Après une nuit plutôt douce et calme, nous reprenions le chemin du Motocultor ce 14 août après une belle première journée. Le soleil était toujours présent, tout comme la chaleur et la poussière. En ce deuxième jour de festival, les amplitudes horaires étaient à leur paroxysme avec des concerts de 12h45 à 2h20! Le programme était donc riche, et, pour notre part, nous avons assisté aux sets de Nawather, Gravity, Cage Fight, Skaphos, Hellripper, Revnoir, Hrafngrimr, Textures, Lord of the Lost, Soen, Visions of Atlantis, Mass Hysteria, Paradise Lost, Master Boot Record et Alcest.
Article par Mégane Canis et Victor BRUNERIE
Photos par Marye DAVENNE
English version below
Nawather (Bruce Dickinscène)
Pour démarrer cette journée, nous nous rendons sous la tente de la Bruce Dickinscène pour y découvrir le groupe tunisien Nawather. Au chant ce sont Ryma Nakkache et Wajdi Manai qui se partagent le chant. Entre vocalises classiques et chant hurlé bien plus orienté métal, le groupe nous offre une palette vocale des plus larges, qui arrive parfaitement à réveiller le public en ce début d’après midi où les chaleurs sauraient presque rivaliser avec le pays d’origine de la formation. Leur métal teinté d’éléments orientaux est réussi, mais nous regrettons l’absence d’instruments traditionnels sur scène. En effet tous les sons sont des sons enregistrés en amont, et quand on sait que le groupe est un pionnier de l’utilisation du qanun dans la musique métal, on se dit que cela aurait apporté un peu plus d’immersion dans leur set. Il faut quand même leur reconnaître une force de composition indéniable, qui fait que les riffs et les rythmiques font largement bouger les têtes. Les deux vocalistes sont en grande forme et nous donnent l’occasion de chanter avec eux sur des refrains qui restent en tête. On découvre un groupe qui a un très gros potentiel live, mais qui profiterait de plus d’instruments live pour nous immerger toujours plus dans leur son si imprégné de leur culture. Un bon moment au demeurant qui lance cette deuxième journée de festival d’une bien belle manière. (Victor)
Gravity (Massey Ferguscène)
On se rend sur la Massey Ferguscène afin de découvrir le groupe Gravity. Pas d’écoute avant, peu de renseignements, on décide de se laisser surprendre. Et on est très agréablement surpris ! Très vite on se retrouve embarqués dans un métal à la fois puissant et mélodique. Emilie Thuin a un coffre impressionnant et son chant nous cloue sur place. Elle growl ses textes en français, avec une technique qui en surclasse beaucoup. Certains passages sont beaucoup plus doux, avec des riffs plus aériens. On y entend ainsi des influences évoquant davantage le post métal. Puis le chant lyrique fait son apparition. Les compositions sont riches et travaillées, tout comme la scénographie. On entend beaucoup de nuances et de complexité dans les titres, nous emmenant ainsi dans un univers bien à eux. La puissance de Gravity déferle sur le Motocultor et emmène le public qui se prend facilement au jeu du pit et des wall of death. Les parties de basse se font également techniques, apportant un jeu rythmique intéressant avec la batterie, tirant parfois vers le djent. On peut également entendre quelques breakdown plutôt typiques du metalcore. En résumé, Gravity ne rentre dans aucune case mais crée la sienne et on adhère totalement ! Une très belle découverte ! (Mégane)
Cage Fight (Dave Mustage)
Trois mois après la sortie de leur album Exuvia, voilà le temps pour nous d’enfin voir Cage Fight sur scène, et c’est sur la plus grande scène du festival que cela se passe. Le groupe venu d’Angleterre se lance dans un set qui va clairement sur les terres du hardcore. Vocalement Rachel Aspe (ex-Eths) est impressionnante, comme à son habitude, et n’hésite pas à faire remuer toujours plus la foule. Ses lunettes toute droit sorties d’un film de science-fiction laissent voir l’impressionnante foule dans le reflet ce qui renforce un peu plus l’impression que le groupe a déjà trouvé son public en ce début de journée. Les morceaux filent à une vitesse folle et laissent éclater la puissance des riffs de James Monteith et les rhythmiques énergiques à souhait de Nick Plews à la batterie et Will Horsman à la basse. Avec un son qui n’hésite pas à aller vers le metalcore a de nombreuses reprises, le groupe offre un set de haute volée qui fait démarrer un pit qui ne cessera qu’en fin de set. La chaleur étant accablante nous nous éloigneront un peu pour profiter de la fin du set à l’ombre, sans pour autant en manquer une miette. En deux albums le groupe a su se tailler une place de choix sur la scène européeene, et ce set au Motocultor confirme qu’il faudra compter sur le groupe dans les années à venir! (Victor)
Skaphos (Supositor Stage)
Nous voilà de retour sur la Supositor Stage, en plein soleil en ce début d’après-midi. Mais l’ambiance va vite s’assombrir avec Skaphos. En effet, les lyonnais proposent un black métal sur le thème des abysses. Nous les avions découverts lors de la première édition de Battle in The Nord à La Brat Cave en 2024. La scène est donc parée d’accessoires liés aux fonds marins, entre kraken et filets de pêche. L’autre particularité de ce groupe se trouve dans la présence d’un accessoiriste percussionniste en plus du batteur. On entend ainsi des instruments tels que le djembé au milieu des riffs sombres et des blasts démentiels. Certains passages se font également un peu plus ambiants. On peut entendre quelques influences death metal dans certains passages, mais l’ambiance reste bien black métal. La voix growlée crée une ambiance caverneuse qui colle totalement au thème des abysses. Les maquillages en noir et blanc des musiciens sont également typiques d’un black métal revenus aux origines. Rien de freine le public du Motocultor, puisqu’un circle pit option poussière se forme à l’avant. Skaphos fait un passage réussi sur le festival, réussissant à nous embarquer dans son univers avec un set qualitatif et une énergie black métal qui ravi les amateurs du genre ! (Mégane)
Hellripper (Dave Mustage)
