Nous vous emmenons découvrir un festival dont nous ne vous avions jamais parlé, et à tort : l’Ardenn’Rock! Nous étions à Signy-l’Abbaye, dans le département des Ardennes pour assister à la huitième édition de ce festival créé en 2018. Nous arrivons sur le site le deuxième jour, soit le plus imposant niveau programmation. Nous attendions Still Motion, Calimucho, Zéro Talent, Les Clébards, Mad in Ska, Cachemire (en remplacement de Didier Super), Resto Basket, Lofofora et Banane Metalik. Dur rock, du punk, du ska et surtout un grand soleil étaient donc au rendez vous !
Report par Mégane Canis
Photos par Victor Brunerie
English version below
En raison d’imprévus personnels, nous n’avons pas pu assister à la première journée du festival, qui voyait à sa programmation de nombreux groupes locaux ou du moins régionaux. Nous rejoignons donc le site le samedi. A notre arrivée, nous découvrons en premier lieu un camping qui semble être laissé en autogestion. Nous disposons de tout le confort nécessaire et avons pour seule consigne de laisser le site propre. Après un rapide tour de cet endroit, nous nous rendons sur le site du festival. Il est encore tôt, il fait très chaud et peu de monde est sur place. Le site ayant changé depuis la dernière fois où je suis venue (en 2021 tout de même…), on galère un peu à trouver l’entrée. Il faut dire que le camping est à environ 750 mètres du festival, au calme. Des navettes rallient les deux sites toute la journée si l’option pédestre est trop contraignante. Le vaste site est encore un peu vide, mais nous constatons une offre de bières assez impressionnante ! En effet, pas moins de 10 sortes de ce breuvage sont proposées, et toutes locales !
On démarre donc par Still Motion, qui en s’installant semble être un groupe de jeunes du coin. Ils ont gagné le prix du public lors du Hall’Attaque, tremplin du festival. Il s’agit en effet d’un groupe local qui ouvre donc ce samedi. Beaucoup de leurs amis sont collés aux barrières pour les acclamer. Il faut bien avouer qu’avec cette chaleur on se dit d’emblée que l’on restera un peu devant la scène avant d’aller profiter du set plus loin, à l’ombre. Sauf qu’on se rend bien compte après quelques minutes qu’on est totalement happé par la prestation. Là où on s’attendait au mieux à un groupe sympathique, on prend rapidement une énorme claque. Les lignes de basse nous tabasse avec force, évoquant les Red Hot Chili Peppers que la formation cite comme influence. Mais on note également un son équilibré comme nous voyons rarement en ouverture de festival. De la même manière, la voix vient nous chopper avec des émotions fortes, puissantes et ancrées. Elle se fait parfois slamée, à la manière d’un Nous Étions une Armée. On se prend d’ailleurs à les imaginer ensemble au cours de ce concert. La batterie effectue des nuances de haute volée, la guitare nous envoie des mélodies… Bref on est séduit par la proposition, et même bien au delà. On est tout simplement bluffés par une diversité vocale incroyable et des compositions complexes et très agréables à écouter. Un reprise des Red Hot Chili Peppers vient quasiment conclure le set, là où notre phrase de fin est « venez sur Lille, on vous organise une date! »
On enchaine avec Calimucho, groupe que nous connaissons grâce à l’Arsenal Rock Festival. Xav (chant) en est en effet son organisateur. Nous avions eu la chance de les voir en warm’up de l’Arsenal à Saint Quentin en 2024. Ils officient sur la seconde scène du festival « La crête des mineurs ». On entre ici dans un punk rock plus old school et plus classique. Il faut dire que la formation existe depuis 1995, soit plus de 30 ans. Le groupe confie d’ailleurs avoir toujours voulu jouer sur ce festival. Ils nous partagent également leur envie et rêve d’un monde meilleur, celui où chacun aurait la chance d’être intégré. Face à leurs compositions, on ressent un aspect Sales Majestés époque Arno Futur dans le son et la composition des titres. La formation déroule ainsi une petite heure de set, qui ravie les amateurs de punk authentique et sans chichi. Une belle entrée du punk sur cette journée de festival !
