#Live : Les Wriggles + Diane @ Théâtre Sébastopol, Lille – 01/10/2026

Les Wriggles, quatuor de chant et guitare acoustique, a posé ses valise au Théâtre Sébastopol, à peine 9 jours avant son Olympia. Nous étions de cette soirée originale, pour un groupe que nous avons, pour beaucoup, découvert à l’adolescence grâce aux textes acerbes. Le combo avait choisi Diane, artiste que l’on ne connait pas encore, pour ouvrir cette soirée organisée par Vérone Productions. 

par Mégane Canis

English version below


Alors que nous n’avions pas vu son nom en amont, Diane débarque sur la scène du Sébastopol aux alentours de 20h. Elle se poste derrière son piano et nous offre des titres plein de fraicheur et d’émotions. On démarre par un éloge de l’amour, sur fond de pantalon rose à paillettes. Diane nous propose ensuite un printemps de la vie contre la mort. Ses textes sont d’une beauté que l’on croise rarement. Ceux-ci sont racontés tantôt avec un chant mélodique juste et puissant, tantôt parlés, dans une diction qui nous évoque par exemple Fauve. Diane change de place sur scène pour rejoindre sa guitare. On passe alors sur une émotion de colère, évoquant ce que vivent les femmes au quotidien. L’artiste vient d’ailleurs le chanter dans le public, dans l’allée centrale de l’orchestre du théâtre. Elle arrive à prendre les spectateurs, pourtant venus pour Les Wriggles, ce qu’elle assume totalement. Son authenticité et ses textes arrivent progressivement à nous convaincre. Son premier EP A la Folie sort ce 9 octobre, veille de son concert avec Les Wriggles à l’Olympia. Elle joue alors « La Maison Brûle », pour la première fois sur scène, et qui sera sur ce dit EP. Le morceau est beaucoup plus rythmé que les précédents, et Diane ne joue pas d’instrument ici, le fond étant soutenu uniquement par une bande son. Au final, sans être totalement fans, on se rend compte qu’on s’est laissés embarquer dans ce riche univers pop, aux textes recherchés et plein de moments de vie. Une artiste qui peut devenir une grande rapidement ! On lui souhaite un avenir radieux.

Après un entracte d’une vingtaine de minutes, le quatuor des Wriggles investi la scène pour une « Barbeuc Party ». Chaque titre évoque un tableau. Parfois les musiciens peuvent être de dos et laisser un seul artiste en représentation. C’est notamment le cas pour « Sixtine », deuxième titre de la soirée. Entre spectacle et concert, le groupe prend à partie le premier rang sur « Welcome ». Un spectateur est à la fois mis à l’honneur et esclavagé sur ce titre engagé. Et alors que celui-ci est, malgré son message, plutôt festif dans ses sonorités, « Mamie tricote » nous envoie dans des histoires familiales dures avec des tonalités mineures qui instaurent un tout autre climat. Les Wriggles nous font vivre un véritable ascenseur émotionnel et on est parti dans « La chanson qui fait gerber », voyant un mime particulièrement convaincant de Neymar… On vous gardera le suspens pour toutes les surprises théâtrales afin de ne pas gâcher le plaisir de ceux qui les découvriraient à l’Olympia. Leur engagement lui n’est par contre en aucun cas une surprise pour ceux qui les connaissent. Ainsi, Bolloré, Sarkozy ou Zemmour sont cités, et pas de manière élogieuse. Le traitement fait aux femmes est également un sujet récurrent de leurs compositions. Comme quoi on peut être quatre hommes et avoir conscience de certaines égalités. C’est ainsi qu’on se retrouve au  bord des larmes avec « Je vis toute seule avec un chien » qui prend vie face à nous. Au delà du texte, l’image est saisissante, glaçante, et malheureusement trop commune. D’un point de vue plus masculin, le groupe nous interprète « CFMR », signifiant Confédération Française des Mecs Relous. Par moments, ces quatre voix en parfaite harmonie, procurent des instants de partage dans des émotions beaucoup plus positives, notamment avec « Poupine et Thierry », titre emblématique par lequel nous sommes nombreux à avoir découvert la formation. L’entrelacement sur « Bouboubou » renforce l’aspect d’une entité à quatre têtes. Ensemble, ils donnent vie à « Aimé », digne d’un spectacle au festival mondial du théâtre de marionnettes de Charleville Mézières ! Les Wriggles sont toujours plein de ressources et utilisent un piano d’enfants pour « Papillons » avant que les trolls ne débarquent sur le « Bourguignon ». On entend aussi des sonorités plus électroniques qui nous évoquent Philippe Katerine sur « Sboudibou ». Après avoir remercié les personnes qui ont permis cette soirée, et notamment Sébastien Lalanne, leur metteur en scène, le groupe fait face à une véritable standing ovation. Ils terminent alors avec « La Petite Olive » avant de rappeler Diane sur scène pour nous intimer de nous casser de là !

