Rendez-vous annuel immanquable de la rédaction, le Rock In Bourlon était de retour ce week-end du 26 juin, toujours sur la place de l’Abreuvoir. 3 jours de musiques intenses, pour une palette de la musique amplifiée qui a fait saliver un public venu de toute la France (et même d’Europe). Retour sur cette première journée de festival, en compagnie de Sylvaine, Agriculture, King Yosef, Nothing, Author & Punisher, Mourir, Vacuous, Bank Myna, Mòr, Canteleu et Toru.
Mòr
Comme l’an dernier, le festival démarre sur la petite scène du Paon où les gens arrivent petit à petit. Mòr ne se démontent pas et lancent sans ménagement leur black métal qui mêle parties très raw et d’autres plus atmosphériques. La groupe rouennais issu du collectif La Harelle nous livre un set parfait pour ouvrir cette édition du festival. Lord Telümehtår nous émerveille avec ses cris puissants pendant que les musiciens nous font voyager dans un monde dévasté avec des compositions toutes plus puissantes les unes que les autres. Lorsque le public finit par être présent en nombre l’ambiance monte d’un cran et nous fait ressentir que la musique du groupe frappe les premiers curieux et les fans par un côté captivant qui ne cesse de nous émerveiller de minute en minute. Evidemment début de journée oblige, le set sera plutôt court mais nous laissera avec l’envie d’aller découvrir plus en détails la discographie du groupe. On ne pouvait rêver meilleur début de festival et on se délecte d’encore quelques riffs et rythmiques ciselées avant de quitter la scène pour se diriger vers la suite de nos aventures. En tout cas on ressort conquis et prêts à replonger plus en longueur avec Mòr dans leur univers.
Canteleu
Les locaux de Canteleu débarquent sur la scène de l’Abreuvoir pour le premier concert de la journée. Il fait chaud et la cold du groupe lillois rafraichit nos esprits. On sent que la formation, passée de trio à quatuor depuis l’arrivée de Antoine (Sunstare, Korsakov) à la deuxième guitare, prend de l’ampleur à chaque prestation et ce set à Bourlon le confirme. Le public profite pleinement de la proposition de ce groupe que beaucoup découvrent mais que nous sommes ravis de retrouver. On sent le bonheur de la formation et en particulier la chanteuse Zelda (qui n’est autre que la responsable des bénévoles du festival), d’être sur cette scène qui compte tant pour eux. Avec encore peu de morceaux au compteur le set file vite mais continue de laisser entrevoir un futur radieux pour un groupe déjà bien encré dans la scène locale et qui n’a de cesse de s’améliorer à chaque fois qu’on les voit. Un bien beau moment de musique, de camaraderie évidente et de musique vécue toujours plus fort.
Toru
On enchaîne sur le paon avec la noise de Toru! Le groupe très expérimental nous rappelle que le Bourlon sait que le public présent sait apprécier cette vibe musicale et autant vous dire que le trio vient nous montrer tout son talent. Entre les parties de batterie versatiles à souhait de Nicolas Brisset, l’inventivité de Héloïse Francesconi à la guitare et au chant et le jeu digne du free jazz mais version métal de Arthur Arsenne, on se retrouve emporté dans un univers musical unique qui ne laisse pas indifférent. D’ailleurs, Nicolas n’hésite pas à jouer sur une cymbale avec une autre placée au bout de sa baguette de batterie! On vous avait prévenu que c’était expérimental, mais c’est surtout très réussi. Evidemment c’est plus difficilement accessible mais loin d’être moins enthousiasmant. On se laisse porter par des morceaux longs laissant éclater l’envie des trois musicien.ne.s de nous surprendre et de ne pas nous laisser nous reposer sur nos préconceptions. Une bien belle découverte qu’on vous invite à faire! On se note dans un coin de notre tête de foncer découvrir leur travail sur disque, mais malheureusement on ne verra pas tout le set car une interview nous attend.