On retourne sur la grande scène aka « La Fosse aux Lions », avec des concerts qui s’enchainent non stop. Cette fois on y découvre Zéro Talent. Ils nous appellent par un sample électro pour enchainer sur un ska particulièrement dynamique. Les cuivres sont présents en force, notamment grâce à la présence de deux trombones. Un trompette vient compléter le tableau. La formation de Strasbourg instaure une ambiance festive et plutôt punk. La batterie est à la limite du blast par moments, amenant une énergie incroyable. Les danses et pogo démarrent rapidement et joyeusement dans la fosse. Les trombonistes nous rejoignent d’ailleurs dans nos danses, tout en évitant les jets d’eau qui permettent de rafraichir régulièrement le public. Zero Talent (qui en a bien plus!) nous emmène ensuite dans ses influences les plus profondes. Ils nous confient qu’en plus de NOFX, une autre artiste les a grandement influencé et nous proposent donc une reprise. On se retrouve alors à chanter à tue-tête le refrain de.. »Call me Maybe » de Carly Rae Jepsen, sur une ambiance ska. La formation a donc ce côté très décalé, et festif, nous évoquant notamment l’apéro et les gueules de bois. Mais certains titres abordent des sujets plus sérieux comme les inégalités de ce monde capitaliste. Au final, on ne voit pas du tout le temps passer et on ne peut que vous conseiller ce groupe de ska punk qui nous a totalement happé durant une heure !
On retraverse le site pour aller voir Les Clébards. Le groupe propose cet été quelques dates de reformation et je suis vraiment heureuse de pouvoir assister à l’une d’elle. Je les avais découvert en live en 2016 au Zikenstock et j’attendais vraiment de les revoir depuis. La formation bretonne fait donc partie de celles que j’avais le plus envie de voir sur cette journée. Accordéon et contrebasse viennent apporter une sonorité reconnaissable à la formation. On écoute avec plaisir les classiques comme « Pas envie d’me taire » que l’on reprend à tue-tête tout en dansant. Mika (chant) assure le show. On sent chez la formation une authenticité qui donne l’impression de faire la fête avec eux. Les compositions critiquent le système, évoquent l’écologie, l’avenir compromis par le capitalisme et le dégout de la politique. On est aussi parfois plus dans une dimension festive avec par exemple « Au bistrot de la marée basse » et son jaja à un euros. C’est d’ailleurs une bouteille de pinard géante qui vient nous faire une chorégraphie sur scène, mais aussi dans la fosse avec le public. On évoque également le mode de vie itinérant avec « Gitan ». Le concert file à une vitesse folle, entre chanson française, punk et folk. Certains titres nous évoquent des artistes comme Renaud. On les verrai bien à un évènement comme Wazemmes l’Accordéon. Mais il semble bien que le groupe soit en dernier baroud d’honneur. En effet, au moment de jouer « Zicos de Comptoir », la formation annonce « c’est là que tout a commencé et c’est là que tout finira ». On est en tout cas ravis d’avoir pu assister à ce concert, collant parfaitement à l’ambiance de l’Ardenn’Rock et ayant fait danser le public à souhait.
La journée est en non stop et c’est Mad in Ska qui prend la suite. Peu de suspens sur le style de proposé : on est bien sur du ska ! Il est ici réalisé grâce notamment à deux trompettes et un trombone. Les titres festifs sont également agrémenté d’un clavier entrainant. Le groupe jurassien enchaine les titres. Les paroles sont parfois lues sur une tablette. Le groupe entraine une atmosphère festive et dansante. Musicalement, c’est très qualitatif également. C’est un peu moins dynamique que Zero Talent qui proposait un ska punk qui nous entrainait davantage. On nous emmène tout de même dans un univers très stimulant avec par exemple une reprise de « I’m Blue » d’Eiffel 65, version cuivrée ! Nous passons donc un moment bien sympathique en compagnie de Mad in Ska et de son ska plus traditionnel.
