#Live : Occult Hand Order + Umuru @ La Brat Cave, Lille – 22/10/2026

Une nouvelle date Roaring Tubes ? Une première partie locale que l’on connait bien ? La promesse d’un groupe psyché de Lyon ? Pas besoin d’en dire plus, la rédaction répond présente ! C’est donc à la Brat Cave que nous nous rendons pour y retrouver le duo de Umuru en début de soirée. C’est ensuite Occult Hand Order qui assure le show. Et si vous suivez aussi bien le média que Roaring Tubes, il ne devraient pas vous être inconnus.

par Mégane Canis

Affiche en couverture par Sabrina K.

English version below


Comme de coutume désormais, le public a répondu présent à l’appel de Roaring Tubes. Peu après 20h, les lumières s’éteignent, Raphaël vire ses chaussures, et le concert de Umuru démarre. La salle est réellement plongée dans le noir avec des lumières minimales. Cela nous embarque dans une atmosphère à la fois ambiante et intimiste. Le duo joue avec les sonorités et va chercher toutes les possibilités de leurs instruments. Ainsi Raphaël tient son violoncelle à la manière d’une guitare, lui ajoute des effets… En face de lui, Noé explore toutes les parties de la batterie. Il va ainsi taper ses cymbales avec le bout d’un archer, puis y frotter les crins, tapoter du bout des doigts… On est autant dans l’expérimental que dans la maitrise. Puis le son explose d’un coup, puissant, fracassant. Umuru s’affranchit de tous les codes et crée les siens. Des branchements sont présents en tout sens sur scène, sans que le groupe ne se perde jamais. Raphaël lâche par moments son violoncelle pour poser un chant aérien sur certaines parties de titres. Le duo est tellement absorbé par sa prestation qu’il en vient à manquer de faire tomber le pied de micro, rattrapé in extremis par le public ! A l’avant, celui-ci profite d’ailleurs assis au plus près de la scène. Les titres donnent en effet cette envie de se poser, d’arrêter le temps, de fermer les yeux et de juste se laisser porter ou surprendre. La fin du set arrive rapidement, avec par moments de influences doom, au milieu d’autres plus électro. Petit coup de promo avant de partir : le groupe a sorti un premier album physique, et a, pour l’occasion, caché un CD dans la salle ! Il sera trouvé rapidement après ce concert absolument génial.

On continue cette soirée avec Occult Hand Order. Le quatuor de Lyon était présent lors du Rock in Bourlon mais également au premier concert organisé par le High Voltage en mai 2025 (soirée organisée par Roaring Tubes!). Eux aussi ont sorti un album cette année, dont nous vous avions parlé il y a quelques mois. Lors de leur arrivée sur scène, le son est directement puissant. Le groupe assoit sa présence et nous embarque ensuite dans un univers psychédélique. Le fuzz résonne, les effets servent les titres à merveille. La voix aérienne de Hugo Zepah (basse, chant) n’est pas sans nous rappeler le chant de Julien de Mars Red Sky. Les sonorités doom font rapidement leur apparition dans le set, nous ancrant totalement dans le moment. Les musiciens sont particulièrement dynamiques sur scène. Nicolas Fabre et Clément Mozzone oscillent au gré de leurs riffs, tandis que Tony Duvillard tape sur ses fûts avec puissance. Meaningless Monuments est logiquement particulièrement représenté dans le set de la soirée. Clément, en plus de sa guitare, gère également le clavier et ses effets. Plus on avance, plus les passages se font profonds et lents, entremêlés de grosses patates de son qui perforent le bide en nous prenant aux tripes. On se laisse totalement envoutés par les compositions riches et longues. Quelques passages se font également plus mélodiques, avec une voix délicatement posée sur des instruments tout en finesse. Puis Hugo vient parfois nous surprendre avec une voix plus profonde et caverneuse. On est totalement happés par le set, hors du temps, et il nous devient impossible de savoir si le groupe joue depuis 30 minutes ou 3 heures. En réalité, le set touche déjà à sa fin, et Occult Hand Ordrer interprète une dernière composition évoquant ce qu’on a laissé derrière nous. La formation demande un peu plus de lumière en façade, mais celle-ci ne viendra jamais. La salle est en effet, comme précédemment quasi plongée dans le noir, y compris sur scène. La basse prend une place importante, jusqu’à avoir un passage rien qu’à elle, saupoudré d’un filet de voix. On ne repartira évidemment pas sans un rappel.

