#Album : Beartooth – Pure Ecstasy (28/08/2026)

Beartooth est de retour avec son nouvel opus Pure Ecstasy. Après la masterclass de The Surface en 2023, on avait hâte de voir ce que le projet de Caleb Shomo allait encore nous réserver. Cet album est le premier à paraitre via Fearless Records et est disponible depuis le 28 août.

par Mégane Canis

English version below


On replonge dans l’univers de Beartooth avec « Pure Ecstasy » qui ouvre l’album éponyme. On y retrouve en premier lieu des sonorités qui nous font instantanément penser à celles de The Surface. Puis le titre nous ouvre sur d’autres univers, avec des passages aussi puissants que fragiles, nous faisant passer par une riche palette d’émotions en à peine 3 minutes. Puis « Eyes Closed » nous fait retrouver à la fois les breakdown et les mélodies dont Beartooth à le secret. Entre sonorités émo pleines de mélancolies et hardcore faisant éclore une rage immense, la recette est parfaite quand on veut se confronter à tout un tas de démons intérieurs. « Bullshit » reste dans cette même vibe mais on ressent quelque chose de nouveau poindre, avec des sonorités quelques peu différentes. C’est avec « Beautiful Again » que Pure Ecstasy prend un tournant. En effet, on entend là un travail très différent, avec même des pointes de pop punk, et une nouvelle facette de Beartooth. On a cette impression que Caleb Shomo s’autorise quelque chose de nouveau, allant encore plus loin dans le côté émo qu’il arrive déjà à provoquer habituellement. Ce titre a toujours ses parts sombres, mais on y entend aussi quelque chose de plus émancipateur, libéré et une part de luminosité dans l’ombre. On continue dans l’exploration de nouvelles textures avec « Stadiums » et sa construction très différente, beaucoup moins linéaire que ce à quoi le groupe nous a habitué. Les dernières secondes évoquent même du My Chemical Romance dans le son… On part toujours plus à la recherche de liberté avec « Free ». Les « I’m Free » semblent répétés comme pour s’autoconvaincre, pendant que les couplets évoquent toujours cette complexité, cette torture intérieure et l’entremêlement de sentiments complexes. Ceux-ci s’expriment toujours plus dans « Lose You to Find Me », qui est aussi lumineux qu’il est mélancolique. Puis la rage et l’autodestruction font leur retour dans « You », avec des sonorités qui redeviennent plus graves, des cris puissants et torturés… Toute la modulation de la voix de Caleb Shomo est présente avec des aigus mélodiques aussi présents que les screams pour « For Me By Me ». On termine par un titre au nom équivoque et qui semble une parfaite clôture à ce chapitre : « I Made It ». Celui-ci nous fait ressentir une certaine légèreté.

Pure Ecstasy est comme un chemin, suivi par Caleb Shomo, mais clairement partagé par d’autres personnes. On part d’une torture interne, d’une rage qui semble être le seul moyen de se libérer. Puis on passe par toute une phase de découverte de soi-même, de mélange d’ombre et de lumière, de rechutes également. Et enfin, la route se termine sous le meilleur des hospices avec une forme de paix intérieure, toujours fragile mais bien présente.

Tracklist :

01 : Pure Ecstasy
02 : Eyes Closed
03 : Bullshit
04 : Beautiful Again
05 : Stadiums
06 : Free
07 : Sorry
08 : Lose You To Find Me
09 : You
10 : For Me By Me
11 : I Made It


Beartooth are back with their new album, Pure Ecstasy. Following the masterclass that was The Surface in 2023, we were keen to see what Caleb Shomo’s project had in store for us next. This album is the first to be released via Fearless Records and has been available since August 28th.

by Mégane Canis

We’re plunged back into the world of Beartooth with “Pure Ecstasy”, which opens the eponymous album. First and foremost, we hear sounds that instantly bring to mind those of The Surface. Then the track takes us into other realms, with passages that are as powerful as they are fragile, taking us through a rich palette of emotions in barely three minutes. Next, “Eyes Closed” brings us back to the breakdowns and melodies that Beartooth are so masterful at. Between melancholic emo sounds and hardcore that unleashes immense rage, it’s the perfect formula for confronting a whole host of inner demons. “Bullshit” stays in the same vein, but we sense something new emerging, with slightly different sounds. It’s with “Beautiful Again” that Pure Ecstasy takes a turn. Indeed, here we hear a very different approach, with even hints of pop punk, and a new side to Beartooth. You get the impression that Caleb Shomo is allowing himself to try something new, delving even deeper into the emo side he usually manages to evoke. This track still has its dark moments, but there’s also something more liberating and unburdened about it, with a glimmer of light in the shadows. The exploration of new textures continues with “Stadiums” and its very different structure, which is far less linear than what the band has accustomed us to. The final seconds even evoke the sound of My Chemical Romance… We venture ever further in search of freedom with “Free”. The repeated “I’m Free” seems almost as if to convince oneself, whilst the verses continue to evoke that complexity, that inner torment and the intertwining of complex emotions. These are expressed even more fully in “Lose You to Find Me”, which is as luminous as it is melancholic. Then rage and self-destruction return in “You”, with sounds that grow heavier once more, accompanied by powerful, tortured screams… The full range of Caleb Shomo’s vocal modulation is on display, with melodic high notes as prominent as the screams on “For Me By Me”. We conclude with a track bearing an ambiguous title, which seems the perfect closing to this chapter: “I Made It”. This track gives us a sense of lightness.

Pure Ecstasy is like a journey, undertaken by Caleb Shomo, but clearly shared by others. It begins with inner torment, a rage that seems to be the only way to break free. Then comes a whole phase of self-discovery, a blend of light and shadow, and relapses too. And finally, the journey ends on the highest of notes with a sense of inner peace, still fragile, but very much present.

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