Après une petite pause nécessaire par ces fortes chaleurs, nous faisons le pied de grue devant La Fosse aux lions pour attendre Cachemire. C’est pour moi la meilleure surprise de ce festival. En effet, il y a encore quelques semaines, c’était Didier Super qui était programmé. Pour des raisons de santé il a malheureusement dû annuler toute sa tournée. C’est donc Cachemire qui le remplace comme une des têtes d’affiche de la journée. Je retrouve donc avec plaisir la formation qui a clairement fait mon année 2025 et fait désormais partie de mes groupes préférés. Une fan base importante a fait le déplacement, et on retrouve notamment des personnes croisées lors de leur concert à La Cigale en janvier. Le triangle lumineux trône au milieu de la scène, et la formation débarque tout de blanc vêtu. Et c’est parti pour 1h30 de folie ! On démarre avec « Moi être roi » qui lance l’ambiance instantanément. Freddy et Alice sautent depuis la petite estrade proche de la batterie, et arpentent la scène en tous sens. L’énergie est comme toujours totalement folle. La reprise de « La nuit je mens » de Alain Bashung est tout simplement le meilleur hommage possible. Le groupe joue visuellement sur les codes des genres, avec les hommes en robe et la seule femme en short. Ils évoquent également cette question de genre et de transidentité dans « Adam », titre particulièrement poignant. Avant son interprétation, Freddy appelle chacun à être libre d’être soi-même et tolérant face à la différence. Juste devant nous, face à tant de tolérance, deux personnes préfèrent partir en soufflant. Pour tous les autres, les messages véhiculés par la formation sont porteurs et on exulte à chaque titre. On fait la fête ensemble, la musique de Cachemire étant en plus intergénérationnel. « Seul » nous offre un moment d’émotion unique, qui me donne comme toujours des frissons. Les sensations provoquées par la voix sont clairement authentiques et viennent des tripes. Elles viennent nous toucher en plein cœur. Après avoir rappelé à chacun de dire je t’aime aux gens qu’on aime, avant qu’il ne soit trop tard, grâce » Reset », on retrouve le lâcher prise qui caractérise Cachemire. En effet « Pied au plancher », titre on ne peut plus rock, nous appelle à foncer. Sur « animal », le groupe propose un wall of death 100% féminin. Il est visiblement très difficile pour les hommes de laisser leur place quelques minutes. Il faut insister longtemps pour qu’ils quittent le devant de la scène. Un homme se met même au milieu des lignes de femmes en baissant son pantalon en guise de provocation. Au final, on finit quand même par profiter à fond de ce moment. « Chansons pour sépultures », autre titre appelant à lâcher prise, nous fait faire une dernière grosse fiesta avec le groupe. Encore une fois, le rock à la fois old school (inspiré notamment par Led Zeppelin) et moderne de Cachemire a rassemblé et a trouvé son public. Et on a qu’une hâte : les revoir encore !
La soirée continue par nos retrouvailles avec Resto Basket. Je ne les avait pas revus depuis l’Arsenal Rock en 2024. Les grenoblois nous assène leur punk rock efficace et font remuer la Crêtes des Mineurs en ce début de soirée. Les compositions sont particulièrement dynamique et énervées. Des petits modes ska viennent mettre une ambiance plus festive, avant un enchainement de trois morceaux plutôt second degré. Le groupe enclenche le mode festival et l’ambiance est au rendez-vous. Le chant collégial donne un mood hyper chouette à la formation. On ne s’ennuie jamais, ça enchaine, ça joue et ça nous happe dans la tornade. La formation propose également des titres plus engagés, et évoque notamment les problèmes engendrés par le capitalisme, notamment sur l’environnement. Les titres sont frais, chantés en français et font un bien fou. L’équilibre entre les revendications et l’aspect plus festif déconnant est parfait pour que l’on se sente ensemble, autant dans la joie que dans la colère. En résumé : un groupe de punk comme on les aime !
