Une soirée entre pop et électro s’ouvre ce jeudi 21 mai à l’Aéronef. Un format un peu réduit de la grande salle accueille ce soir St Graal qui nous fera chanter et bouger tandis que Crenoka ouvre la danse avec sa pop électro aux influences multiples.
Article et photos par Zo’
English version below
On découvre ce soir Crenoka, artiste nous venant de Tours. Elle entre sur scène accompagnée de deux musiciens tandis que la salle est encore un peu parsemée, ce qui n’empêche pas le public présent de l’accueillir chaleureusement. Crenoka nous emmène donc faire un tour dans son journal intime : on y parle franglais, elle y évoque le chien qu’elle aimerait avoir, la thérapie (par laquelle on devrait tous passer), les mauvaises journées, mais c’est aussi un moment pour s’encourager dans la vie de tous les jours, comme lorsqu’on souhaite retourner dans la dating life. On y fait quelques sauts dans le passé avec des souvenirs de ces moments au lycée où on rêvait de bal de promo comme aux États-Unis (pays où elle a grandi jusqu’à ses huit ans), ou encore la Dreamcast, même un dialogue de Buffy contre les vampires qui ouvre un titre. Crenoka nous présente donc tout cela dans un univers plutôt particulier : on se retrouve à la fois avec un son électro des années 90 (comme avec “Sort It Out”), des influences plutôt rock qui nous laissent presque espérer qu’elle va se lancer dans un mood plus riot girl avec “HAVIN A BAD DAY”, mais le beat électro revient régulièrement nous emmener vers une soirée techno, faisant danser le public. C’est ce mélange de vulnérabilité avec une énergie sans faille que l’on retient surtout de son set.
La foule s’amasse dans l’Aéronef, les lumières s’éteignent et, aux premières notes d’ ’“Oversize”, tout le public est prêt à chanter. St Graal nous raconte ses histoires d’amour, celles avec les autres, les bonnes et les mauvaises, mais aussi celle avec lui-même sur des airs pop electro. Il n’oublie pas les mots d’amour glissés à son public pendant la soirée, parfois un “J’adore !” lancé en pleine chanson lorsqu’il entend la foule l’accompagner sur les paroles de ses titres. Seul sur scène, une backing track donne le rythme, souvent agrémentée de St Graal à la guitare. L’énergie n’en perd rien : la scène lui appartient, il la parcourt et y saute, entraînant sans peine le public avec lui.
Si le début est plus mélodique et chantant avec des titres comme “Vampire”, “Premier baiser” ou encore “Resto basket”, qui raconte un date où il a voulu impressionner la personne qu’il rencontrait, tout explose ensuite lorsqu’il fait se retourner le public pour remercier toute l’équipe qui l’accompagne. “Playboy” nous plonge alors dans un univers bien plus électro. Celui-ci s’intensifie encore sur la suite : impossible de ne pas danser (et chanter, bien sûr). Seul “Goodbye”, un peu plus tard, nous offre un petit moment de répit, avec quelques larmes. Avant cela, St Graal donne un peu de contexte sur la sortie de ses deux EPs en deux ans, un moyen pour lui d’avoir des chansons dans lesquelles il se reconnaît avec sa bisexualité, la recherche de l’amour partagé ou encore celle de soi-même. Son premier volume, sorti en 2024, parlait des histoires d’amour qui se terminaient mais créaient ainsi les plus belles histoires, désormais, St Graal souhaite que ces histoires durent toujours.
“Techno Boum Boum” et “Nightclub” nous plongent ensuite dans une soirée bien plus déjantée, et l’Aéronef devient le lieu d’une véritable soirée techno pour ces deux titres. Le chanteur en profite même pour faire un tour dans la foule afin d’entendre encore mieux le public chanter, micro tendu vers la foule, tout en dansant à ses côtés. Impossible de clôturer ce set sans ses titres phares que sont “Les Dauphins” et “Je t’emmènerai”, pour une dernière déclaration d’amour avant de nous quitter.