Nous avons totalement été envoutés par les sets des deux formations. Autant le côté très sombre nous a permis de nous sentir en immersion totale, autant il en a découlé un traitement des photos totalement impossible… Ces mots seront donc les seuls éléments que vous aurez pour vous représenter ce moment hors du temps. Umuru confirme sa signature sonore unique, tandis que Occult Hand Order nous envoute toujours autant par son style aux accents psyché et doom.


A new Roaring Tubes gig? A local support act we know well? The promise of a psychedelic band from Lyon? No need to say any more – the editorial team’s on it! So off we head to the Brat Cave to catch the duo Umuru early in the evening. Next up, Occult Hand Order take to the stage. And if you follow both this publication and Roaring Tubes, they shouldn’t be strangers to you.

by Mégane Canis

Cover poster by Sabrina K.

As has become customary, the audience turned out in force for Roaring Tubes. Shortly after 8 pm, the lights went down, Raphaël kicked off his shoes, and Umuru’s concert began. The venue was plunged into near-total darkness, with only minimal lighting. This immersed us in an atmosphere that was both ambient and intimate. The duo play with sounds and explore every possibility their instruments have to offer. Raphaël, for instance, holds his cello like a guitar and adds effects to it… Opposite him, Noé explores every part of the drum kit. He strikes his cymbals with the tip of a bow, then rubs the horsehair against them, and taps them with his fingertips… It’s as much about experimentation as it is about mastery. Then the sound suddenly explodes, powerful, shattering. Umuru breaks free from all conventions and creates their own. Cables criss-cross the stage in every direction, yet the band never loses their way. Raphaël occasionally sets down his cello to lay down ethereal vocals over certain sections of the tracks. The duo were so absorbed in their performance that they nearly knocked over the microphone stand – which was caught at the last minute by the audience! Those at the front were making the most of it, sitting as close to the stage as possible. The tracks really do make you want to settle down, stop time, close your eyes and just let yourself be carried away or surprised. The end of the set comes all too quickly, with moments of doom-influenced music interspersed with more electro-driven tracks. A quick plug before they leave: the band have released their first physical album and, for the occasion, have hidden a CD in the venue! It’s found quickly after this absolutely brilliant gig.

We continue the evening with Occult Hand Order. The Lyon-based quartet played at Rock in Bourlon, as well as at the first gig organised by High Voltage in May 2025 (an event organised by Roaring Tubes!). They, too, released an album this year, which we told you about a few months ago. As soon as they take to the stage, the sound is immediately powerful. The band establishes their presence and then draws us into a psychedelic world. The fuzz resonates, and the effects complement the tracks perfectly. Hugo Zepah’s (bass, vocals) ethereal voice is reminiscent of Julien’s vocals from Mars Red Sky. Doom-inspired sounds quickly make their presence felt in the set, fully immersing us in the moment. The musicians are particularly dynamic on stage. Nicolas Fabre and Clément Mozzone sway to the rhythm of their riffs, whilst Tony Duvillard pounds his drums with power. As you’d expect, Meaningless Monuments features prominently in the evening’s set. Clément, as well as playing guitar, also handles the keyboard and its effects. The further into the set we get, the deeper and slower the passages become, interwoven with heavy bursts of sound that pierce the gut and grab us by the gut. We find ourselves completely spellbound by the rich, expansive compositions. Some passages are also more melodic, with vocals delicately layered over exquisitely subtle instrumentation. Then Hugo occasionally surprises us with a deeper, more resonant voice. We are completely swept up in the set, which feels timeless, and it becomes impossible to tell whether the band has been playing for 30 minutes or 3 hours. In reality, the set is already drawing to a close, and Occult Hand Order performs one final track evoking what we have left behind. The band asks for a little more light at the front of the stage, but it never comes. The venue is, as before, virtually plunged into darkness, including on stage. The bass takes centre stage, even featuring a solo passage all of its own, sprinkled with a hint of vocals. We’re obviously not leaving without an encore.

We were completely spellbound by both bands’ sets. Whilst the very dark atmosphere allowed us to feel completely immersed, it also made it utterly impossible to process the photos… So these words will be the only things you have to help you picture this timeless moment. Umuru reaffirms its unique sound, whilst Occult Hand Order continues to captivate us with its style, characterised by psychedelic and doom elements.

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