Nous voilà arrivés à la grosse tête d’affiche de la soirée : Lofofora. Le concert démarre avec un tout petit retard. Il faut dire que l’organisation est au top et tient les délais depuis le début de la journée ! Comme à son habitude, le groupe nous passe une bande son avant le début du show pour réexpliquer les règles de respect demandées pendant le set. Un drapeau arc-en-ciel trône sur la batterie, et Lofofora va vite nous rappeler son engagement sur plusieurs fronts. La voix grave et profonde de Reuno nous met dans l’ambiance d’entrée de jeu. Son corps exprime les textes, tandis que la basse résonne avec force. Le public est en feu, et certains un peu trop, obligeant le concert à s’interrompre quelques secondes en raison d’une bagarre dans la fosse. Mais qu’importe, une fois ce petit incident réglé, on s’ambiance et on sort notre rage sur des titres récents comme « La Distance » ou « Konstat 2024 », tous deux parus sur l’album Cœur de Cible en 2024. Lofofora revient ensuite sur des périodes plus anciennes du groupe. A l’arrière, l’écran se met aux couleurs des albums dont les titres joués sont issus. Il faut dire que le groupe a sorti pas moins de 11 opus, ce qui laisse largement de la matière pour aller piocher un peu partout. On part ainsi en 1996 avec « Envie de Tuer ». La formation rappelle ainsi que son engagement, sa rage et son envie de retourner la table ne datent pas d’hier. Le pogo est complètement déchainé dans la fosse et cela fait plaisir à voir. Lofofora fait constamment monter la pression et le public, après l’avoir pas mal bu, la reçoit avec joie. On avance un peu dans le temps avec « Dur comme fer », paru lui en 1998 sur l’album éponyme. « Le pire » est fait pour se lâcher et le moins qu’on puisse dire c’est que ça fonctionne ! Reuno explique n’être pas très engagé en manif, mais aurait été à celle en faveur des droits des femmes qui avait lieu ce jour, citant au passage la reine Lio. « L’oeuf » vient remettre un coup d’antiracisme, et de pogos déchainés au passage, puis on arrive doucement vers la fin de ce concert démentiel. Lofofora a encore réussi à transformer une colère et une rage en un talent inouï pour rassembler et lutter ensemble au son des titres puissants.
Il est tard et il est temps pour le dernier groupe de la soirée de se produire. Banane Metalik propose un punk rockabilly avec contrebasse qui permet à l’énergie restante de s’exprimer. Le chanteur vient au plus près du public dès le début du concert, et les lights se font aussi dynamiques que le groupe. Au final, il passera quasiment plus de temps aux barrières que sur scène ! Ici aussi le groupe évoque des combats comme la lutte contre le patriarcat. Niveau univers, on est quelque part entre le gothique et les zombies, dans un côté post apocalyptique. La fatigue se fait clairement sentir, et la chaleur nous a écrasé toute la journée. Nous quittons donc tranquillement le site accompagnés des titres de Banane Metalik après quelques dizaines de minutes de concert, bien que nous soyons totalement convaincus par la proposition.
Cette journée à l’Ardenn’Rock Festival a tenu toutes ses promesses. On souffre un peu de la chaleur car les scènes sont à l’ombre particulièrement tard. Les zones d’ombres sont bien prévues par le festival mais un peu plus éloignées. On salue particulièrement le bar pour son efficacité : nous n’avons jamais attendu plus de quelques minutes ! Et le festival a proposé des bouteilles d’eau gratuites tout au long du festival, ce qui est un geste que nous avons trouvé particulièrement remarquable. L’offre de nourriture est également très chouette avec du local, du végé, et surtout des produits cuisinés et non transformés pour la plupart. Bref on a passé un super moment avec une organisation au top, une affiche remarquable et nous avons bien mangé et bien bu : c’est parfait !
Life In Ardenn’Rock
Un grand merci à César pour les accréditations, sa confiance et son accueil et bravo à toutes les équipes du festival pour l’organisation.
We’re taking you on a journey to discover a festival we’ve never told you about before, and quite wrongly so: Ardenn’Rock! We were in Signy-l’Abbaye, in the Ardennes department, to attend the eighth edition of this festival, which was launched in 2018. We arrived at the venue on the second day, which boasted the most impressive line-up. We were looking forward to seeing Still Motion, Calimucho, Zéro Talent, Les Clébards, Mad in Ska, Cachemire (standing in for Didier Super), Resto Basket, Lofofora and Banane Metalik. Hard rock, punk, ska and, above all, glorious sunshine were all on the cards!
