Après leur concert inoubliable au Rock In Bourlon en juin dernier, il était temps pour nous de nous plonger dans la discographie de REZN. Et avec un alignement parfait des planètes, c’est en cette fin juillet que le groupe américain sort son tout nouvel album. Intitulé Cycles In The Infinite Dream, il est disponible depuis le 24 juillet via Sargent House. Nous voilà prêts pour un nouveau voyage psyché au son des neuf nouveaux titres du groupe.
par Victor BRUNERIE
English version below
Ce qui frappe dès « Rites Of Passage » ce sont les ambiances que REZN arrivent à installer en quelques instants. On est envoutés d’entrée de jeu par un psych prog d’anthologie qui vous prend aux tripes dès les premières secondes. Les riffs de Rob McWilliams n’ont d’égal que la versatilité de Spencer Ouellette sur les différents instruments qu’il distille tout au long du disque, à savoir saxophone, lapsteel, saxophone, flute et évidemment ses claviers. Le combo qu’ils forment nous enchante et vient laisser nos cerveaux divaguer. La voix de Rob est également prenante à souhait, et on sent dans chaque ligne de chant l’envie de transmettre à l’auditeur une musique toujours plus immersive. « Transient » ou le single « Cloudfall » viennent confirmer l’excellente forme de la formation, avec en particulier des rythmiques dantesques servies par Patrick Dunn à la batterie et Phil Cangelosi à la basse. On sent toute leur versatilité dans chaque titre et les textures qui sont apportées à chaque morceaux viennent leur insuffler toujours plus d’identité. Sur certains titres du disque on sent des influences shoegaze ou même jazz poindre pour notre plus grand plaisir. Sur ‘Devotion » ainsi que sur l’excellent dernier titre du disque « Terra Presta » le groupe invite Natalie Frakes au violon et Ómkara Gil au violoncelle pour deux titres qui viennent habiter nos esprits pour ne plus les quitter. Chaque titre montre à quel point les musiciens veulent avec chaque composition nous emporter dans une odyssée sonore des plus hypnotisante. On vous défie de ne pas laisser le musique vous submerger sur des titres comme « Aerial Birth » ou « The Vessel », véritables pièces angulaires du disque. On ne peut être que dithyrambique devant un tel travail d’orfèvre. On ne se lasse pas de réécouter chaque titre, tant ils regorgent tous de subtilités qui viennent vous frapper petit à petit à chaque nouvelle écoute, comme par exemple le bâton de pluie joué par Patrick qui vient nous faire retomber en enfance. Lorsque « Terra Presta » se termine notre seule envie est de relancer le disque mais surtout de replonger, aussi, dans le reste de la discographie des américains.
Cycles In The Infinite Dream émerveille de bout en bout et cimente REZN comme un groupe immanquable de cette scène psyché qui n’a de cesse de nous émerveiller. On ne peut que vous conseiller de foncer écouter l’album si ça n’est pas déjà fait et on vous encourage à l’écouter au calme pour profiter de toutes les belles propositions sonores faites par les quatre américains. Un immanquable de l’été, et même de l’année qui trouve une place de choix dans ce qu’on a pu écouter de meilleur depuis sept mois.

Tracklist :
01 : Rites Of Passage
02 : Transient
03 : Cloudfall
04 : Aerial Birth
05 : Devotion
06 : The Vessel
07 : Escher
08 : Primal Thread
09 : Terra Presta
Following their unforgettable gig at Rock In Bourlon last June, it was time for us to delve into REZN’s discography. And as if by some perfect alignment of the planets, the American band are releasing their brand-new album at the end of July. Entitled Cycles In The Infinite Dream, it has been available since 24 July via Sargent House. We’re all set for a new psychedelic journey to the sound of the band’s nine new tracks.
What strikes you right from the start of « Rites Of Passage » is the atmosphere that REZN manage to create in a matter of moments. You’re captivated from the very outset by some classic prog-psych that grabs you by the gut from the very first seconds. Rob McWilliams’ riffs are matched only by Spencer Ouellette’s versatility across the various instruments he weaves throughout the album, namely saxophone, lap steel, flute and, of course, his keyboards. The combination they create enchants us and sets our minds wandering. Rob’s vocals are also utterly captivating, and in every line of singing you can sense the desire to convey an ever more immersive musical experience to the listener. “Transient” and the single “Cloudfall” confirm the band’s excellent form, with particularly epic rhythms delivered by Patrick Dunn on drums and Phil Cangelosi on bass. Their versatility shines through in every track, and the textures added to each piece breathe ever more identity into them. On some tracks on the album, we can sense hints of shoegaze or even jazz emerging, much to our delight. On ‘Devotion’ and the album’s excellent closing track, ‘Terra Presta’, the band welcomes Natalie Frakes on violin and Ómkara Gil on cello for two tracks that linger in our minds, never to leave. Each track demonstrates just how keen the musicians are to take us on a truly mesmerising sonic odyssey with every composition. We challenge you not to let the music wash over you on tracks such as “Aerial Birth” or “The Vessel”, which are the true cornerstones of the album. One can only be full of praise for such masterful craftsmanship. We never tire of listening to each track again and again, as they’re all brimming with subtleties that gradually reveal themselves with every new listen, such as the rain stick played by Patrick, which transports us back to our childhood. When “Terra Presta” ends, our only desire is to play the album again, but above all to delve back into the rest of the American band’s discography.
Cycles In The Infinite Dream is a delight from start to finish and cements REZN’s status as a must-listen band on this psychedelic scene that never ceases to amaze us. We can’t recommend highly enough that you go and listen to the album if you haven’t already, and we encourage you to listen to it in peace and quiet to fully appreciate all the beautiful sounds crafted by these four Americans. A must-listen for the summer, and indeed for the whole year, it takes pride of place amongst the very best we’ve heard over the past seven months.
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