Avec leur premier album, sace6 entame un nouveau chapitre avec brutalist . Après un premier EP sorti l’année dernière, le duo américain énigmatique, formé par sace. et Noah Thomas, explore davantage son identité qui transcende les genres, où mélodie pop, intimité R&B et intensité métal ne se mélangent pas, mais sont contraintes de coexister. Construit sur les contrastes, leur son oscille entre douceur et distorsion, vulnérabilité et puissance, créant quelque chose à la fois de fragile et de violent. Ce nouvel album sera disponible le 8 mai via Sumerian Records.
par Zo’
English version below
Dès les premières notes, brutalist met clairement en évidence cette dualité. « besotted » ouvre l’album sur une note douce et apaisante, mais avec une lourdeur persistante déjà présente sous la surface, comme quelque chose qui ne demande qu’à éclater. Cette tension se prolonge dans « reverie », en featuring avec jxdn (déjà présent sur leur précédent EP), où des guitares plus lourdes prennent le dessus. Cette collaboration s’intègre naturellement dans leur univers, trouvant un équilibre entre l’accessibilité et des murs de son distordu qui pourraient rebuter certains auditeurs, mais c’est précisément là que sace6 excelle. Les transitions entre les morceaux sont fluides et intentionnelles, notamment ici où l’on plonge directement dans « basorexia ». Le morceau s’appuie d’abord davantage sur des rythmes électroniques, créant presque un faux sentiment de calme avant qu’un breakdown ne frappe alors qu’on ne s’y attend plus. Le morceau monte en intensité vers la fin, maintenant cette structure imprévisible. « allured » suit une direction similaire, mais va plus loin dans l’expérimentation, notamment grâce à des textures de guitare glitchy qui ajoutent une autre couche au son.
Avec « ego », le duo change encore de registre. Le morceau est plus intense dès les premières notes, dévoilant une autre facette de leur palette musicale. Les voix restent plus douces dans leur interprétation, soigneusement placées pour ne jamais se perdre sous le poids des instruments. C’est une démonstration évidente de leur équilibre. « covet » est sans doute l’un des meilleurs exemples de ce que sace6 est en train de construire ici. Un mélange harmonieux de sensibilité pop et d’éléments électroniques côtoie des rafales d’une lourdeur écrasante, rendant le morceau à la fois accrocheur et percutant. Comme l’explique le duo, c’est « une représentation sonore de la jalousie, du fait de vouloir ce que quelqu’un d’autre possède au point de ne plus pouvoir évoluer au sein de sa propre relation ». Cette tension émotionnelle se traduit directement dans la musique.
La seconde moitié de l’album mise encore davantage sur l’atmosphère et les contrastes. « uneven » dégage une impression d’éthéré, avec des cris qui transpercent un paysage sonore ambiant. Les voix occupent l’espace de manière très émouvante, laissant presque transparaître la douleur qui les anime. « dolorous » ralentit le rythme, s’installant dans un univers plus doux et introspectif, comme un moment pour respirer avant que tout ne change à nouveau. Ce changement survient rapidement avec « nepenthe », qui s’ouvre sur des cris et ramène la distorsion et les guitares glitch. À partir de là, « fabulist » va encore plus loin, gagnant en intensité et en vitesse. C’est plus lourd, plus agressif, presque inattendu par rapport à la première moitié de l’album. Là où les voix claires dominaient auparavant, les cris et les grognements prennent désormais le dessus, montrant une autre facette de la palette du duo.
Enfin, « perfidy » clôt l’album en ramenant tout à la fois. Le morceau commence sur un rythme plus R&B, les guitares restant en arrière-plan tandis que les éléments électroniques prennent le dessus. Mais une fois de plus, l’équilibre bascule, un breakdown propulse les guitares vers l’avant, et le morceau oscille entre chant clair et cris. On a l’impression d’un résumé de tout ce que représente brutalist.
On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre quand on écoute Brutalist. L’album oscille sans cesse entre des moments apaisés, presque intimes, et des murs de son écrasants, souvent au sein d’un même morceau. Cette imprévisibilité fait toute sa force et donne envie de réécouter l’album pour revivre ces changements. Avec ce premier album, sace6 ne se contente pas de se présenter : le groupe définit son univers. Brut, élégant et plein de contrastes, cet album marque le début de quelque chose de plus grand.

Tracklist :
01 : besoted
02 : reverie (Ft. jxdn)µ
03 : basorexia
04 : allured
05 : ego
05 : covet
06 : uneven
07 : dolorous
08 : nepenthe
09 : fabulist
10 : perfidy
For their debut album, sace6 step into a new chapter with brutalist. After a first EP last year, the enigmatic american duo, formed by sace. and Noah Thomas, push further into their genre-bending identity, where pop melody, R&B intimacy and metal intensity are not blended, but forced to coexist. Built on contrast, their sound shifts between softness and distortion, vulnerability and volume, creating something both fragile and violent. This new record will be yours on May 8th via Sumerian Records.
by Zo’
From the very first moments, brutalist makes that duality clear. « besotted » opens the record in a soft and calm way, but with a lingering heaviness already present beneath the surface, like something waiting to erupt. That tension carries into « reverie », featuring jxdn (that was already featured on their previous EP), where heavier guitars take over. The collaboration fits naturally within their universe, balancing accessibility with walls of distorted sound that might push some listeners away, but that’s exactly where sace6 thrive. The transitions between tracks feel smooth and intentional, namely here as we directly plunge into « basorexia ». The track leans more into electronic beats at first, almost creating a false sense of calm before a breakdown hits when you’re not expecting it anymore. The track builds intensity toward its end, keeping that unpredictable structure alive. « allured » follows in a similar direction, but pushes further into experimentation, especially through glitchy guitar textures that add another layer to the sound.
With « ego », the duo shifts again. The track is heavier from the start, showing a different side of their range. The vocals remain softer in delivery, carefully placed so they never get buried under the weight of the instrumentals. It’s a clear demonstration of their balance. « covet » might be one of the best examples of what sace6 are building here. A smooth mix of pop sensibility and electronic elements meets bursts of crushing heaviness, making the track both catchy and impactful. As the duo explains, it’s « an audible representation for jealousy, wanting what or who someone else has to the point of being unable to move within your own connection. » That emotional tension translates directly into the music.
The second half of the album leans even more into atmosphere and contrast. « uneven » feels ethereal, with screams cutting through an ambient soundscape. The vocals take up space in a very emotional way, almost exposing the pain behind them. « dolorous » slows things down, staying in that softer, more introspective territory, like a moment to breathe before everything shifts again. That shift comes quickly with « nepenthe », which opens with screams and brings back distortion and glitchy guitars. From there, « fabulist » pushes even further, gaining intensity and speed. It’s heavier, more aggressive, almost unexpected compared to the first half of the record. Where clean vocals dominated earlier, screams and growls now take over, showing another side of the duo’s range.
Finally, « perfidy » closes the album by bringing everything back together. It starts with a more R&B-driven rhythm, with guitars staying in the background while electronic elements lead. But once again, the balance shifts, a breakdown launches the guitars forward, and the track moves between clean vocals and screams. It feels like a summary of everything brutalist stands for.
You never really know what to expect as brutalist unfolds. It constantly moves between chilled, almost intimate moments and crushing walls of sound, often within the same track. That unpredictability becomes its strength, making you want to go back and experience those shifts again. With this debut album, sace6 don’t just introduce themselves, they define their space. Raw, stylish and full of contrasts, the album is the beginning of something bigger.