Review by Mégane Canis
Pictures by Victor Brunerie
Due to unforeseen personal circumstances, we were unable to attend the first day of the festival, which featured a line-up of numerous local, or at least regional, bands. So we arrived at the site on Saturday. On arrival, the first thing we noticed was a campsite that appeared to be self-managed. We had all the necessary facilities, and the only rule was to leave the site clean. After a quick look around the campsite, we headed to the festival site. It was still early, very hot, and there weren’t many people there yet. As the site had changed since the last time I’d been there (back in 2021, mind you…), we struggled a bit to find the entrance. It’s worth noting that the campsite is about 750 metres from the festival, in a quiet spot. Shuttles run between the two sites all day long if walking is too much of a hassle. The vast site is still a bit empty, but we notice a rather impressive selection of beers! In fact, no fewer than 10 varieties are on offer, and they’re all local!
So we kick off with Still Motion, who, as they take to the stage, seem to be a group of local youngsters. They won the audience award at Hall’Attaque, the festival’s springboard. They are indeed a local band, and so they’re opening the show this Saturday. Lots of their friends are pressed up against the barriers cheering them on. We have to admit that, with this heat, our initial thought is to stay near the front of the stage for a bit before heading off to enjoy the set further back, in the shade. Except that, after a few minutes, we realise we’ve been completely swept away by the performance. Where we’d expected, at best, a likeable band, we’re quickly blown away. The bass lines hit us hard, evoking the Red Hot Chili Peppers, whom the band cite as an influence. But we also notice a balanced sound, the sort we rarely see from a festival’s opening act. Similarly, the vocals grab us with strong, powerful and grounded emotions. At times, they’re delivered with a slam, in the style of Nous Étions une Armée. In fact, we find ourselves imagining them performing together during this gig. The drums deliver some top-class nuances, whilst the guitar treats us to melodies… In short, we’re won over by what they have to offer, and then some. We’re simply blown away by their incredible vocal range and their complex compositions, which are a real pleasure to listen to. A cover of a Red Hot Chili Peppers song brings the set to a close, at which point our closing line is: “Come to Lille, we’ll organise a gig for you!”
Next up is Calimucho, a band we know from the Arsenal Rock Festival. Xav (vocals) is, in fact, the festival’s organiser. We were lucky enough to see them as the warm-up for the Arsenal in Saint-Quentin in 2024. They’re playing on the festival’s second stage, ‘La crête des mineurs’. Here we’re delving into a more old-school, classic style of punk rock. It’s worth noting that the band has been around since 1995, that’s over 30 years. The band also confides that they’ve always wanted to play at this festival. They share with us their desire and dream of a better world, one where everyone has the chance to feel included. Listening to their songs, one can sense a touch of Sales Majestés’ Arno Futur era in both the sound and the composition of the tracks. The band played a set lasting just under an hour, much to the delight of fans of authentic, no-nonsense punk. A brilliant start to the punk line-up on this day of the festival!
We’re back on the main stage, aka ‘La Fosse aux Lions’, with concerts coming thick and fast. This time, we’re discovering Zéro Talent. They draw us in with an electro sample before launching into a particularly energetic ska number. The brass section is out in force, thanks in particular to the presence of two trombones. A trumpet rounds off the line-up. The Strasbourg-based band creates a festive, rather punk atmosphere. The drums verge on a blast beat at times, bringing incredible energy. Dancing and pogoing kick off quickly and joyfully in the mosh pit. The trombonists even join in with our dancing, whilst dodging the jets of water used to regularly cool the crowd down. Zero Talent (who have far more talent than their name suggests!) then take us on a journey through their deepest influences. They reveal that, as well as NOFX, another artist has greatly influenced them and so treat us to a cover. We soon find ourselves singing at the top of our voices to the chorus of… Carly Rae Jepsen’s “Call Me Maybe”, set to a ska beat. The band has this very offbeat, festive side to them, reminding us in particular of pre-dinner drinks and hangovers. But some tracks tackle more serious subjects, such as the inequalities of this capitalist world. All in all, time just flies by, and we can’t recommend this ska-punk band highly enough, they completely swept us away for a whole hour!
