#Live : Rupture + Hex Midnight @ High Voltage, Lille – 13/08/2026

L’été est calme dans la métropole lilloise, mais si on cherche bien, il est toujours possible de trouver un petit endroit pour prendre une bonne dose de musique. Ce jeudi, le High Voltage accueille une soirée sur le thème du post punk avec les Lillois de Rupture et Hex Midnight pour un moment aussi planant que survolté.

Article et photos par Zoé

English version below


Avec un peu de retard, on pense se réfugier au sous-sol du High Voltage pour un petit peu de fraîcheur, celle-ci ne durera pas. Pour lancer la soirée, Hex Midnight nous accueille en mode duo (il leur manque le batteur et un des guitaristes), et se lance sans plus attendre dans un post-punk à l’ancienne, empli d’influences cold wave/gothiques qui donnent un côté plutôt hypnotique à leur musique, tandis que le chant, d’une voix amplifiée en reverb, nous offre un côté mystique. Leur set permet de nous emmener vers leur premier EP, mais aussi de nous faire découvrir un nouvel EP qui arrivera prochainement. On sent l’absence de la batterie, même si une bande enregistrée permet de l’avoir tout de même sonorement. Sur scène, la basse et la guitare se répondent et se complètent, la première étant plus lourde, avec aussi le droit à des moments solo pour être mise en avant, et la seconde apportant une touche de légèreté avec des mélodies plus douces. Vers la fin du set, le chanteur annonce « une petite chanson d’amour » qui débute avec une basse bien lourde tandis que la guitare s’ajoute ensuite, transformant la mélodie en quelque chose de plus dansant où l’on prendrait une personne que l’on aime dans les bras le temps de s’échapper pour un dernier morceau. On remarque bien sûr la fille du guitariste devant la scène qui lui vole presque toute la vedette en dansant ou grattant la guitare entre deux morceaux.

Une pause et un peu d’air frais (pas si frais) s’imposent pendant le changement de plateau. Lorsqu’on redescend, on retrouve Rupture sur scène, leur intro débute puis se coupe, il faut rembobiner la cassette ! On redémarre, malheureusement ça ne prend toujours pas, alors tant pis, le groupe s’en occupe et le public les rejoint : « Rupture, rupture, rupture, rupture, rupture, rupture ! Rupture… » Les Lillois sont en pleine forme et nous offrent un post-punk beaucoup plus noisy/electro que le groupe précédent, c’est une sorte de montée en puissance qui fait qu’on se retrouve transporté d’un univers à l’autre, mais sans barrière apparente. Quelques chansons dans le set, le groupe annonce leur seul titre sorti, “Memory”, avec un jour, prochainement probablement, on en aura d’autres nous promettent-ils. C’est un peu aussi la magie de Rupture, on prend une belle claque en live et il ne nous reste qu’un morceau à réécouter avant l’annonce du prochain concert. Sur scène, le quatuor semble y mettre toute son énergie, que ce soit Tom à la guitare, Arthur à la batterie, Éloi aux synthés ou Théo à la basse, tous participent pour le chant même si Tom garde le lead, laissant par moment sa guitare (parfois récupérée par Théo) afin de faire un petit tour dans le public et se joindre au pogo de la foule, tout sourire de le retrouver. Rupture, c’est aussi un chaos maîtrisé, une montée en puissance qui clôture le set par un côté beaucoup plus expérimental et noise que ce qu’on avait eu auparavant. Sur tous ces bruits, ils nous disent à bientôt. Le High Voltage procure une proximité certes, mais on pourrait apprécier de les retrouver sur une scène où ils ont un peu plus d’espace, ce sera d’ailleurs le cas le 16 septembre à La Bulle Café ou encore le 21 novembre au Nautilys. Je n’ai qu’un seul conseil à vous donner : bloquez au moins une des dates, si ce n’est les deux, pour foncer les voir !

Une soirée courte mais intense, où les deux groupes ont chacun apporté leur propre vision du post punk, de l’univers hypnotique de Hex Midnight au chaos plus noisy de Rupture. Une belle découverte locale et surtout une soirée qui prouve une fois de plus que notre scène lilloise regorge de talents.


Summer is quiet in the Lille area, but if you look hard enough, you can always find a little spot to enjoy a good dose of music. This Thursday, High Voltage is hosting a post-punk-themed night featuring Lille-based bands Rupture and Hex Midnight for an evening that’s as trippy as it is electrifying.

Review and pictures by Zoé

Running a little late, we head down to the basement of High Voltage in search of a bit of cool air, though it won’t last long. To kick off the evening, Hex Midnight take to the stage as a duo (they’re missing their drummer and one of their guitarists), and launch straight into some old-school post-punk, brimming with cold wave and gothic influences that lend their music a rather hypnotic quality, whilst the vocals—amplified with reverb—add a mystical touch. Their set takes us through tracks from their first EP, whilst also giving us a taste of a new EP due out soon. You can sense the absence of the drums, even though a recorded track ensures they’re still present sonically. On stage, the bass and guitar respond to and complement each other: the former is heavier, with solo moments to take centre stage, whilst the latter brings a touch of lightness with softer melodies. Towards the end of the set, the singer announces ‘a little love song’, which begins with a really heavy bass line before the guitar kicks in, transforming the melody into something more danceable, the sort of moment where you’d take a loved one in your arms just long enough to escape for one last track. Of course, the guitarist’s daughter stands out at the front of the stage, almost stealing the show as she dances or strums the guitar between songs.

A break and a bit of fresh air (not that fresh) are in order whilst the stage is being set up. When we come back down, Rupture are on stage; their intro starts and then cuts out, we’ve got to rewind the cassette! We start again, but unfortunately it still isn’t working, so never mind, the band take charge and the crowd joins in: “Rupture, rupture, rupture, rupture, rupture, rupture! Rupture…” The band from Lille are on top form and treat us to a much noisier, more electro-infused brand of post-punk than the previous act; it’s a sort of crescendo that transports us from one world to another, yet without any apparent barriers. A few songs into the set, the band announce their only released track, “Memory”, promising that one day, probably soon, we’ll have more. That’s also part of Rupture’s magic: we’re blown away by their live performance and are left with just one track to listen to again before the next gig is announced. On stage, the quartet seem to pour all their energy into it: whether it’s Tom on guitar, Arthur on drums, Éloi on synths or Théo on bass, they all take part in the vocals, even if Tom takes the lead, occasionally putting down his guitar (sometimes picked up by Théo) to take a quick spin through the audience and join the crowd’s mosh pit, all smiles at being back amongst them. ‘Rupture’ is also a form of controlled chaos, a crescendo that brings the set to a close with a much more experimental and noisy edge than we’d experienced before. Amidst all this noise, they tell us they’ll see us soon. High Voltage certainly creates a sense of intimacy, but it would be nice to see them on a stage where they have a bit more space, which will indeed be the case on September 16th at La Bulle Café or on November 21st at the Nautilys. I have just one piece of advice for you: make sure you’ve booked at least one of those dates, if not both, so you can rush along to see them!

A short but intense evening, during which both bands brought their own take on post-punk, ranging from Hex Midnight’s hypnotic soundscape to Rupture’s noisier chaos. A great local discovery and, above all, an evening that proves once again that Lille’s music scene is brimming with talent.

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