Nous poursuivons sur la Dave Mustage avec le projet ecossais, Hellripper! Coronach, le dernier album en date, ayant beaucoup tourné depuis sa sortie, il nous tardait d’en découvrir les morceaux en live, et autant vous dire que nous ne sommes pas déçu.e.s. James McBain, leader du projet, est toujours aussi impressionnant aussi bien au chant qu’à la guitare. Le black speed du musicien écossais prend une tout autre dimension en live. Il faut dire que ses musiciens sont en forme olympique et livrent des riffs et rythmiques à vous décrocher les cervicales tant elles sont rapides et emplies de blasts. James n’hésite pas à blaguer avec la foule entre les titres, en particulier sur la canicule en cours, signe que l’énergie qui se dégage de la foule les ravit. On se délecte de chaque note jouée et de chaque ligne de chant de notre hôte. Les morceaux des anciens albums ravissent également les fans, et nous avec! L’univers sonore de Hellripper ne laisse personne de marbre, et on voit, là encore, un pit apparaître et la poussière se lever toujours plus haut sur le site de Carhaix. On ne voit pas le temps passer et lorsque le dernier titre du set arrive, on se dit qu’on en aurait bien pris un peu plus, tant les morceaux nous impressionnent aussi bien par la maîtrise musical que par les légendes qu’ils nous content. On peut vous dire qu’on ne manquera pas les prochains passages du projet en France, et nous partons en direction du set suivant en se disant qu’Hellripper s’encre un peu plus dans nos formations favorites à voir en live. (Victor)
Revnoir (Dave Mustage)
Depuis quelques années, le nom de Revnoir est dans toutes les bouches, et le groupe a déjà une belle petite réputation dans la scène metal moderne française, notamment après avoir signé chez Arising Empire, beau label de ce genre musical. C’est donc avec curiosité que nous décidons d’aller voir ce que vaut la formation française, et il faut dire que le public est en nombre devant la mainstage. Le quatuor est en forme, tout de noir vêtu, prêt à nous envoyer des gros screams et autres breakdowns dans la tronche. Côté fosse, le public leur rendent bien en lançant un wall of death dès les premiers morceaux. Le groupe applique à la lettre la recette d’un peu tous les groupes de metalcore de leur génération : on fait lever les bras aux gens, on agrémente la setlist de quelques morceaux émotionnels, « qui viennent du coeur » pour les citer, on bouge beaucoup sur la scène, on fait tout pour avoir de l’engagement du public dans leur concert, pour en faire une expérience à part entière. Cela semble parfaitement fonctionner, certes. Mais de notre côté, on est très vite lasser, et c’est un sentiment de déjà-vu que s’installe (comme devant beaucoup de groupes de metalcore ces dernières années). On passe donc totalement à côté de la hype Revnoir, non pas par manque de talent au contraire, mais par manque d’originalité. (Marye)
Hrafngrimr (Bruce Dickinscène)
On retrouve l’ombre de la Bruce Disckinscène pour une proposition inédite sur cette édition. En effet, Hrafngrimr nous embarque dans un folk métal que nous n’avions pas encore entendu sur ce festival. Les percussions ancestrales apportent une ambiance très païenne. On se retrouve plongé dans des univers comme ceux de Heilung ou Skàld. Les musiciens sont grimés, et les décors de scène font partie de l’ambiance. Le set démarre comme une sorte de cérémonial dans lequel on se sent convié. La basse est frottée avec un archer pour créer une sonorité différente. Globalement, les compositions sont axées sur les percussions, élément central des titres proposés. Elles peuvent être très différentes les unes des autres, et peuvent par exemple se faire sur des sortes d’ossements. Les voix se font également puissantes, ancestrales, profondes. Le groupe nous maintient en haleine et nous happe totalement. On est pris dans ce show entre spectacle et concert. Les instruments se mettent au service de l’ambiance, et peuvent varier selon les titres. On peut par exemple entendre quelques passages avec de la flûte. Je n’avais jamais eu l’occasion de voir la formation, et le reste de l’équipe avait été un peu déçu en 2023. Lors de ce concert, comme tout le reste du public, nous passons un excellent moment et sommes totalement séduits par la proposition ! On vous conseille vraiment d’aller voir Hrafngrimr si vous en avez l’occasion. (Mégane)
Textures (Massey Ferguscène)
Nous voilà prêts pour enfin voir Textures sur scène! Leur album Genotype ayant relancé la machine après de longues années de pause, il est temps pour le groupe de retrouver le chemin de la scène. Daniël de Jongh nous en met plein la vue avec son chat dès « Closer To The Unknown », morceau du dernier disque qui prend une toute autre dimension sur scène. Le prog métal du groupe est d’une efficacité totale et montre que maestria et énergie peuvent se superposer pour un concert inoubliable. Evidemment les anciens albums ne sont pas oubliés, et autant vous dire qu’enfin entendre « Regenesis » ou encore « New Horizons » est un pur plaisir pour les oreilles. Les riffs de Joe Tal et Bart Hennephof sur « Storm Warning » nous font remuer la tête de plus belle, et viennent confirmer que Textures sont bel et bien de retour, et on espère que c’est pour longtemps! Côté rythmique, c’est simple Remko Tielemans à la basse et Stef Broks à la batterie nous font headbanger tout du long en essayant de suivre les rythmes changeants de titres comme « Singularity ». Difficile de rester de marbre devant un set si impressionnant! « Mesuring The Heavens » est leur seul autre titre de Genotype joué, mais quel titre! Chaque note vient nous percuter pour ne plus sortir de notre tête. C’est visiblement ravis que le groupe nous quittent après un « Laments of Icarus » d’anthologie qui laisse une fois de plus le public absolument subjugué. Que dire de cette première pour nous devant Textures à part que cela reste une des meilleures prestations que l’on a pu voir du week end, et qu’on espère que leur tournée annulée en octobre prochain sera reportée au plus vite pour pouvoir les retrouver sur scène dès que possible. Un monument du prog métal a repris place sur scène devant nos yeux pour notre plus grand plaisir et celui de l’ensemble du public présent sous la tente de la Massey. Longue vie à Textures! (Victor)
Lord Of The Lost (Dave Mustage)