Bank Myna
C’est au tour de Bank Myna de monter sur scène et vu la qualité de leur album EIMURIA, on attendait ce live de pied ferme. Comme prévu, la beauté du post rock teinté de doom du groupe parisien vient prendre le public de Bourlon aux tripes tant chaque titre est une pure merveille auditive. Maud Harribey excelle aussi bien au chant qu’au violon et vient faire voyager nos esprits toujours plus loin portée par le l’énergie du reste du groupe tout au long du set. C’est à se damner de beauté et cela nous rappelle à quel point ce groupe peut proposer un véritable expérience autant en live que sur disque. Le silence dans la foule montre bien que l’envoutement est total et que Bank Myna frappent un grand coup à Bourlon. Le set file à une vitesse folle et nous fait oublier un temps la chaleur caniculaire sur le site du festival. On se laisse transporter pendant tout ce set, bien trop court à notre goût, où chaque personne présente sur scène aura fait iradier son talent pour un set sublime qui aura clairement laisser sa marque sur le festival.
Mourir
Quelques temps avant la sortie de leur album Nous, Le Venin, et après une interview qu’on vous proposera de découvrir très bientôt, il est temps pour nous de retrouver les toulousains de Mourir sur la scène du Paon. Leur black métal dévastateur vient là aussi nous faire passer sous une lame de fond émotionnelle. Les titres du nouvel album prennent une dimension folle en live et les titres plus anciens nous rappellent que depuis sa création le groupe a su proposer un son unique qui vient encapsuler le meilleur des autres formations des membres tout en y insufflant quelque chose d’unique et vient nous mettre à l’envers tant chaque chanson est une avalanche sonore à elle toute seule. Entre la basse jouée à l’archet à plusieurs reprises par Théophile Antolinos, qu’on retrouvera sur scène le lendemain avec Bruit ≤, ou le chant habité de Olivier Lolmède, on se retrouve dans un univers sombre où la musique est aussi accueillante que tout ce qui peut nous entourer à l’extérieur du cadre enchanteur du festival. Le groupe excelle et met tout le monde d’accord avec un set sans temps mort qui ne fait que confirmer que cette formation a de beaux jours devant elle. De notre côté on a encore pris une claque et on attend avec impatience de pouvoir vous parler de l’album à venir le 10 juillet prochain.
Author & Punisher
Sur la grande scène le set up toujours aussi impressionnant et toujours construit par et pour lui même de Author & Punisher est installé et nous voilà prêts à plonger dans cet univers indus des plus engageants. Pour ce nouveau passage à Bourlon Tristan Shone nous balance ses meilleures compositions avec un son boosté pour nous exploser les tympans. A la guitare on retrouve Doug Sabolick de Ecstatic Vision, qui semble vivre définitivement à Bourlon vu qu’on le voit quasiment tous les ans sur le festival, et qui arbore des lunettes assez impressionnantes par ailleurs. L’ensemble est captivant et nous en met plein les oreilles avec toujours le combat antifasciste au centre du projet, surtout avec le These Machines Kills Fascist inscrit sur l’avant du set up. Sur « Black Storm Petrel » voilà Fange qui débarquent tous sur scène! Enfin presque puisque au début du titre c’est Antoine Perron qui empoigne le micro en premier accompagné de ses comparses à la guitare. Puis Matthias Jungbluth arrive à son tour et détruit tout sur son passage comme à son habitude! On ne pouvait rêver meilleur featuring, surtout que c’est une véritable surprise quand on sait que le groupe ne joue que le lendemain sur le festival. On poursuit tout en énergie et en indus assené dans nos oreilles tel un parpaing en pleine face. On sent que Tristan et Doug se sentent chez eux sur le festival et ce set s’inscrit vraiment comme un tout meilleur de cette première journée.
Vacuous
En parlant de musique subtile, il est temps de retrouver Vacuous sur Le Paon! Le groupe de death anglais n’est pas venu pour trier les lentilles et démarre en trombes avec un titre rapide à souhait et un Jo Chen en forme olympique au chant. Le public n’en demandait pas temps et se lance dans le pogo tête la première. Les riffs de Michael Brodsky et Ezra Harkin dévastent tout pendant que côté rythmique, Max Southall à la batterie et Zak Mullard mettent les nuques à rude épreuve. Le groupe excelle avec des morceaux rapides et furieux, mais malheureusement de notre côté on reste un peu en dehors. Loin de nous de dire que la performance n’était pas bonne, elle était excellente mais disons que nous étions moins dans notre style de prédilection. On reste tout de même sur une belle découverte et une envie du groupe de faire de ce set à Bourlon un souvenir impérissable pour le public présent, qui était définitivement réceptif.