Crenoka et St Graal formaient un duo particulièrement logique pour cette soirée. Tous les deux jouent avec les émotions, les histoires d’amour, les doutes et les souvenirs, mais toujours avec cette envie de transformer la vulnérabilité en quelque chose de dansant et libérateur. Entre les moments plus introspectifs et les explosions electro, l’Aéronef s’est doucement transformé en une immense fête mélancolique où l’on aura autant chanté que dansé.
An evening of pop and electro kicks off this Thursday, 21 May, at L’Aéronef. A slightly scaled-down version of the main venue will host St Graal tonight, who will have us singing and dancing, whilst Crenoka gets the party started with her electro-pop, drawing on a wide range of influences.
Review and pictures by Zo’
Tonight we’re introduced to Crenoka, an artist from Tours. She takes to the stage accompanied by two musicians whilst the venue is still a little sparse, though that doesn’t stop the audience from giving her a warm welcome. Crenoka takes us on a journey through her diary: she speaks Franglais, talks about the dog she’d love to have, therapy (which we should all undergo), bad days, but it’s also a chance to give ourselves a bit of encouragement in everyday life, like when we’re thinking about getting back into the dating scene. We take a few trips down memory lane with recollections of those high school days when we dreamed of a prom just like in the US (where she grew up until she was eight), or the Dreamcast, and even a line from Buffy the Vampire Slayer that opens one track. Crenoka presents all this within a rather unique universe: we find ourselves with both a 90s electro sound (as in “Sort It Out”) and rather rock-influenced tracks that almost make us hope she’ll launch into a more riot girl vibe with “HAVIN A BAD DAY”, but the electro beat returns regularly to whisk us away to a techno party, getting the crowd dancing. It’s this blend of vulnerability and unflagging energy that we remember most from her set.
The crowd gathers in the Aéronef, the lights dim and, at the first notes of “Oversize”, the whole audience is ready to sing along. St Graal tells us his love stories – those with others, the good and the bad – but also the one with himself, set to electro-pop tunes. He doesn’t forget the words of love slipped to his audience throughout the evening, sometimes a “I love it!” shouted out mid-song when he hears the crowd singing along to the lyrics of his tracks. Alone on stage, a backing track sets the rhythm, often accompanied by St Graal on guitar. The energy never wanes: the stage is his, he moves across it and jumps about, effortlessly drawing the audience in with him.
While the start is more melodic and sing-along style with tracks like “Vampire”, “Premier baiser” or “Resto basket”, which recounts a date where he wanted to impress the person he was meeting, everything then explodes when he turns the audience around to thank the whole team supporting him. “Playboy” then plunges us into a much more electro-driven world. This intensifies further in the set: it’s impossible not to dance (and sing along, of course). Only “Goodbye”, which comes a little later, offers us a brief moment of respite, accompanied by a few tears. Before that, St Graal provides some context regarding the release of his two EPs over the course of two years – a way for him to create songs that reflect his bisexuality, his search for mutual love, and his quest for self-discovery. His first volume, released in 2024, dealt with love stories that ended but in doing so created the most beautiful stories; now, St Graal wants these stories to last forever.
“Techno Boum Boum” and “Nightclub” then plunge us into a far wilder party, and the Aéronef becomes the setting for a proper techno night for these two tracks. The singer even takes the opportunity to make his way through the crowd to hear the audience singing even better, holding the microphone out towards the crowd, whilst dancing alongside them. It would be impossible to end this set without his signature tracks, “Les Dauphins” and “Je t’emmènerai”, for one final declaration of love before bidding us farewell.
Crenoka and St Graal made a particularly fitting duo for this evening. Both play with emotions, love stories, doubts and memories, but always with a desire to transform vulnerability into something danceable and liberating. Between the more introspective moments and the electro explosions, the Aéronef gently transformed into a huge, melancholic party where we sang just as much as we danced.
A lire aussi / Also to be read :





























