#Album : The Pretty Reckless – Dear God (26/06/2026)

Quatre ans après Death By Rock And Roll, The Pretty Reckless revient avec Dear God, son cinquième album studio, dont la sortie est prévue le 26 juin chez Fearless Records. Tout au long de sa carrière, le quatuor s’est forgé un son ancré dans le hard rock et le rock alternatif, mêlant des influences classiques axées sur les riffs au grunge, au blues, à des ambiances gothiques du Sud et à un esprit rock’n’roll intemporel. Sur Dear God, le groupe assume autant la vulnérabilité que l’intensité, livrant un album à la fois brut, désespéré et profondément humain. Construit presque entièrement autour de la voix de Taylor Momsen, du jeu de guitare de Ben Phillips, de la basse de Mark Damon et de la batterie de Jamie Perkins, l’album rejette les excès des studios modernes au profit d’une approche plus organique et honnête.

par Zo

English version below


Le voyage commence avec « Life Evermore Pt 2 », une brève introduction qui instaure d’emblée le ton contemplatif de l’album. Douce, brute et atmosphérique, elle constitue le premier maillon d’un fil conducteur qui traversera tout l’album. Ce calme est rapidement suivi par « For I Am Death », un morceau qui semble instantanément familier. Porté par des riffs de guitare réguliers et l’énergie caractéristique de The Pretty Reckless, il rappelle certains éléments des premiers albums du groupe tout en dévoilant déjà une approche plus mature de la composition. « When I Wake Up » change légèrement de registre tout en conservant cette énergie. Une ligne de basse imposante prend le dessus, conférant au morceau une assurance rock’n’roll percutante. Le refrain répété, « When I wake up I don’t know where I was last night », résonne longtemps après la fin du morceau, tandis que plusieurs changements rythmiques font avancer le tout. Impossible de ne pas se laisser emporter par son énergie. Le morceau suivant, « Love Me », ralentit le rythme sur le plan émotionnel plutôt que musical. Construite autour des thèmes de la dépression, de l’isolement et du besoin désespéré de connexion, la chanson est d’une beauté envoûtante. Il y a quelque chose de brutalement honnête dans sa tristesse, ce qui en fait l’un des moments les plus vulnérables de l’album et qui invite naturellement à chanter en chœur tous ceux qui se sont déjà sentis seuls.
« Dragonfire », un morceau à dominante acoustique, apporte une autre dimension à l’album. Commençant comme une chanson d’inspiration folk avant de dériver vers quelque chose de plus psychédélique, elle démontre la capacité du groupe à passer d’un style à l’autre sans perdre son identité. Cette polyvalence se poursuit sur le morceau-titre. « Dear God » se déploie comme une pièce maîtresse à la tension montante, équilibrant force et vulnérabilité avec une précision remarquable. Sombre et atmosphérique, on a l’impression qu’il pourrait exploser à tout moment sans jamais céder complètement à cette tentation. La voix de Taylor Momsen porte le morceau sans effort, tandis que le jeu de guitare envoûtant en renforce la charge émotionnelle.
L’arrivée de « Life Evermore Part 3 » fait office d’interlude tranquille et marque un changement subtil dans le parcours émotionnel de l’album, avant qu’« About You » n’y insuffle une énergie nouvelle. Ici, les guitares et le chant nous entraînent sans effort sur la piste de danse, transformant la frustration et la colère en quelque chose de cathartique. Cet élan rock’n’roll se poursuit avec « Spell On You », qui se démarque immédiatement grâce à son introduction, apportant encore plus de narration à l’album et une atmosphère envoûtante. Les claviers jouent un rôle crucial dans l’identité du morceau, ajoutant des textures qui semblent uniques au sein de l’album tout en faisant resurgir certaines de ces vibrations d’inspiration occulte qui ont parfois fait surface tout au long du catalogue de The Pretty Reckless.
À mesure que l’album aborde sa ligne droite, il devient de plus en plus introspectif et doux. « Rollercoaster Of Life » s’appuie sur une guitare acoustique, une basse et une batterie, créant une atmosphère légère, presque inspirée des années soixante. La production est ici remarquable, laissant à chaque instrument l’espace nécessaire pour résonner tout en plaçant la voix de Taylor Momsen au centre de l’attention. « Eye Of The Storm » suit une trajectoire similaire, gagnant progressivement en intensité après un début sobre.
Le point culminant émotionnel survient avec « Devil In Disguise ». Écrite à la suite du décès de Michelle Trachtenberg, une amie de la chanteuse, cette chanson revêt un caractère profondément personnel. Douce et délicate, presque comme une berceuse, elle exprime un immense chagrin tout en célébrant l’amour et le souvenir. C’est un magnifique hommage et l’un des moments les plus émouvants de l’album.
Cette fragilité cède la place à « Dark Days », qui revient à un son rock plus brut. Imprégnée de thèmes tels que la mortalité, la foi, la sorcellerie et l’espoir, la chanson reconnaît l’obscurité sans pour autant s’y abandonner. On y décèle des échos de Soundgarden dans le jeu de guitare vers la fin, qui rappellent particulièrement « Like A Stone », tandis que Taylor Momsen démontre une fois de plus sa remarquable capacité à adapter sa voix à l’ambiance de chaque morceau. Qu’elle soit réconfortante, rageuse ou en deuil, elle reste toujours parfaitement convaincante.
Enfin, « Life Evermore Part 1 » marque à la fois la fin et le début. La phrase « I don’t want to be fooled or surprised by life anymore – my life evermore» semble constituer une conclusion tout à fait appropriée à ce parcours. Ce qui a commencé par une réflexion se termine par l’acceptation, faisant le lien entre les thèmes de l’album : le regret, la mortalité, la résilience et la capacité à aller de l’avant.

