#Live : They’re Gonna Be Big Festival, Jour 1 @ Paris – 27/10/2026

La team du Supersonic propose régulièrement ses soirées They’re Gonna Be Big, présentant des groupes de la scène DIY jouant pour la première fois à Paris. En cette fin octobre, profitant d’un passage à Paris, nous nous rendons à la première soirée sur trois de la version Festival de ces soirées. 21 groupes sont proposés au public sur trois salles du quartier de Bastille : le Supersonic, le Supersonic Records et la Seine Café. Pour cette première soirée nous avons pu voir : Mleko, Al Cologne, Date Camp et Lawn Chair. 

Article par Victor BRUNERIE

English version below


Pour commencer la soirée nous nous rendons au Supersonic Records pour un blind test bon enfant organisé par Mashall, un des partenaires du festival. Nous voilà plongés dans l’ambiance du They’re Gonna Be Big Festival de la plus belle des manières : en nous amusant!

Nous voilà ensuite en route vers le Supersonic Club situé juste à côté pour le premier live de la soirée : celui de Mleko. Le groupe de Manchester s’installe dans une salle déjà bien pleine pour nous présenter son art rock. Avec seulement un premier EP en poche, The Feast Of St. Perpetua, sorti en mai dernier, le groupe a déjà de belles compositions pour conquérir les cœurs du public. La formation, très jeune, excelle avec son ensemble guitare, basse, batterie, trompette, claviers et saxophone. On sent que les mancunien.ne.s savent ce qu’ils font et chaque morceau est une véritable aventure musicale qui enchante le public présent en nombre. Leur premier live parisien se déroule donc à merveille, et de notre côté on est définitivement envouté par la force émotionnelle des titres du combo. Les parties de saxophone et de trompette sont magistrales et nous rappelles les belles heures de groupes comme Black Country, New Road. Difficile de ne pas se laisser porter tout du long par cette prestation des plus réussie. La voix du chanteur nous émeut par sa beauté et sa force, et vient apporter une imersion encore plus grande dans cet univers définitivement déjà diablement travaillé. Lorsque le set se termine on se dit qu’on en aurait bien repris un peu plus. Mais vu les applaudissements en fin de set, après des remerciements chaleureux de la formation, on sait que le groupe a de belles heures devant lui à Paris, et on l’espère dans le reste de la France. En tout cas comptez sur nous pour vous reparler de Mleko, car le coup de coeur fut total!

Nous nous dirigeons ensuite vers la Seine Café pour y découvrir l’artiste anglais.e Al Cologne. C’est dans la cave du café que se déroule le set, et, hors une vibe décorative différente, on retrouve ce que l’on adore lorsqu’on pose les pieds dans nos caves favorites à Lille. Ici pas de scène mais juste un.e artiste jouant pour le public présent en nombre! Ici direction un univers indie pop parfaitement maîtrisé par l’artiste qui se présente à nous entouré de musicien.ne.s. Les morceaux doux et envoutants à souhait nous parlent de sexualité, d’identité queer et des maux que la société apporte aux personnnes qui se définissent hors des carcans préétablis. La communion entre Al Cologne et le public est totale et chaque titre, tout comme la disposition de la salle, viennent renforcer cette impression d’être autour d’un.e ami.e qui nous partage ses émotions. Là encore, un seul EP en poche pour Al Cologne, mais une identité déjà forte qui marque et laisse le public parisien conquis. On ne saurait que dire bravo à l’équipe de programmation pour ce travail de défrichage des artistes émergeants sur les scènes d »Europe et du monde! On se délecte du set de bout en bout et on ressort de La Seine Café avec la ferme envie de revoir Al Cologne au plus vite, et d’aller écouter milk teeth dès que possible pour se replonger dans cette musique qui nous a touché au coeur.

Retour au Supersonic Club pour le set des danois de Date Camp! La salle est pleine à craquer pour découvrir ce que nous réserve le groupe d’indie rock venue de Aarhus. Dès les premières secondes du set la sauce prend tant le groupe sait y faire sur scène. Les riffs percutent nos oreilles, et là encore on se trouve subjugués par ce que le groupe nous propose malgré une sortie d’EP datant seulement d’août dernier! La voix douce vient parfaitement accompagner les riffs dansants à souhait, tout comme les rythmiques. Les danois sont ravis d’être là et le public leur rend bien. Il fait si bon voir des formation être accueillies de cette manière alors que 99% du public les découvre. Là est la force du Supersonic et de son festival. Le groupe nous présente des morceaux très réussis et arrive sans aucun mal à nous faire bouger la tête tout en souriant grâce aux sonorités ensoleillées de leur musique. On ne voit pas le temps passer en leur compagnie, mais rapidement le monde dans la salle fait que la chaleur devient difficile à tenir (surtout avec les pulls qui semblent bien nécessaires en cet automne). On manquera donc les deux derniers titres, mais on reste convaincus que Date Camp ont de bien belles heures devant eux et que leurs futures sorties et concerts seront à suivre de près.