On arrive tout doucement sur des groupes d’ampleur sur la Dave Mustage, signant l’arrivée de scéno plus impressionnantes. C’est le cas pour Lord of the Lost. La formation a sorti une trilogie d’album appelé OPVS NOIR, dont le dernier est paru en avril 2026. Je n’ai pas eu l’occasion de les revoir depuis leur concert au Black Lab en 2023 et j’ai hâte de rattraper cela ! Une introduction musicale précède l’entrée des musiciens sur scène. Le son vient ensuite prendre toute son ampleur, dans un côté à la fois très mélodique et puissant avec “Bazaar Bizarre”, issu du premier volume de OPVS NOIR. La formation allemande propose des titres metal gothique aux accents indus évidents. Les voûtes présentes sur le backdrop participent à cet aspect gothique de la représentation. La voix de Chris résonne avec force et justesse. Sa présence sur scène est particulièrement charismatique. Les titres sont plus accessibles que la plupart des propositions du festival, avec ce petit côté pop / rock goth. “I Hate People” donne particulièrement envie de bouger. Lord of the Lost lance alors un “one person circle pit”, qui consiste donc à faire un circle pit seul, autour de soi même…de tourner en rond donc ! Le public se prête au jeu, porté par cette ambiance bon enfant que le groupe instaure. Lorsque retentit l’emblématique “Loreley”, on est aux anges. Chris monte alors aux barrières pour chanter au plus près du public qui reprend le refrain en chœur. On arrive déjà tout doucement à la fin du set et on termine avec un autre titre du Volume 1 de OPVS NOIR : “Light Can Only Shine in the Darkness”. Lord of the Lost propose un set plus mainstream, parfois plus rock que métal, mais diablement efficace ! On passe vraiment un excellent moment en leur compagnie et on espère les revoir très bientôt ! (Mégane)
Soen (Massey Ferguscène)
Retour au prog métal avec les suédois de Soen! Avec l’album Reliance sorti en début d’année, le groupe a amorcé l’année 2026 en trombes avec des titres qui nous sont resté en tête dès la première écoute. Mais pour ce set la formation menée par Martin Lopez à la batterie a décidé de nous livrer le meilleur de sa discographie, sans oublier pour autant les nouveautés comme « Primal » qui nous collera des frissons grâce à la voix magistrale de Joel Ekelöf, en forme olympique ce soir. L’émotion qui se dégage des morceaux du groupe suédois nous prend aux tripes et nous nous lâche pas du set. Chaque personne présente sur scène montre que prog et sensations fortes vont de paire. Quand « Lotus » se lance, nous sommes pris par une vague de nostalgie qui nous remémore les premières rencontres live avec le groupe. Difficile pour moi de décrire ce set tant il m’a remémoré pourquoi Soen est une de mes formations favorites depuis tant d’années. Porté par la puissance des morceaux je laisse, comme une grande partie du public, les frissons me gagner et me faire profiter pleiement de titres comme « Primal » ou « Unbeakable ». Le groupe est au sommet de son art et nous livre de bout en bout un set sublime. Et lorsque la dernière note résonne notre seule envie est de voir le groupe de retour en France au plus vite. On a vécu un moment hors du temps avec Soen et on s’offre cinq minutes de répit avant le set suivant pour se remettre de nos émotions. (Victor)
Mass Hysteria (Dave Mustage)
Les choix sont difficiles dans la programmation du Motocultor, et, une fois n’est pas coutume, l’équipe se divise pour se rendre aux concerts qui nous font chacun le plus vibrer. Me voilà donc de retour devant Mass Hysteria, 9 mois après leur dernier passage sur Lille. Pour l’anecdote, je n’ai vu la formation française qu’une fois en festival et c’était au SummerBreeze 2022, en Allemagne, et donc sur une petite scène en début de journée. Autant dire que là, l’ambiance est radicalement différente ! La scéno avec les lettres M et H trône face à un parterre bien rempli. Très rapidement, “Positif à Bloc” démarre et le pit exulte. Ce titre marque le réel début du concert dont l’énergie ne va plus faiblir, autant sur scène que dans le public. On assiste ce jour à la dernière date de la tournée Tenace. C’est donc le moment de tout donner. Le pit grossit de plus en plus et on se laisse embarquer dans ce nuage de poussière, quitte à repartir avec quelques bleus en guise de souvenir. Mouss tient la scène comme personne. Les discours entre les titres sont simples et efficaces. Un petit bout de “Porcherie” résonne, rappelant les engagements du groupe, si jamais les paroles ne l’étaient pas assez. Les tubes s’enchaînent et le pogo ne faiblit jamais. “Chien de la Casse”, “Nerf de Boeuf” ou encore “Arôme Complexe” sont repris en chœur dans la foule entre deux bouffées de poussière. Avant “L’enfer des Dieux”, la formation nous intime de ne jamais oublier le Bataclan. Le son est puissant. Les riffs, les rythmes et les textes nous percutent et font réagir les corps de manière automatique. Mass Hysteria pioche dans toute sa discographie, rappelant au passage la sortie de Contraddiction en 1999 et devenu disque d’or. L’ambiance est tout simplement folle sur ce concert et le set arrive bien rapidement à sa fin avec “Plus que du métal” pour une dernière fête dans le pogo! Le groupe fait monter toute la jeune génération sur scène et on se quitte sur un message de combativité, de transmission et de positivité. Le métal de Mass Hysteria ne se raconte pas, il se vit. Et on se sent particulièrement vivant après ce show d’anthologie ! (Mégane)
Visions Of Atlantis (Bruce Dickinscène)
Cela faisait huit ans que j’attendais d’enfin revoir Visions Of Atlantis en live, alors quand l’opportunité de les voir sur la Bruce Dickinscène s’est présentée j’ai évidemment foncé en compagnie de notre photographe! Le groupe d’origine autrichienne avance sur scène avec son univers lié à la piraterie parfaitement mis en valeur par le duo vocal formé par la chanteuse française Clémentine Delauney et du chanteur italien Michele Guaitoli. C’est simple leur complicité est évidente et fait des titres « The Land of the Free » ou « Tonight I’m Alive » de véritables aventures musicales. Les musiciens ne sont pas en reste et offrent un métal symphonique de haute volée. Le public est également en très grande forme et donne toute son énergie pour faire de ce set un instant mémorable. Les sourires se voient aussi bien sur scène que dans la fosse, signe que le set de Visions Of Atlantis tient toutes ses promesses. Clémentine remercie d’ailleurs plusieurs fois le public pour ce soutien sans faille. Evidemment le classique « Legion of the Seas » soulève les foules et laisse aux vocalistes l’occasion de nous faire vibrer une fois de plus. Il faut dire qu’entre le chant lyrique de Clémentine et le chant plus teinté power de Michele on en prend plein les oreilles, tout comme avec les parties instrumentales de toute beauté. Le set centré sur les albums sortis en 2022 et 2024 nous émerveille de bout en bout, et lorsque « Melancholy Angel » résonne on est très triste de quitter si vite l’univers de Visions Of Atlantis. En tout cas une chose est sûre je n’attendrais pas huit ans pour revoir cette formation, qui nous a livré un set empli de joie, nous laissant avec un très large sourire sur le visage. (Victor)