We cross the site again to go and see Les Clébards. The band are playing a few reunion gigs this summer and I’m really happy to be able to catch one of them. I first saw them live in 2016 at Zikenstock and I’ve been really looking forward to seeing them again ever since. So this Breton band is one of the ones I was most keen to see today. The accordion and double bass lend the band their distinctive sound. It’s a pleasure to hear classics like “Pas envie d’me taire”, which we sing along to at the top of our voices whilst dancing. Mika (vocals) really steals the show. There’s an authenticity about the band that makes you feel as though you’re partying with them. Their songs criticise the system, touch on environmental issues, a future jeopardised by capitalism, and a distaste for politics. At other times, the mood is more festive, as with, for example, “Au bistrot de la marée basse” and its one-euro glass of wine. In fact, it’s a giant bottle of wine that takes centre stage, leading a dance routine not only on stage but also down in the pit with the audience. They also touch on the nomadic lifestyle with “Gitan”. The concert flies by at breakneck speed, switching between French chanson, punk and folk. Some tracks bring to mind artists like Renaud. We could well see them at an event like Wazemmes l’Accordéon. But it certainly seems as though the band is on its final hurrah. Indeed, just as they were about to play “Zicos de Comptoir”, the band announced, “This is where it all began, and this is where it will all end.” In any case, we’re delighted to have been able to attend this concert, which fitted perfectly with the atmosphere of Ardenn’Rock and had the audience dancing to their hearts’ content.
The day’s a non-stop affair, and it’s Mad in Ska’s turn next. There’s little doubt about the style on offer: it’s ska, of course! Here, it’s brought to life thanks in particular to two trumpets and a trombone. The upbeat tracks are also enhanced by a lively keyboard. The band from the Jura region plays one track after another. The lyrics are sometimes read out from a tablet. The band creates a festive, danceable atmosphere. Musically, it’s top-notch too. It’s a little less energetic than Zero Talent, whose ska-punk really got us moving. Nevertheless, they take us into a very stimulating world with, for example, a brass-infused cover of Eiffel 65’s “I’m Blue”! So we have a really enjoyable time in the company of Mad in Ska and their more traditional ska.
After a short break, much needed in this sweltering heat, we’re hanging around outside La Fosse aux Lions, waiting for Cachemire. For me, this is the best surprise of the festival. In fact, just a few weeks ago, Didier Super was the one scheduled to perform. Unfortunately, for health reasons, he had to cancel his entire tour. So it’s Cachemire who are stepping in as one of the day’s headliners. I’m delighted to see the band again, they’ve definitely been the highlight of my 2025 and are now among my favourite bands. A large fanbase has turned up, including some people I bumped into at their gig at La Cigale back in January. The illuminated triangle takes centre stage, and the band take to the stage dressed entirely in white. And off we go for an hour and a half of madness! They kick off with “Moi être roi”, which sets the mood instantly. Freddy and Alice leap from the small platform near the drums and strut across the stage in all directions. As always, the energy is absolutely wild. Their cover of Alain Bashung’s “La nuit je mens” is quite simply the best possible tribute. Visually, the band plays with genre conventions, with the men in dresses and the sole woman in shorts. They also address the issue of gender and trans identity in “Adam”, a particularly poignant track. Before performing it, Freddy calls on everyone to be free to be themselves and to be tolerant of difference. Right in front of us, faced with such tolerance shocased, two people choose to walk out in a huff. For everyone else, the messages conveyed by the band are inspiring, and we cheer with every track. We’re partying together, as Cachemire’s music appeals to all generations. “Seul” offers us a uniquely moving moment, which, as always, gives me goosebumps. The feelings evoked by the vocals are clearly genuine and come from deep within. They strike right at the heart. After reminding everyone to tell the people they love “I love you” before it’s too late, thanks to “Reset”, we rediscover the sense of letting go that characterises Cachemire. Indeed, “Pied au plancher”, a track that couldn’t be more rock ’n’ roll, urges us to go for it. On “Animal”, the band puts on a 100 per cent female wall of death. It’s clearly very difficult for the men to step aside for a few minutes. It takes a long time to persuade them to leave the front of the stage. One man even steps into the middle of the rows of women, pulling down his trousers as a provocation. In the end, we still manage to make the most of the moment. “Chansons pour sépultures”, another track urging us to let go, gets us partying one last time with the band. Once again, Cachemire’s rock, which is both old-school (inspired in particular by Led Zeppelin) and modern, has brought people together and found its audience. And we can’t wait to see them again!
