Après un hiatus entamé en 2023 qui s’est terminé l’an dernier par des concerts, dont un mémorable à la Malterie de Lille, le projet DDENT revient avec une nouvelle sortie studio. Intitulé Feeding The Void’s Luster, ce nouvel album est disponible depuis le 24 juillet via Chien Noir. Cinq titres qui laissent éclater la force du nouveau line up et qui laissent des surprises à ceux qui connaissaient déjà la formation post métal par le passé.
par Victor BRUNERIE
English version below
Ce qui frappe dès le premier titre « Dis A La Lune Qu’Elle Vienne », c’est l’ajout dans l’ADN de DDENT du chant, typé blackened, de Nicolas Zivkovich, bassiste de la formation. Le son post métal doom du groupe n’a rien perdu de sa superbe et l’ajout du chant est un pur bonheur auditif sans pour autant faire perdre la puissance instrumentale qui a fait la renommé du projet. Ce premier titre et le suivant s’enchaînent et laissent à Nicolas à la basse et Alain Minot (ex- 20 Seconds Falling Man), nouvel arrivant dans le groupe, l’occasion de nous montrer la puissance de leur duo rythmique. La puissance est de mise et un titre comme « Arzel » nous le montre parfaitement. Les morceaux prennent le temps et nous offrent un son captivant, renforcé par l’enregistrement de l’album en seulement deux prises, donc quasiment en live! Les riffs de Louis Lambert et Vincent Ghislain sont envoutants et alternent entre doom envoutant et post métal émouvant, voir même se mélangent dans une avalanche sonore dont on ne sort pas indemne. La voix est présente et dévaste tout sur son passage une fois de plus, mais c’est bien les parties instrumentales qui restent les plus présentes et autant vous dire que malgré le changement de line up le son de DDENT vient toujours nous faire frissonner, et ça n’est pas « Kohol » qui nous fera mentir. Mais la pièce maîtresse de ce disque est bien sûr « Noir Taureau De Douleur ». Plus de vingt minutes d’un post métal boosté au doom stupéfiant de maîtrise qui vient nous faire passer par beaucoup d’émotions au fil de l’écoute tant il regorge de parties qui se répondent pour mieux nous faire chavirer. Les musiciens y sont au sommet de leur art et nous prouvent une fois de plus que cette nouvelle itération de DDENT a de quoi nous émerveiller à chaque instant.
Avec Feeding The Void’s Luster, DDENT réussissent leur retour avec une facilité déconcertante. On retrouve dans ce disque tout ce qui faisait leur charme avec en bonus des nouveautés sonores qui viennent amplifier encore l’immersion dans le son de la formation française. On est bluffé par cette sortie et autant vous dire qu’on vous conseille vivement de vous jeter sur ce disque si vous aimez la musique destinée à vous faire ressentir des émotions fortes. Un bijou bien de chez nous, qui nous fait attendre le retour du groupe sur scène avec toujours plus d’impatience.

Tracklist :
01 : Dis A La Lune Qu’Elle Vienne
02 : Longue, Obscure Et Triste Lune
03 : Arzel
04 : Kohol
05 : Noir Taureau De Douleur
Following a hiatus that began in 2023 and came to an end last year with a series of concerts – including a memorable one at La Malterie in Lille – the DDENT project is back with a new studio release. Entitled Feeding The Void’s Luster, this new album has been available since July 24th via Chien Noir. Five tracks that showcase the power of the new line-up and hold some surprises for those already familiar with the post-metal band from the past.
What strikes you right from the first track, “Dis A La Lune Qu’Elle Vienne”, is the addition to DDENT’s DNA of the blackened-style vocals of Nicolas Zivkovich, the band’s bassist. The band’s post-doom metal sound has lost none of its splendour, and the addition of vocals is a pure auditory delight without detracting from the instrumental power that has made the project so renowned. This opening track flows seamlessly into the next, giving Nicolas on bass and Alain Minot (formerly of 20 Seconds Falling Man), the band’s newest member, the chance to showcase the power of their rhythm section. Power is the order of the day, and a track like “Arzel” demonstrates this perfectly. The tracks take their time and offer us a captivating sound, enhanced by the fact that the album was recorded in just two takes – so it’s practically a live performance! The riffs from Louis Lambert and Vincent Ghislain are spellbinding, alternating between mesmerising doom and moving post-metal, even blending together in an avalanche of sound from which you won’t emerge unscathed. The vocals are front and centre and once again lay waste to everything in their path, but it’s the instrumental sections that really stand out; and let’s just say that despite the line-up change, DDENT’s sound still sends shivers down our spines, and “Kohol” certainly proves us right. But the centrepiece of this album is, of course, ‘Noir Taureau De Douleur’. Over twenty minutes of post-metal infused with doom, a stunning display of mastery that takes us on an emotional rollercoaster as we listen, brimming as it is with interlocking sections designed to sweep us off our feet. The musicians are at the very top of their game and prove once again that this new instalment from DDENT has the power to amaze us at every turn.
With Feeding The Void’s Luster, DDENT have made a triumphant comeback with disconcerting ease. This album features everything that made them so appealing, plus some fresh sonic elements that further enhance the immersive experience of the French band’s sound. We’re blown away by this release, and let’s just say we strongly recommend you snap up this album if you love music designed to stir up powerful emotions. A real gem from our own backyard, which has us waiting with ever-increasing impatience for the band’s return to the stage.
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