Paradise Lost (Massey Ferguscène)
On change radicalement d’ambiance pour rejoindre la tente de la Massey Ferguscène. Celle-ci déborde de tout côté en attendant les patrons de Paradise Lost. Soucieux de leur qualité sonore, un plexi entoure la batterie de Jeff Singer. D’entrée on retrouve un son d’une qualité parfaite qui va nous permettre de profiter de ce set à 100%. La voix de Nick Holmes résonne de manière lourde et grave dès “Serpent on the Cross”. Le doom mélodique de la formation britannique apporte des titres longs et lents qui procurent un sentiment d’introspection fort. Les émotions sont décuplées par la fatigue et on se les prend par vague, au gré des riffs et mélodies de Greg Mackintosh et Aaron Aedy. L’ensemble est carré, propre. Nick Holmes en est à son deuxième set du festival, ayant joué avec Bloodbath la veille. “The Last Time” est repris dans le public, absorbé par la prestation. Certains passages se font toujours plus ambiants, avec des tempos toujours plus lents et doomesques. Le set va piocher dans toute la discographie du groupe, y compris dans les plus vieux et plus emblématiques titres comme “As I Die”, qui laisse passer de très belles lignes de basse de Steve Edmonson. Puis comme pour être sur une continuité temporelle, Paradise Lost enchaîne avec “Hallowed Land”, présent sur Draconian Times paru en 1995. Les titres phares embarquent toute l’assemblée présente. Puis la formation britannique nous offre une reprise très personnelle et remarquable de “Smalltown Boy” qui dynamise cette fin de concert. On arrive en effet tout doucement sur la fin du set, après d’autres titres emblématiques comme “Embers Fire”. Paradise Lost a encore surclassé ce concert. Ils nous offrent comme toujours un set à l’ancienne, sans chichi, juste des compositions originales, un bon son, des excellents musiciens. Et cela suffit à faire un des meilleurs concerts de cette édition. (Mégane)
Master Boot Record (Bruce Dickinscène)
Nous voilà de retour sous la tente de la Bruce Dickinscène pour ce qui sera notre plus grosse surprise du festival, Master Boot Record. Le projet mêlant musique électronique, heavy métal et écrans cathodiques diffusant des jeux vidéos a de quoi intriguer sur le papier, et nous voilà devant un trio qui nous en met plein la vue dès les premiers instants. Deux guitares et une batterie accompagnent les sons électroniques dans un déluge sonore des plus électrisants. C’est simple, il est impossible de ne pas danser sur les rythmes du projet mené par Victor Love aka Vittorio D’amore. Et dès le premier titre, Victor lancera des CDs et autres disquettes avec des jeux des années 90 dessus, de quoi ravir les plus geeks d’entre nous. On a le sourire collé sur le visage tout du long et on est aussi impressionnés par le jeu des trois musiciens que par les images qui s’agitent devant nos yeux. La tente devient un véritable club, parfait pour commencer une soirée endiablée. Chaque morceau, comme celui en hommage au classique jeu vidéo Doom, offre son propre univers sonore et visuel pour un ensemble toujours plus captivant et entêtant. On a clairement là notre coup de cœur découverte de la journée, et peut être même du festival (un seul groupe du lendemain, peut espérer rivaliser dans nos cœurs, mais on vous en reparle en temps voulu). Master Boot Record aura littéralement conquis le public avec un set sans temps mort qui aura livré le meilleur de ce mélange habile entre les genres musicaux dont seuls les geeks ont le secret. On quitte la scène quelques minutes avant la fin pour faire redescendre l’adrénaline avant notre dernier set de la soirée. Mais, on peut déjà vous annoncer que vous entendrez parler de nouveau parler de Master Boot Record dans nos lignes tant le projet est venu nous captiver tout au long du set. Un pur bonheur auditif qui nous restera longtemps en tête! (Victor)
Alcest (Massey Ferguscène)
Pour finir en beauté cette deuxième journée, avant que la fatigue induite par la chaleur nous terrasse, nous voilà de retour à la Massey pour le set tant attendu d’Alcest. On ne manque jamais une occasion de se plonger dans le monde onirique de la formation française, et dès les premières notes de « Améthyste », nous sommes envoutés par le jeu sublime de Neige (chant, guitare), Winterhalter (batterie), Zero (guitare, chant) et Indria (basse). La beauté des titres vient vous prendre aux tripes, et on décide vite de regarder le set assis dans l’herbe pour se laisser porter par la beauté de la musique. Le groupe enchaîne avec « Protection » et « Sappphire » qui laissent à Neige et Zero l’occasion de nous montrer toutes leurs capacités vocales. Sur le classique « Écailles de lune – Part 2 » l’émotion atteint son point d’orgue, et les frissons reviennent nous parcourir pour ne plus nous quitter. La nuit sublime toujours les concerts d’Alcest en extérieur, et cette soirée d’août le confirme une fois de plus. « Le Miroir », issu du dernier album en date, est un pur moment de délectation, puis la pépite « Eclosion » vient nous faire monter les larmes aux yeux. Le groupe est au sommet de son art et les applaudissements entre chaque titre montrent à quel point le groupe a une place de choix dans le cœur du public. Le set se termine avec « Kodama » et ses notes encrées dans nos têtes depuis la sortie du morceau en 2016. On profite jusqu’aux derniers instants envoutés par la performance digne de tout les superlatifs de la formation. (Victor)