Avant de continuer la suite de cette première journée petite déviation par le reste du site pour vous parler des offres que le Bourlon propose à son public. Tout d’abord comme tous les ans on salue la proposition de nourriture avec un stand végétarien et végan délicieux. Les fans du Dahl du vendredi ont été largement rassurés par l’excellent riz curry proposé à la place pendant que les autres avaient accès à la friterie et le stand de grillages. Le tout toujours préparé par les bénévoles qu’on ne peut que remercier. Côté boisson, on salue également les citronnades et iced tea maisons a des prix doux en cette période de canicule ainsi que les propositions entièrement locales aussi bien côté boissons softs qui bières. Cet encrage fait du bien et rappelle qu’il est possible de faire tourner un festival à taille humaine sans grosses marques internationales. Côté stands on retrouve les belles affiches et autres dessins et cartes postales au stand expo. On passe d’ailleurs le coucou ici aux amis Timbergigs, Vaderetro ou encore Ëmgalaï Grafik, responsable pour ce dernier de la sublime affiche de cette édition. Comme toujours les porte monnaies se vident aussi bien au merch que sur ce stand expo signe là aussi que l’artisanat a de beaux jours devant lui à Bourlon.
Nothing
C’est au tour de Nothing de prendre place sur la scène de l’Abreuvoir avec leur shoegaze toujours aussi émouvant. Leur album A Short History of Decay a beaucoup tourné depuis sa sortie et on est ravis de pouvoir les voir sur le festival. Le son aura quelques petits soucis de réglage, mais de mon côté on profite pleinement de chaque seconde du set et en particulier des riffs majestueux de Domenic « Nicky » Palermo, Cam Smith et Doyle Martin ainsi que de la voix sublime de Dominic qui me colle des frissons d’entrée. Même si une partie du public semble un peu déçue par cette prestation, on voit quand même beaucoup de gens se laisser porter par les morceaux émouvants du combo de Philadelphie. Pendant une petite heure le groupe déroule son set avec toujours cette envie de nous faire voyager dans cet univers vaporeux où quelques petites incursions plus énergiques viennent nous cueillir. Zachary Jones à la batterie et Bobb Bruno à la basse ne sont pas en reste et nous livrent des parties rythmiques de toute beauté. Un set qui restera comme une première rencontre live réussie avec Nothing de notre côté mais qui me laisse avec l’envie de les redécouvrir plus longuement en salle.
King Yosef
Après un concert d’anthologie en février dernier à La Bulle Café, il nous tardait de voir King Yosef arriver sur les terres de Bourlon! Et autant vous dire que ce set restera comme un des tout meilleurs de la journée. C’est simple, en quelques instants on sent que l’indus de Tayves Pelletier fait mouche auprès de tout le public amassé devant la scène. Malgré un soucis de micro vite réglé, le musicien américain et ses comparses aux claviers et à la batterie nous déroulent un set de haute volée. La puissance des morceaux n’a d’égal que la présence scénique magnétique de Tayves. Les morceaux de Spire Of Fear résonnent fort à Bourlon et le pit s’en ressent. On se reprend une baffe encore plus grande qu’en février ou qu’à l’écoute de l’album, et on profite à fond. Les fans sont aux anges et ceux qui découvrent le travail de l’américain ressortent de la performance le sourire aux lèvres en n’arrêtant pas de louer le set de King Yosef. Chaque titre a été une véritable décharge brute d’énergie et de son puissant en pleine face et on ne pouvait rêver mieux pour accueillir la nuit qui commence à bien tomber sur le festival. Clairement ce soir King Yosef aura été le Roi de Bourlon et on sait qu’il n’hésitera pas à revenir dès que possible vu l’accueil qui lui a été réservé ce soir.