Pour terminer la soirée, de notre côté, nous décidons d’aller au Supersonic Records pour le set de Lawn Chair. Le groupe allemand monte sur scène devant une salle pleine à craquer et se lance dans un mélange post punk et indie des plus captivants. La présence scénique de Claudia Schlutius, chanteuse de la formation, est juste magnétique. C’est simple, elle bouge dans tous les sens, fend la foule… tout en nous chantant les morceaux avec brio! Les musiciens ne sont pas en reste et nous livrent ce qui restera à nos yeux comme LA prestation de cette première soirée. « Rhoenians Death » ou « Just Because We Can » nous montrent à quel point le groupe allemand à de quoi remuer les foules. Les pogos se lancent et ne cesseront que sur le très émouvant « War Machine », un peu plus tard dans le set. Claudia n’hésitera pas à slammer sur le public, monter sur le bar ou encore à l’étage tout en testant les limites de la longueur de son cable de micro. Le set est un défouloir total, et nos yeux de lillois nous font dire que le public aurait plus que sa place sur la scène des clubs du Grand Mix ou de l’Aéronef! Car oui on à bien devant nous un groupe de ce calibre! Chaque note, chaque ligne de chant et chaque rythmique est un pur plaisir auditif, et nous fait tomber un peu plus en amour d’une formation définitivement au sommet de son art. « Lover and a Fighter » et « Sunset Heartbreak » montrent à quel point le mélange de guitares bien punk comme on les adore, et de claviers plus envoutant fonctionne à merveille. Le public exulte et incite le groupe à en donner encore plus! « Lobster » annonce que la fin est proche mais il reste quelques minutes pour profiter du set électrisant du combo allemand. C’est sur « Counting On Love » que le set se termine, avec encore une fois une communion totale entre les artistes et le public. La fête est totale jusqu’à la dernière note et c’est sous des applaudissements fournis que le groupe quitte la scène pour aller rejoindre le public au merch. Que vous dire à part qu’on a vécu là un set inoubliable de Lawn Chair, qui nous laisse avec l’envie de revoir la formation au plus vite et de foncer écouter leur discographie. Lawn Chair ont laissé leur marque sur le festival et on voit mal comment leurs prochains concerts à Paris ne pourraient pas faire le plein! Un coup de coeur totale et absolu! On peut vous le dire : They’re Gonna Be Huge!

On quitte la salle fatigués mais heureux de cette belle soirée au They’re Gonna Be Big Festival. Vous nous connaissez la découverte est au coeur de notre ADN et ce genre de festival est un pur moment de bonheur et de partage avec un public ouvert et à l’écoute de ce qui pourrait faire les belles heures de nos écoutes et des salles de concerts dans les mois et années à venir. Un grand bravo aux équipes du Supersonic pour l’organisation de cet évènement qui fait du bien et pour l’accréditation, et merci aux équipes du Club, du Records et de la Seine Café pour l’accueil chaleureux! On peut déjà vous dire qu’on reviendra avec grand plaisir et cette fois-ci pour les trois jours! 


The Supersonic team regularly organises its ‘They’re Gonna Be Big’ nights, showcasing bands from the DIY scene playing in Paris for the first time. At the end of October, whilst we were in Paris, we headed to the first of three nights in the festival edition of these events. Twenty-one bands were on the line-up across three venues in the Bastille area: the Supersonic, Supersonic Records and the Seine Café. On this first night, we saw: Mleko, Al Cologne, Date Camp and Lawn Chair.

Review by Victor BRUNERIE

To kick off the evening, we head to Supersonic Records for a light-hearted blind test organised by Marshall, one of the festival’s partners. Here we are, immersed in the atmosphere of the They’re Gonna Be Big Festival in the best possible way: having fun!

Next, we headed to the Supersonic Club, just next door, for the evening’s first live set: Mleko. The Manchester band took to the stage in a venue that was already packed to the rafters to showcase their art rock. With just one EP to their name, The Feast Of St. Perpetua, released last May, the band already have some fine tracks to win over the audience. The very young line-up excels with its combination of guitar, bass, drums, trumpet, keyboards and saxophone. You can tell that these Mancunians know what they’re doing, and every track is a true musical adventure that enchants the large crowd. Their first Parisian gig goes off to perfection, and we, for our part, are thoroughly captivated by the emotional power of the band’s tracks. The saxophone and trumpet solos are masterful and remind us of the heyday of bands like Black Country, New Road. It’s hard not to be swept away throughout this thoroughly successful performance. The singer’s voice moves us with its beauty and power, drawing us even deeper into this world that’s clearly been meticulously crafted. When the set ends, we find ourselves thinking we could have done with a bit more. But judging by the applause at the end of the set, following the band’s warm thanks, we know the band has a bright future ahead of it in Paris – and, we hope, across the rest of France. In any case, you can count on us to tell you more about Mleko, because we absolutely loved it!