Nous quittons ensuite le site vers le camping pour prendre un peu de repos avant une troisième journée qui s’annonce dantesque et riche, là aussi, en émotions. Le festival a, pendant ces deux jours de canicule, proposé les bouteilles d’eau gratuites aux festivaliers en plus des 11 points d’eau et autres zones d’ombres disponibles sur le site, on ne peut que les en remercier. Sur ces bonnes paroles on vous donne rendez-vous très vite pour vous raconter la suite de nos aventures à Carhaix.
After a rather mild and quiet night, we headed back to Motocultor on August 14th, following a great first day. The sun was still out, as were the heat and the dust. On this second day of the festival, the schedule was at its most intense, with shows running from 12:45 PM to 2:20 AM! The lineup was packed, and we caught sets by Nawather, Gravity, Cage Fight, Skaphos, Hellripper, Revnoir, Hrafngrimr, Textures, Lord of the Lost, Soen, Visions of Atlantis, Mass Hysteria, Paradise Lost, Master Boot Record, and Alcest.
Review by Mégane Canis et Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
Nawather (Bruce Dickinscène)
To kick off the day, we head over to the Bruce Dickinstage tent to check out the Tunisian band Nawather. On vocals, Ryma Nakkache and Wajdi Manai share the singing duties. Ranging from classical vocalises to metal-style screaming, the band offers an incredibly wide vocal range, which does a brilliant job of energising the crowd at the start of the afternoon, when the heat is almost rivalling that of the band’s home country. Their metal, infused with Eastern elements, is impressive, though we do regret the absence of traditional instruments on stage. Indeed, all the sounds are pre-recorded, and given that the band are pioneers in the use of the qanun in metal music, one can’t help but feel that this would have added a little more immersion to their set. That said, one must acknowledge their undeniable compositional strength, which ensures that the riffs and rhythms really get heads banging. Both vocalists are in top form and give us the chance to sing along to choruses that stick in your head. We’re discovering a band with huge live potential, but one that would benefit from more live instruments to immerse us even further in their sound, which is so steeped in their culture. A great experience, incidentally, which gets this second day of the festival off to a brilliant start. (Victor)
Gravity (Massey Ferguscène)
We head to the Massey Ferguscène to check out the band Gravity. Having not listened to them beforehand and with little information to go on, we decide to let ourselves be surprised. And we’re very pleasantly surprised! Very quickly, we find ourselves swept up in a style of metal that’s both powerful and melodic. Emilie Thuin has an impressive vocal range and her singing leaves us spellbound. She growls her French lyrics with a technique that outshines many others. Some passages are much softer, with more ethereal riffs. Here, we can hear influences more reminiscent of post-metal. Then the lyrical vocals make their appearance. The compositions are rich and polished, as is the stage design. There’s a wealth of nuance and complexity in the tracks, drawing us into a world all of their own. Gravity’s power sweeps through the Motocultor, sweeping the audience along as they readily get caught up in the mosh pit and walls of death. The bass lines are also technically demanding, creating an interesting rhythmic interplay with the drums, at times veering towards djent. There are also a few breakdowns that are quite typical of metalcore. In short, Gravity doesn’t fit into any box but creates its own, and we’re totally on board! A brilliant discovery! (Mégane)
Cage Fight (Dave Mustage)
Three months after the release of their album Exuvia, the time has finally come for us to see Cage Fight live, and it’s happening on the festival’s main stage. The band from England launch into a set that clearly ventures into hardcore territory. Vocally, Rachel Aspe (ex-Eths) is impressive, as ever, and doesn’t hesitate to get the crowd moving even more. Her glasses, straight out of a sci-fi film, reflect the impressive crowd, further reinforcing the impression that the band has already found its audience at the start of the day. The tracks fly by at breakneck speed, unleashing the power of James Monteith’s riffs and the wonderfully energetic rhythms of Nick Plews on drums and Will Horsman on bass. With a sound that frequently veers into metalcore territory, the band deliver a top-class set that kicks off a mosh pit which won’t stop until the end of the set. As the heat was stifling, we moved back a little to enjoy the end of the set in the shade, without missing a single note. In just two albums, the band has carved out a prominent place for itself on the European scene, and this set at Motocultor confirms that they’ll be a force to be reckoned with in the years to come! (Victor)
Skaphos (Supositor Stage)
Here we are back on the Supositor Stage, basking in the sunshine at the start of the afternoon. But the atmosphere is soon to take a darker turn with Skaphos. Indeed, this band from Lyon plays black metal centred on the theme of the abyss. We first discovered them at the first edition of Battle in The Nord at La Brat Cave in 2024. The stage is therefore decked out with props linked to the deep sea, ranging from krakens to fishing nets. Another distinctive feature of this band is the presence of a percussionist alongside the drummer. We can therefore hear instruments such as the djembe amidst the dark riffs and frenzied blast beats. Some passages also take on a slightly more atmospheric feel. You can hear a few death metal influences in certain passages, but the overall atmosphere remains firmly black metal. The growling vocals create a cavernous atmosphere that fits perfectly with the theme of the abyss. The musicians’ black-and-white make-up is also typical of black metal returning to its roots. Nothing holds back the Motocultor crowd, as a dust-filled circle pit forms at the front. Skaphos put on a successful performance at the festival, managing to draw us into their world with a high-quality set and a black metal energy that delighted fans of the genre! (Mégane)
Hellripper (Dave Mustage)