Agriculture
La nuit est bien là et c’est au tour d’une de nos plus grosses attentes de la journée de monter sur scène, Agriculture. Les américains et leur cathartic black metal vont une fois de plus nous faire chavirer. Entre les voix aussi belles que complémentaires de Dan Meyer (guitares) et Leah Levinson (basse) ainsi que les riffs de Richard Chowenhill et les rythmiques à tomber de Kern Haug à la batterie, nous voilà plongés dans un set d’anthologie en quelques instants. Sur les parties plus douces Kern n’hésite pas à s’assoir par terre pour se poser et laisser ses comparses faire de leurs riffs et lignes de basse des moments suspendus. Le riff de « Bodhidharma » nous colle des frissons tant il est splendide, mais clairement ça sera le cas de l’intégralité du set. Le quatuor est au sommet de son art et nous livre le meilleur de sa discographie, en mettant bien évidemment en avant l’album The Spiritual Sound sorti en 2025. Chaque morceau est plus beau que les précédents et chaque partie instrumentale ou vocale viens nous coller des frissons. Impossible de ne pas être subjugués par la beauté du set de la formation américaine, et il en sera de même pour le public médusé devant tant de puissance émotionnelle. En fin de set nous avons le droit à la phrase « Happy Pride Month and fuck the fascist » finalement fort à propos vu le monde qui nous entoure. On aura vécu ce set d’Agriculture sur un petit nuage portés par la beauté de leur black métal, et pour ça merci! On espère vivement avoir la possibilité de voir le groupe sur scène en headline un peu partout en France très bientôt et vu l’accueil ce soir ça ne saurait tarder.
Sylvaine
Après une petite pause pour tenir jusqu’à la fin de soirée et la fameuse soupe à l’oignon du camping, il est temps de se retrouver devant l’Abreuvoir pour le set de Sylvaine. Accompagnée de ses musiciens la musicienne d’origine norvégienne, mais vivant en France, débarque devant un public conquis d’avance, tout comme son bassiste Maxime Mouquet (Queen(Ares)), local de l’étape, acclamé par les premiers rangs à grands coups de « MAXIMMME! ». On sait déjà que le set va nous transporter dans un univers onirique dont seul la musicienne a le secret. Dès les premiers instants, la musique nous prend là aussi aux tripes pour ne plus nous lâcher. La chanteuse alterne entre parties hurlées et un chant cristallin du plus bel effet. Son blackgaze vient ravir le public et le plonger dans ses songes pendant une heure. On navigue entre douceur et morceaux bien plus dévastateurs aisément tout en se délectant de chaque note comme un véritable bonbon sonore. Lorsque les dernières mesures résonnent dans la nuit de Bourlon, on se dit qu’on aurait bien pris un titre supplémentaire tant le temps nous a paru court. En tout cas, Sylvaine prendra le temps de saluer l’organisation et tous ses musiciens avant de nous remercier pour l’accueil et nous donner rendez-vous très vite pour la suite. On aura été bercés par la musique de Sylvaine et par la beauté de l’interprétation. Quelle meilleure manière que de clôturer cette première journée de festival! Maintenant, direction la soupe!
Life In Bourlon
An unmissable annual event for our editorial team, Rock In Bourlon was back this weekend of 26 June, once again at the Place de l’Abreuvoir. Three days of intense music, showcasing a diverse range of amplified sounds that had audiences from all over France (and even Europe) on the edge of their seats. A look back at the festival’s opening day, featuring Sylvaine, Agriculture, King Yosef, Nothing, Author & Punisher, Mourir, Vacuous, Bank Myna, Mòr, Canteleu and Toru
Review by Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
Mòr
Just like last year, the festival kicks off on the Paon’s small stage, where people are gradually arriving. Mòr don’t hold back and launch straight into their black metal, which blends very raw passages with more atmospheric ones. The Rouen-based band, part of the La Harelle collective, delivers a perfect set to open this year’s festival. Lord Telümehtår captivates us with his powerful screams whilst the musicians transport us to a devastated world with tracks each more powerful than the last. Once the crowd has finally turned out in numbers, the atmosphere steps up a notch, making us feel that the band’s music is striking both first-time listeners and fans alike with a captivating quality that never ceases to amaze us with every passing minute. Naturally, given it’s early in the day, the set is rather short, but it leaves us keen to explore the band’s discography in more detail. We couldn’t have asked for a better start to the festival, and we revelled in a few more finely crafted riffs and rhythms before leaving the stage to head off on the next leg of our adventures. In any case, we came away thoroughly won over and ready to dive deeper into Mòr’s world.
