can already sense that the end is near, but this hour-long set hasn’t had its final say. After the thoroughly cathartic “Teeth” and “Hell”, we finish with the cult classic “Little Bird”, which is taken over by a frenzied pit where the crowd’s singing mingles with slams and mosh pits, much to the band’s delight. The evening ends on a high note, and Casey promises us a quick return to France (we hope to other cities besides Paris) to celebrate the 10th anniversary of Love Is Not Enough. Needless to say, we wouldn’t miss it for the world, given how much this band has shaped our lives over the past ten years and how willing we are to travel miles to see them again. An unforgettable evening that ends in the most wonderful way.

Casey Setlist Petit Bain, Paris, France 2026
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