We’re continuing our Dave Mustage feature with the Scottish band, Hellripper! Having toured extensively since the release of their latest album, Coronach, we’ve been eager to hear the tracks performed live, and let’s just say we weren’t disappointed. James McBain, the project’s frontman, is as impressive as ever, both on vocals and guitar. The Scottish musician’s black speed metal takes on a whole new dimension live. It has to be said that his bandmates are in top form, delivering riffs and rhythms so fast and packed with blast beats that they’ll make your neck snap. James doesn’t hesitate to banter with the crowd between songs, particularly about the current heatwave – a sign that the energy radiating from the crowd is thrilling them. We revelled in every note played and every line sung by our host. Tracks from older albums also delighted the fans, and us too! Hellripper’s soundscape leaves no one unmoved, and once again we saw a mosh pit form and the dust rise ever higher at the Carhaix site. We didn’t notice the time passing, and when the final track of the set came round, we found ourselves wishing there’d been a bit more – such was the impact of the songs, both in terms of their musical mastery and the stories they told. We can tell you that we won’t be missing the band’s upcoming shows in France, and as we head off to the next gig, we’re thinking that Hellripper is cementing its place a little further among our favourite bands to see live. (Victor)
Revnoir (Dave Mustage)
For the past few years, Revnoir have been the talk of the town, and the band have already built up a solid reputation on the modern French metal scene, particularly after signing with Arising Empire, a leading label in the genre. So it was with curiosity that we decided to go and see what this French band are all about, and it has to be said that there’s a sizeable crowd gathered in front of the main stage. The quartet are on top form, dressed all in black, ready to blast us with some heavy screams and breakdowns. Down in the pit, the crowd give as good as they get, launching a wall of death right from the first few tracks. The band follows the formula of pretty much every metalcore band of their generation to the letter: they get the crowd to raise their arms, they pepper the setlist with a few emotional tracks, “that come from the heart”, to quote them, they move around a lot on stage, and they do everything they can to engage the audience in their gig, turning it into an experience in its own right. It certainly seems to work perfectly. But for our part, we very quickly grew tired of it, and a sense of déjà vu set in (as has been the case with many metalcore bands in recent years). So we completely missed out on the Revnoir hype, not for lack of talent, quite the opposite, but for lack of originality. (Marye)
Hrafngrimr (Bruce Dickinscène)
We catch a glimpse of the Bruce Disckinscène for a brand-new offering at this year’s festival. Indeed, Hrafngrimr takes us on a journey into a form of folk metal we haven’t yet heard at this festival. The ancient percussion creates a deeply pagan atmosphere. We find ourselves immersed in worlds reminiscent of Heilung or Skàld. The musicians are in make-up, and the stage set design adds to the atmosphere. The set begins like a kind of ceremony to which we feel invited. The bass is bowed to create a distinctive sound. Overall, the compositions are percussion-driven, with percussion forming the central element of the tracks performed. They can vary greatly from one another and may, for example, be played on what appear to be bones. The vocals are also powerful, ancient and deep. The band keeps us on the edge of our seats and completely draws us in. We are swept up in this show, which straddles the line between performance and concert. The instruments serve to enhance the atmosphere and may vary depending on the track. For example, there are a few passages featuring the flute. I’d never had the chance to see the band before, and the rest of the team had been a bit disappointed back in 2023. At this gig, like the rest of the audience, we had a brilliant time and were completely won over by the performance! We really recommend you go and see Hrafngrimr if you get the chance. (Mégane)
Textures (Massey Ferguscène)
Here we are, finally ready to see Textures on stage! With their album Genotype having kick-started things again after a long hiatus, it’s time for the band to return to the stage. Daniël de Jongh wows us with his cat right from the start of “Closer To The Unknown”, a track from their latest album that takes on a whole new dimension on stage. The band’s prog metal is utterly compelling and proves that mastery and energy can combine to create an unforgettable concert. Of course, the older albums haven’t been forgotten, and let’s just say that finally hearing “Regenesis” or “New Horizons” is a pure delight for the ears. Joe Tal and Bart Hennephof’s riffs on “Storm Warning” have us nodding our heads even harder, confirming that Textures are well and truly back, and we hope it’s for the long haul! On the rhythm side, it’s simple: Remko Tielemans on bass and Stef Broks on drums had us headbanging throughout as we tried to keep up with the shifting rhythms of tracks like “Singularity”. It’s hard to remain unmoved by such an impressive set! “Measuring The Heavens” was the only other track from Genotype they played, but what a track! Every note hits us hard and stays in our heads for good. The band are clearly delighted as they take their leave after an unforgettable rendition of “Laments of Icarus”, which once again leaves the audience utterly spellbound. What can we say about our first time seeing Textures, other than that it was one of the best performances we saw all weekend, and that we hope their tour, which was cancelled for next October, will be rescheduled as soon as possible so we can see them on stage again as soon as we can. A giant of prog metal has taken to the stage once again before our very eyes, much to our delight and that of the entire audience gathered in the Massey tent. Long live Textures! (Victor)
Lord Of The Lost (Dave Mustage)