Canteleu
The Canteleu locals take to the Abreuvoir stage for the first gig of the day. It’s hot, and the Lille-based band’s cool sound refreshes our spirits. You can tell that the band, which has grown from a trio to a quartet since Antoine (Sunstare, Korsakov) joined on second guitar, is gaining momentum with every performance, and this set in Bourlon confirms it. The audience is thoroughly enjoying the band’s set; many are discovering them for the first time, but we’re delighted to see them again. You can sense the band’s joy, and particularly that of singer Zelda (who is none other than the festival’s volunteer coordinator), at being on this stage that means so much to them. With still only a few tracks under their belt, the set flies by but continues to hint at a bright future for a band already firmly established on the local scene and one that keeps getting better every time we see them. A truly wonderful moment of music, obvious camaraderie and a sound that grows ever more intense, bit by bit.
Toru
We move straight on to Le Paon with Toru’s noise! This highly experimental band reminds us that Bourlon knows the audience here appreciates this musical vibe, and needless to say, the trio is here to show us just how talented they are. Between Nicolas Brisset’s wonderfully versatile drumming, Héloïse Francesconi’s inventiveness on guitar and vocals, and Arthur Arsenne’s playing, reminiscent of free jazz but with a metal twist, we find ourselves swept away into a unique musical universe that leaves no one indifferent. In fact, Nicolas doesn’t hesitate to play one cymbal whilst holding another at the end of his drumstick and hitting the other with it! We did warn you it was experimental, but above all, it’s very successful. Of course, it’s a bit more challenging to get into, but it’s far from any less exciting. We let ourselves be carried away by long tracks that give free rein to the three musicians’ desire to surprise us and prevent us from resting on our preconceptions. A truly wonderful discovery that we invite you to make! We make a mental note to rush off and discover their recorded work, but unfortunately we won’t be able to see the whole set as an interview awaits us.
Bank Myna
It was Bank Myna’s turn to take to the stage, and given the quality of their album EIMURIA, we were eagerly awaiting this live performance. As expected, the beauty of the Parisian band’s doom-tinged post-rock gripped the Bourlon audience right in the gut, as each track was a pure auditory delight. Maud Harribey excels both on vocals and the violin, taking our minds on an ever-deeper journey, carried along by the energy of the rest of the band throughout the set. It’s breathtakingly beautiful and serves as a reminder of just how much this band can deliver a truly immersive experience, both live and on record. The silence amongst the crowd clearly shows that the spell is complete and that Bank Myna have made a huge impact at Bourlon. The set flies by at breakneck speed, making us forget for a while the sweltering heat at the festival site. We let ourselves be carried away throughout the set, far too short for our liking, where every member on stage has shone with their talent, delivering a sublime performance that has clearly left its mark on the festival.
Movrir
Shortly before the release of their album Nous, Le Venin, and following an interview which we’ll be bringing you very soon, it’s time for us to catch up with Toulouse-based band Mourir on stage at Le Paon. Their devastating black metal once again sweeps us up in an emotional tidal wave. The tracks from the new album take on a wild new dimension live, whilst the older numbers remind us that, ever since their formation, the band has managed to craft a unique sound that encapsulates the best of the members’ other projects whilst infusing it with something entirely their own, leaving us reeling, as each song is a sonic avalanche in its own right. From the bass played with a bow on several occasions by Théophile, whom we’d see on stage the following day with Bruit ≤, to Olivier Lolmède’s possessed vocals, we find ourselves in a dark universe where the music is as welcoming as anything that might surround us outside the festival’s enchanting setting. The band excels and wins everyone over with a non-stop set that only serves to confirm that this line-up has a bright future ahead of it. As for us, we’ve been blown away yet again and can’t wait to tell you all about the album due out on July 10th.