Dear God ne réinvente pas The Pretty Reckless, mais il affine sans aucun doute ce qu’ils font déjà de mieux. L’album semble familier, tout en paraissant plus mûr, plus vulnérable et plus sûr de son identité. À travers des moments de chagrin, d’introspection, de colère et d’espoir, le groupe livre un disque qui reste profondément ancré dans son style tout en laissant s’exprimer ses émotions. Le résultat est un album qui semble sincère du début à la fin, et qui continue de résonner longtemps après que ses dernières notes se sont évanouies.

The Pretty Reckless - 2

Tracklist :

01 : Life Evermore Part 2
02 : For I Am Death
03 : When I Wake Up
04 : Love Me
05 : Dragonfire
06 : Dear God
07 : Life Evermore Part 3
08 : About You
09 : Spell On You
10 : Rollercoaster Of Life
11 : Eye Of The Storm
12 : Devil In Disguise
13 : Dark Days
14 : Life Evermore Part 1


Four years after Death By Rock And Roll, The Pretty Reckless returns with Dear God, their fifth studio album, set for release on June 26th via Fearless Records. Throughout their career, the quartet has built a sound rooted in hard rock and alternative rock, blending classic riff-driven influences with grunge, blues, Southern gothic atmospheres and a timeless rock’n’roll spirit. On Dear God, the band embraces vulnerability as much as intensity, delivering a record that feels raw, desperate and deeply human. Built almost entirely around Taylor Momsen’s vocals, Ben Phillips’ guitar work, Mark Damon’s bass and Jamie Perkins’ drums, the album rejects modern studio excess in favor of something more organic and honest.

by Zo

The journey begins with « Life Evermore Pt 2 », a brief introduction that immediately establishes the album’s reflective tone. Soft, gritty and atmospheric, it acts as the first piece of a thread that will run throughout the entire record. That calm is quickly followed by « For I Am Death », a track that feels instantly familiar. Driven by steady guitar riffs and a classic The Pretty Reckless energy, it recalls elements of the band’s earlier material while already showcasing a more mature approach to songwriting. « When I Wake Up » shifts gears a bit but keep on the energy. A commanding bass line takes the lead, giving the song a punchy rock’n’roll swagger. The repeated chorus, « When I wake up I don’t know where I was last night », lingers long after the track ends, while several rhythmic changes keep everything moving forward. It is impossible not to get swept up in its energy. The following « Love Me » slows things down emotionally rather than musically. Built around themes of depression, isolation and the desperate need for connection, the song is hauntingly beautiful. There is something brutally honest in its sadness, making it one of the album’s most vulnerable moments and one that naturally invites singalongs from anyone who has ever felt alone.
The acoustic-driven « Dragonfire » brings another dimension to the record. Beginning as a folk-inspired song before drifting into something more psychedelic, it demonstrates the band’s ability to move between styles without losing their identity. That versatility continues on the title track. « Dear God » unfolds as a slow-burning centerpiece, balancing strength and vulnerability with remarkable precision. Dark and atmospheric, it feels as though it could erupt at any moment without ever fully giving in to that temptation. Taylor Momsen’s voice carries the track effortlessly, while the haunting guitar work deepens its emotional weight.
The appearance of « Life Evermore Part 3 » serves as a quiet interlude and marks a subtle shift in the album’s emotional journey before « About You » injects fresh energy. Here, guitars and vocals pull us effortlessly onto the dance floor, turning frustration and anger into something cathartic. That rock’n’roll momentum continues with « Spell On You », which immediately stands out thanks to its introduction, bringing even more storytelling to the record, and witchy atmosphere. The keyboards play a crucial role in shaping the song’s identity, adding textures that feel unique within the record while bringing back some of the occult-inspired vibes that have occasionally surfaced throughout The Pretty Reckless‘ catalogue.
As the album enters its final stretch, it becomes increasingly introspective and softer. « Rollercoaster Of Life » rides on acoustic guitar, bass and drums, creating a breezy almost sixties-inspired atmosphere. The production shines here, allowing every instrument space to resonate while keeping Taylor Momsen‘s voice firmly at the center. « Eye Of The Storm » follows a similar path, gradually building intensity from a restrained beginning.
The emotional peak arrives with « Devil In Disguise ». Written following the passing of the singer’s friend Michelle Trachtenberg, the song feels deeply personal. Soft and delicate, almost like a lullaby, it carries immense grief while simultaneously celebrating love and memory. It is a beautiful tribute and one of the most moving moments on the record.
That fragility gives way to « Dark Days », which returns to a grittier rock sound. Filled with themes of mortality, faith, witchcraft and hope, the song acknowledges darkness without surrendering to it. There are echoes of Soundgarden in the guitar work toward the end, particularly reminiscent of « Like A Stone », while Taylor Momsen once again demonstrates her remarkable ability to adapt her voice to the mood of each song. Whether comforting, raging or grieving, she always sounds completely convincing.
Finally, « Life Evermore Part 1 » brings everything to an end as well as a beginning. The line « I don’t want to be fooled or surprised by life anymore – my life evermore » feels like a fitting conclusion to the journey. What began with reflection ends with acceptance, tying together the album’s themes of regret, mortality, resilience and moving forward.

Dear God does not reinvent The Pretty Reckless but it definitely sharpens what they already do best. It feels familiar yet more mature, more vulnerable and more confident in its identity. Through moments of grief, introspection, anger and hope, the band delivers a record that remains deeply rooted in their style while allowing its emotions to breathe. The result is an album that feels honest from beginning to end, one that lingers long after its final notes fade away.

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