The evening continued with our reunion with Resto Basket. I hadn’t seen them since Arsenal Rock in 2024. The band from Grenoble hit us with their high-energy punk rock and got the Crêtes des Mineurs rocking early on in the evening. Their songs are particularly dynamic and energetic. A few ska-style interludes add a more festive atmosphere, before a sequence of three rather tongue-in-cheek tracks. The band switches into festival mode and the atmosphere is electric. The collective vocals give the band a really great vibe. You’re never bored, they keep the momentum going, they play, and they sweep us up in a whirlwind. The band also perform more socially conscious tracks, addressing issues caused by capitalism, particularly its impact on the environment. The songs are fresh, sung in French, and feel absolutely brilliant. The balance between their social commentary and the more playful, party-like vibe is perfect for making us feel united, whether in joy or anger. In short: a punk band just the way we like them!
Here we are at the evening’s big headliner: Lofofora. The concert gets underway with just a slight delay. It has to be said that the organisation is top-notch and has kept to the schedule since the start of the day! As usual, the band plays a soundtrack before the show begins to reiterate the rules of respect they’ve asked for during the set. A rainbow flag takes pride of place on the drum kit, and Lofofora quickly remind us of their commitment on several fronts. Reuno’s deep, resonant voice sets the mood right from the start. His whole body conveys the lyrics, whilst the bass resonates powerfully. The crowd is on fire, some a little too much, forcing the concert to be paused for a few seconds due to a brawl in the mosh pit. But never mind; once this minor incident is sorted, we get into the swing of things and let off steam to recent tracks like “La Distance” and “Konstat 2024”, both released on the album Cœur de Cible in 2024. Lofofora then revisits the band’s earlier periods. At the back, the screen lights up in the colours of the albums from which the tracks being played are taken. It’s worth noting that the band has released no fewer than 11 albums, which leaves plenty of material to draw from across the board. So we kick off in 1996 with “Envie de Tuer”. The band reminds us that their commitment, their rage and their desire to turn the tables are nothing new. The mosh pit is absolutely wild, and it’s a joy to watch. Lofofora constantly ratchets up the intensity, and the crowd, having had a fair bit to drink, embraces it with gusto. We move forward a little in time with “Dur comme fer”, released in 1998 on the eponymous album. “Le pire” is made for letting loose, and to say the least, it works! Reuno explains that he isn’t very involved in protests, but would have been at the one in support of women’s rights taking place that day, mentioning Queen Lio in passing. “L’oeuf” delivers another dose of anti-racism, and some wild mosh pits along the way, before we gently approach the end of this mind-blowing concert. Lofofora have once again managed to transform anger and rage into an incredible ability to bring people together and fight side by side to the sound of their powerful tracks.
It’s late and it’s time for the final band of the evening to take to the stage. Banane Metalik deliver a punk-rockabilly sound featuring a double bass, which allows the remaining energy to really come to the fore. The singer gets right up close to the audience right from the start of the gig, and the lighting is just as dynamic as the band themselves. In the end, he spends almost more time at the barriers than on stage! Here too, the band touches on causes such as the fight against patriarchy. In terms of their aesthetic, they sit somewhere between goth and zombies, with a post-apocalyptic feel. Tiredness is clearly setting in, and the heat has been crushing us all day. So, after a concert lasting a few dozen minutes, we quietly leave the site to the sound of Banane Metalik’s tracks, even though we’re thoroughly won over by their performance.
This day at the Ardenn’Rock Festival lived up to all our expectations. We did struggle a bit with the heat, as the stages weren’t in the shade until quite late. The festival had provided plenty of shaded areas, but they were a bit further away. We’d particularly like to praise the bar for its efficiency: we never had to wait more than a few minutes! And the festival provided free bottles of water throughout the event, which we found to be a particularly commendable gesture. The food on offer was also excellent, featuring local and vegetarian options, and above all, mostly home-cooked rather than processed food. In short, we had a brilliant time thanks to top-notch organisation and a remarkable line-up, and we ate and drank well: it was perfect!

































































