Author & Punisher
On the main stage, Author & Punisher’s set-up, s impressive as ever and still built by and for himself, is in place, and here we are, ready to dive into this utterly captivating industrial universe. For this latest appearance at Bourlon, Tristan Shone treats us to his finest tracks, with a amplified sound designed to blow our eardrums away. On guitar is Doug Sabolick from Ecstatic Vision, who seems to have made Bourlon his permanent home, given that we see him at the festival almost every year, and sporting amazing glasses. The whole performance is captivating and a real treat for the ears, with the anti-fascist struggle still at the heart of the project , especially with ‘Thiese Machines Kills Fascists’ emblazoned on the front of the set-up. During ‘Black Storm Petrel’, the Fange crew all storm onto the stage! Well, almost, because at the start of the track, it’s Antoine Perron who grabs the mic first, accompanied by his bandmates on guitar. Then Matthias Jungbluth arrives in turn and tears everything apart in his path, as usual! We couldn’t have asked for a better guest appearance, especially as it’s a real surprise given that the band aren’t due to play until the following day at the festival. The energy keeps surging, with industrial sounds pounding our ears like a concrete block to the face. You can tell that Tristan and Doug feel right at home at the festival, and this set really stands out as one of the absolute highlights of this first day.
Vacuous
Speaking of subtle music, it’s time to welcome back Vacuous to Le Paon! The English death metal band aren’t here to mess about and kick off at full throttle with a blisteringly fast track and Jo Chen in top form on vocals. The crowd didn’t need to be told twice and plunged headfirst into the mosh pit. The riffs from Michael Brodsky and Ezra Harkin are absolutely devastating, whilst on the rhythm side, Max Southall on drums and Zak Mullard put everyone’s necks through their paces. The band excels at fast and furious tracks, but unfortunately, for us, it didn’t quite hit the spot. Far be it from us to say the performance wasn’t good, it was excellent, but let’s just say we were not in our favorite area in music. Nevertheless, it was a great discovery, and the band clearly wanted to make this set at Bourlon an unforgettable experience for the audience, who were definitely receptive.
Before we continue with the rest of this first day, let’s take a quick detour around the rest of the site to tell you about what Bourlon has on offer for its visitors. First of all, as every year, we’d like to praise the food on offer, which includes a delicious vegetarian and vegan stall. Fans of the Friday Dahl were more than satisfied by the excellent curry rice served instead, whilst others could enjoy the chip shop and the barbecue stall. All of this was, as always, prepared by the volunteers, to whom we can only say a big thank you. On the drinks front, we’d also like to highlight the homemade lemonades and iced tea at reasonable prices during this heatwave, as well as the entirely local options for both soft drinks and beers. This local focus is refreshing and serves as a reminder that it’s possible to run a festival on a human scale without relying on major international brands. As for the stalls, the exhibition stand features beautiful posters, drawings and postcards. We’d also like to say hello here to our friends at Timbergigs, Vaderetro and Ëmgalaï Grafik, the latter being responsible for this year’s stunning poster. As always, wallets are being emptied at both the merch stall and the exhibition stand – further proof that the arts and crafts scene has a bright future ahead of it in Bourlon.
Nothing
It’s Nothing’s turn to take to the stage at L’Abreuvoir with their shoegaze, which is as moving as ever. Their album A Short History of Decay has been played extensively since its release, and we’re delighted to be able to see them at the festival. There were a few minor sound issues, but for our part we were thoroughly enjoying every second of the set, particularly the majestic riffs from Domenic “Nicky” Palermo, Cam Smith and Doyle Martin, as well as Dominic’s sublime vocals, which gave me goosebumps right from the start. Although some of the audience seem a little disappointed by the performance, we can still see plenty of people getting carried away by the moving tracks from this Philadelphia-based band. For just under an hour, the band play their set, always with that desire to transport us into their ethereal world, punctuated by a few more energetic bursts that really grab our attention. Zachary Jones on drums and Bobb Bruno on bass are no slouches either, delivering some absolutely stunning rhythmic parts. A set that will go down as a successful first live encounter with Nothing, and one that leaves us wanting to rediscover them over a longer set in a concert venue.