We’re gradually moving on to bigger acts on the Dave Mustage stage, heralding the arrival of more impressive stage shows. This is certainly the case for Lord of the Lost. The band have released a trilogy of albums called OPVS NOIR, the latest of which came out in April 2026. I haven’t had the chance to see them again since their gig at the Black Lab in 2023, and I can’t wait to make up for that! A musical intro precedes the musicians’ entrance onto the stage. The sound then really comes into its own, with a style that’s both highly melodic and powerful, as they launch into “Bazaar Bizarre”, taken from the first volume of OPVS NOIR. The German band perform gothic metal tracks with distinct industrial influences. The arches featured on the backdrop contribute to the gothic atmosphere of the performance. Chris’s voice resonates with power and precision. His stage presence is particularly charismatic. The tracks are more accessible than most of the festival’s line-up, with a touch of gothic pop/rock. “I Hate People” really makes you want to move. Lord of the Lost then starts a “one-person circle pit”, which involves creating a circle pit on your own, around yourself… basically, spinning round in circles! The audience plays along, swept up in the good-natured atmosphere the band creates. When the iconic “Loreley” kicks in, we’re in seventh heaven. Chris then climbs onto the barriers to sing as close as possible to the audience, who sing along to the chorus in unison. We’re already slowly approaching the end of the set and we finish with another track from OPVS NOIR’s Volume 1: “Light Can Only Shine in the Darkness”. Lord of the Lost deliver a more mainstream set, at times more rock than metal, but devilishly effective! We’re having a brilliant time with them and hope to see them again very soon! (Mégane)
Soen (Massey Ferguscène)
Back to prog metal with the Swedish band Soen! With their album Reliance, released earlier this year, the band kicked off 2026 with a bang, featuring tracks that stuck in our heads from the very first listen. But for this set, the band led by Martin Lopez on drums decided to treat us to the best of their back catalogue, whilst not forgetting newer tracks such as “Primal”, which sent shivers down our spines thanks to the masterful vocals of Joel Ekelöf, who was in top form tonight. The emotion that emanates from the Swedish band’s tracks grabs us by the gut and doesn’t let go for the duration of the set. Everyone on stage demonstrates that prog and thrills go hand in hand. When “Lotus” kicks off, we’re swept up in a wave of nostalgia that takes us back to our first live encounters with the band. It’s hard for me to describe this set, as it reminded me so vividly why Soen has been one of my favourite bands for so many years. Carried along by the power of the tracks, I, like much of the audience, let the goosebumps take hold and fully savour tracks like “Primal” and “Unbreakable”. The band are at the peak of their art and deliver a sublime set from start to finish. And when the final note rings out, our only wish is to see the band back in France as soon as possible. We’ve experienced a timeless moment with Soen and treat ourselves to five minutes’ respite before the next set to recover from our emotions. (Victor)
Mass Hysteria (Dave Mustage)
It’s hard to choose from the Motocultor line-up, and, as many other times, the team splits up to go to the gigs that excite each of us the most. So here I am back in front of Mass Hysteria, nine months after their last gig in Lille. As an aside, I’ve only seen the French band once before at a festival, at SummerBreeze 2022 in Germany, and that was on a small stage early in the day. Suffice to say, the atmosphere here is completely different! The stage set-up, featuring the letters M and H, takes centre stage in front of a packed crowd. Very quickly, “Positif à Bloc” kicks off and the mosh pit goes wild. This track marks the real start of the gig, the energy of which shows no sign of waning, both on stage and in the audience. Today marks the final date of the Tenace tour. So it’s time to give it our all. The mosh pit keeps getting bigger and bigger, and we let ourselves be swept up in that cloud of dust, even if it means leaving with a few bruises as a souvenir. Mouss commands the stage like no one else. His banter between songs is simple and effective. A snippet of “Porcherie” rings out, a reminder of the band’s commitments, as if the lyrics weren’t enough. The hits come thick and fast and the mosh pit never lets up. “Chien de la Casse”, “Nerf de Boeuf” and “Arôme Complexe” are sung in unison by the crowd between bursts of dust. Before “L’enfer des Dieux”, the band urges us never to forget the Bataclan. The sound is powerful. The riffs, the rhythms and the lyrics hit us hard and make our bodies react instinctively. Mass Hysteria draws from their entire discography, reminding us in passing of the 1999 release of Contraddiction, which went gold. The atmosphere at this gig is simply mad, and the set comes to an end all too quickly with “Plus que du métal” for one last party in the mosh pit! The band brings the whole younger generation up onto the stage, and we part ways with a message of fighting spirit, inspiration and positivity. Mass Hysteria’s metal can’t be described, it has to be experienced. And we feel particularly alive after this unforgettable show! (Mégane)
Visions Of Atlantis (Bruce Dickinscène)
I’d been waiting eight years to finally see Visions Of Atlantis live again, so when the chance arose to see them on the Bruce Dickinscène, I naturally rushed along with our photographer! The Austrian band took to the stage with their pirate-themed world, perfectly brought to life by the vocal duo of French singer Clémentine Delauney and Italian singer Michele Guaitoli. Quite simply, their chemistry is obvious and turns tracks like “The Land of the Free” and “Tonight I’m Alive” into true musical adventures. The musicians are no less impressive, delivering top-class symphonic metal. The crowd is also in brilliant form, pouring all their energy into making this set a memorable moment. Smiles are visible both on stage and in the pit, a sign that Visions Of Atlantis’ set lives up to all its promises. Clémentine, in fact, thanks the audience several times for their unwavering support. Naturally, the classic “Legion of the Seas” gets the crowd going and gives the vocalists the chance to thrill us once again. It has to be said that between Clémentine’s lyrical vocals and Michele’s more power-oriented singing, it’s a real treat for the ears, just as much as the absolutely stunning instrumental sections. The set, centred around the albums released in 2022 and 2024, captivates us from start to finish, and when “Melancholy Angel” rings out, we’re very sad to leave the world of Visions Of Atlantis so soon. In any case, one thing is certain: I won’t be waiting eight years to see this band again, as they delivered a set brimming with joy, leaving us with huge smiles on our faces. (Victor)