We then head to the Seine Café to discover the British artist Al Cologne. The set takes place in the café’s cellar, and, apart from a slightly different décor, it’s just what we love when we step into our favourite cellars in Lille. Here, there’s no stage, just an artist playing to a large audience! Here, we’re treated to an indie pop sound perfectly mastered by the artist, who takes to the stage surrounded by their musicians. The soft, utterly captivating tracks speak to us of sexuality, queer identity and the hardships society inflicts on people who define themselves outside pre-established norms. The connection between Al Cologne and the audience is complete, and every track, just like the layout of the venue, reinforces this feeling of being with a friend who’s sharing their emotions with us. Once again, Al Cologne has just one EP to their name, but already possesses a strong identity that leaves a lasting impression and has won over the Parisian audience. We can only say well done to the booking team for their work in unearthing emerging artists on stages across Europe and the world! We revelled in the set from start to finish and left La Seine Café with a strong desire to see Al Cologne again as soon as possible, and to go and listen to milk teeth at the earliest opportunity to immerse ourselves once more in this music that touched our hearts.

Back at the Supersonic Club for a set from Danish band Date Camp! The venue is packed to the rafters, with everyone keen to see what this indie rock band from Aarhus has in store for us. From the very first seconds of the set, the atmosphere is electric – the band really know how to work a crowd. The riffs hit our ears hard, and once again we’re captivated by what the band has to offer, despite having released their EP as recently as last August! The soft vocals complement the perfectly danceable riffs beautifully, as do the rhythms. The Danes are delighted to be here, and the audience is right back with them. It’s so great to see bands being welcomed in this way, even though 99 per cent of the audience are discovering them for the first time. That’s the strength of Supersonic and its festival. The band treat us to some brilliant tracks and have no trouble at all getting us to nod our heads and smile, thanks to the sunny sounds of their music. Time flies when you’re with them, but the crowd in the venue soon makes the heat almost unbearable (especially with the jumpers that seem so necessary this autumn). So we’ll miss the last two tracks, but we remain convinced that Date Camp have a bright future ahead of them and that their future releases and gigs are ones to watch closely.

To round off the evening, we decided to head to Supersonic Records for Lawn Chair’s set. The German band took to the stage in front of a packed house and launched into a thoroughly captivating blend of post-punk and indie. The stage presence of Claudia Schlutius, the band’s singer, is simply magnetic. Quite simply, she moves in every direction, weaving through the crowd… all whilst singing the songs with brio! The musicians are no slouches either and deliver what, in our eyes, will remain THE performance of this first evening. “Rhoenians Death” and “Just Because We Can” show just how much this German band has what it takes to get the crowd going. The mosh pits kick off and don’t stop until the deeply moving “War Machine”, a little later in the set. Claudia didn’t hesitate to dive into the crowd, climb onto the bar or even up to the balcony, all whilst testing the limits of her mic cable’s length. The set was a total release, and as Lille locals, we’d say this crowd would be more than at home on the stages of clubs like the Grand Mix or the Aéronef! Because yes, we really do have a band of this calibre right here before us! Every note, every vocal line and every rhythm is a pure auditory delight, making us fall a little more in love with a band that’s definitely at the peak of their art. ‘Lover and a Fighter’ and ‘Sunset Heartbreak’ show just how well the blend of those punk-style guitars we love so much and the more spellbinding keyboards works. The crowd is ecstatic and urges the band to give them even more! “Lobster” signals that the end is near, but there are still a few minutes left to enjoy the German band’s electrifying set. The set concludes with “Counting On Love”, once again creating a total connection between the artists and the audience. The party is in full swing right up to the very last note, and it’s to thunderous applause that the band leave the stage to join the crowd at the merch stall. What can we say, other than that we’ve just witnessed an unforgettable set from Lawn Chair, which leaves us wanting to see them again as soon as possible and rush out to listen to their back catalogue. Lawn Chair have made their mark on the festival, and it’s hard to see how their upcoming gigs in Paris could fail to sell out! A total and absolute favourite! We can tell you this: They’re Gonna Be Huge!

Lawn Chair Setlist They're Gonna Be Big 2026

We leave the venue tired but happy after a wonderful evening at the They’re Gonna Be Big Festival. As you know, discovering new talent is at the heart of what we do, and this sort of festival is a pure moment of joy and shared experience with an open-minded audience, eager to hear what might become the highlights of our playlists and concert venues in the months and years to come. A big well done to the Supersonic team for organising this uplifting event and for the press passes, and thank you to the teams at the Club, Records and the Seine Café for the warm welcome! We can already tell you that we’ll be back with great pleasure – and this time for all three days!

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