King Yosef
After a legendary gig last February at La Bulle Café, we couldn’t wait to see King Yosef take to the stage in Bourlon! And let me tell you, this set will go down as one of the very best of the day. Quite simply, within moments you could tell that Tayves Pelletier’s industrial sound was striking a chord with the entire crowd gathered in front of the stage. Despite a microphone glitch that was quickly sorted out, the American musician and his bandmates on keyboards and drums delivered a top-class set. The power of the tracks was matched only by Tayves’ magnetic stage presence. The tracks from Spire Of Fear resonated loudly in Bourlon, and the mosh pit felt every beat. We’re treated to an even bigger thrill than in February or when listening to the album, and we’re making the most of it. The fans are over the moon, and those discovering the American artist’s work for the first time leave the performance with smiles on their faces, full of praise for King Yosef’s set. Every track was a raw burst of energy and powerful sound right in our faces, and we couldn’t have asked for a better way to welcome the night as darkness began to fall over the festival. Clearly, tonight King Yosef was the King of Bourlon, and we know he won’t hesitate to return as soon as possible, given the welcome he received tonight.
Agriculture
Night has well and truly fallen, and it’s now the turn of one of our most eagerly anticipated acts of the day to take to the stage: Agriculture. The Americans and their cathartic black metal are once again set to blow us away. With the beautiful and complementary vocals of Dan Meyer (guitars) and Leah Levinson (bass), alongside Richard Chowenhill’s riffs and Kern Haug’s jaw-dropping drumming, we’re plunged into a set for the ages in a matter of moments. During the softer passages, Kern doesn’t hesitate to sit down on the floor to relax, letting his bandmates turn their riffs and bass lines into moments of suspended time. The riff in “Bodhidharma” sends shivers down our spines, it’s so splendid, though clearly this will be the case throughout the entire set. The quartet are at the peak of their artistry and deliver the best of their discography, naturally highlighting the album The Spiritual Sound, released in 2025. Each track is more beautiful than the last, and every instrumental or vocal passage sends shivers down our spines. It’s impossible not to be captivated by the beauty of this American band’s set, and the same goes for the audience, spellbound by such emotional power. At the end of the set, we’re treated to the phrase “Happy Pride Month and fuck the fascists” – a statement that’s ultimately very apt given the world around us. We were on cloud nine throughout Agriculture’s set, swept away by the beauty of their black metal – and for that, thank you! We very much hope to have the chance to see the band headline shows all over France very soon, and judging by the reception tonight, it won’t be long now.
Sylvaine
After a short break to keep us going until the end of the evening and the campsite’s famous onion soup, it’s time to gather in front of L’Abreuvoir for Sylvaine’s set. Accompanied by her band, the Norwegian-born musician, who now lives in France, takes to the stage in front of an audience already won over, as is her bassist Maxime Mouquet (Queen(Ares)), a local, who is cheered on by the front rows with loud cries of “MAXIMMME!”. We already know that the set is going to transport us into a dreamlike world known only to the musician herself. From the very first moments, the music grabs us by the gut and never lets go. The singer alternates between screeching passages and crystal-clear vocals of the most beautiful effect. Her blackgaze delights the audience and plunges them into a dreamlike state for an hour. We glide effortlessly between gentle moments and far more devastating tracks, savouring every note like a true musical treat. As the final bars echo through the night in Bourlon, we find ourselves wishing for one more track, such was the sense that the time had flown by. In any case, Sylvaine took the time to acknowledge the organisers and all her musicians before thanking us for the warm welcome and promising to see us again very soon for the next instalment. We were lulled by Sylvaine’s music and the beauty of her performance. What better way to round off this first day of the festival! Now, off for some soup!




























































































































