Paradise Lost (Massey Ferguscène)
The atmosphere changes radically as we head over to the Massey Ferguscène tent. It’s packed to the brim as the crowd awaits the lads from Paradise Lost. To ensure the sound quality is top-notch, a plexiglass screen surrounds Jeff Singer’s drum kit. Right from the start, the sound quality is impeccable, allowing us to enjoy this set to the full. Nick Holmes’s voice resonates with a heavy, deep tone right from “Serpent on the Cross”. The British band’s melodic doom metal features long, slow tracks that evoke a strong sense of introspection. The emotions are amplified tenfold by fatigue and wash over us in waves, carried along by the riffs and melodies of Greg Mackintosh and Aaron Aedy. The whole performance is tight and polished. Nick Holmes is playing his second set of the festival, having performed with Bloodbath the previous evening. “The Last Time” is sung along to by the audience, who are completely absorbed by the performance. Certain passages become increasingly atmospheric, with ever-slower, more doom-laden tempos. The set draws from the band’s entire discography, including their oldest and most iconic tracks such as “As I Die”, which showcases some beautiful bass lines from Steve Edmonson. Then, as if to maintain a sense of temporal continuity, Paradise Lost follow up with “Hallowed Land”, featured on Draconian Times, released in 1995. The standout tracks had the entire audience on their feet. Then the British band treated us to a very personal and remarkable cover of “Smalltown Boy”, which really energised the end of the concert. We’re gradually approaching the end of the set, following other iconic tracks such as “Embers Fire”. Paradise Lost have once again outdone themselves at this concert. As always, they deliver an old-school set, no frills, just original compositions, great sound and excellent musicians. And that’s enough to make this one of the best concerts of this festival. (Mégane)
Master Boot Record (Bruce Dickinscène)
Here we are back at the Bruce Dickinscène tent for what is set to be our biggest surprise of the festival: Master Boot Record. This project, which blends electronic music, heavy metal and CRT screens showing video games, sounds intriguing on paper, and here we are watching a trio that blows us away from the very first moments. Two guitars and a drum kit accompany the electronic sounds in a truly electrifying deluge of sound. Quite simply, it’s impossible not to dance to the beats of this project led by Victor Love, aka Vittorio D’amore. And right from the first track, Victor will be tossing out CDs and floppy disks containing 90s games—sure to delight the biggest geeks among us. We’ve got a permanent grin on our faces throughout, and we’re just as impressed by the three musicians’ performance as we are by the images flashing before our eyes. The marquee turns into a proper club, perfect for kicking off a wild night out. Each track – such as the one paying homage to the classic video game Doom – offers its own sonic and visual universe, creating an experience that grows ever more captivating and intoxicating. This is clearly our favourite new discovery of the day, and perhaps even of the festival (only one band the following day might hope to rival them in our hearts, but we’ll tell you more about that in due course). Master Boot Record literally won over the crowd with a non-stop set that delivered the best of that skilful blend of musical genres that only geeks know how to pull off. We left the stage a few minutes before the end to let the adrenaline subside a bit before our final set of the evening. But we can already tell you that you’ll be hearing more about Master Boot Record in our columns, as the project really captivated us throughout the set. A pure auditory delight that will stay with us for a long time to come!
Alcest (Massey Ferguscène)
To round off this second day in style, before the heat-induced fatigue gets the better of us, here we are back at the Massey for Alcest’s long-awaited set. We never miss an opportunity to immerse ourselves in the dreamlike world of this French band, and from the very first notes of “Améthyste” we’re spellbound by the sublime playing of Neige (vocals, guitar), Winterhalter (drums), Zero (guitar, vocals) and Indria (bass). The beauty of the tracks really gets to you, and we quickly decide to watch the set sitting on the grass, letting ourselves be carried away by the beauty of the music. The band follow up with “Protection” and “Sappphire”, which give Neige and Zero the chance to showcase their full vocal range. On the classic “Écailles de lune – Part 2”, the emotion reaches its climax, and shivers run through us once more, never to leave us. The night always enhances Alcest’s outdoor concerts, and this August evening confirms it once again. “Le Miroir”, from their latest album, is a moment of pure delight, followed by the gem “Eclosion”, which brings tears to our eyes. The band are at the peak of their artistry, and the applause between each track shows just how dear the band are to the audience’s hearts. The set concludes with “Kodama” and its melodies, which have been etched in our minds since the track’s release in 2016. We savour every last moment, spellbound by the band’s performance, which deserves every superlative.
We then left the venue and headed back to the campsite to get some rest before a third day that promised to be epic and packed with excitement. During these two days of scorching heat, the festival provided free bottles of water to festival-goers, in addition to the 11 water points and other shaded areas available on site – we can only thank them for that. On that note, we’ll be back very soon to tell you all about the rest of our adventures in Carhaix.
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