Les Wriggles ont une capacité inouïe à procurer des émotions diverses. On passe du rire au larmes à plusieurs reprises sur ce spectacle/ concert particulièrement original. Il reste des places pour l’Olympia, alors foncez ! Vous ne le regretterez pas.

Un grand merci à Camille pour l’accréditation, à Vérone Productions pour l’organisation de cette soirée et à l’équipe du Théâtre Sébastopol pour l’accueil.


The Wriggles, a vocal and acoustic guitar quartet, set up shop at the Théâtre Sébastopol, a mere nine days before their show at the Olympia in Paris. We were there for this unique evening, featuring a band that many of us first discovered as teenagers thanks to their biting lyrics. The band had chosen Diane, an artist we haven’t heard of yet, to open this event organised by Vérone Productions.

by Mégane Canis

Although we hadn’t seen her name mentioned beforehand, Diane took to the stage at the Sébastopol at around 8 pm. She took her place behind her piano and treated us to songs brimming with freshness and emotion. She began with an ode to love, against a backdrop of pink sequinned trousers. Diane then presented a vision of life’s springtime in contrast to death. Her lyrics possess a beauty one rarely encounters. They are delivered at times through a melodic, precise and powerful vocal line, and at other times spoken, in a style reminiscent of Fauve, for example. Diane moves across the stage to pick up her guitar. We then shift to a feeling of anger, evoking what women experience on a daily basis. The artist even sang this amongst the audience, in the central aisle of the theatre’s stalls. She manages to captivate the audience, who had, after all, come to see Les Wriggles, a fact she fully embraces. Her authenticity and her lyrics gradually win us over. Her debut EP, A la Folie, will released on October 9th, the day before her concert with Les Wriggles at the Olympia. She then performed “La Maison Brûle” for the first time on stage, a track that would feature on the aforementioned EP. The track is much more upbeat than her previous ones, and Diane doesn’t play any instruments here, with the backing provided solely by a backing track. Ultimately, whilst we weren’t exactly die-hard fans, we realised we’d been swept away by this rich pop universe, with its sophisticated lyrics and moments that capture the essence of life. An artist who could well become a major star very quickly! We wish her a bright future.

After an interval of about twenty minutes, Les Wriggles quartet took to the stage for a “Barbeuc Party”. Each track evokes a painting. At times, the musicians turn their backs to the audience, leaving a single artist to perform. This is particularly the case for “Sixtine”, the second track of the evening. Somewhere between a show and a concert, the band engages the front row during “Welcome”. One audience member is both honoured and put through their paces during this politically charged track. And whilst this track is, despite its message, rather festive in tone, “Mamie tricote” plunges us into harrowing family stories with minor keys that create a completely different atmosphere. Les Wriggles take us on a real emotional rollercoaster, and we’re off into “La chanson qui fait gerber”, witnessing a particularly convincing mime of Neymar… We’ll keep you in suspense about all the theatrical surprises so as not to spoil the fun for those discovering them at the Olympia. Their political stance, however, comes as no surprise to those who know them. Thus, Bolloré, Sarkozy and Zemmour are mentioned, and not in a flattering light. The treatment of women is also a recurring theme in their songs. It just goes to show that even four men can be aware of certain issues of equality. And so we find ourselves on the verge of tears with “Je vis toute seule avec un chien”, which comes to life right before our eyes. Beyond the lyrics, the imagery is striking, chilling, and, sadly, all too common. From a more masculine perspective, the band performs “CFMR” for us, which stands for Confédération Française des Mecs Relous. At times, these four voices, in perfect harmony, create moments of shared, much more positive emotion, particularly with “Poupine et Thierry”, the iconic track through which many of us first discovered the band. The intertwining vocals on “Bouboubou” reinforce the sense of a four-headed entity. Together, they bring “Aimé” to life, a performance worthy of the Charleville-Mézières International Puppet Theatre Festival! Les Wriggles are always full of ideas and use a children’s piano for “Papillons” before the trolls make their entrance on “Bourguignon”. We also hear more electronic sounds reminiscent of Philippe Katerine on “Sboudibou”. After thanking those who made this evening possible, particularly Sébastien Lalanne, their director, the group is met with a standing ovation. They then finish with “La Petite Olive” before calling Diane back on stage to tell us to clear off!

Les Wriggles have an incredible ability to evoke a whole range of emotions. This particularly original show/concert has you going from laughter to tears time and time again. There are still tickets available for the Olympia, so go for it! You won’t regret it.

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