En cette soirée d’Halloween, nous avions rendez-vous au Black Lab pour une soirée 100% bagarre, organisée par A Gauche De La Lune. Les Anglais de Guilt Trip étaient de passage dans la MEL pour leur avant-dernière date de tournée européenne; un peu moins d’un an après leur dernier passage dans cette même salle. Pour les accompagner, il n’y avait nul autre que leurs comparses anglais de Long Goodbye, les Australiens de Justice For The Damned et les Américains de Judiciary. Une date carnassière, donc.
Article par Justine
Photos par Marye DAVENNE
English version below
La salle est déjà bien remplie pour accueillir le premier groupe de la soirée : Long Goodbye. On voit déjà des échauffements dans le pit qui se forme doucement et on sait d’avance que ça va être costaud. En effet, il ne faudra que quelques minutes après leur entrée sur scène pour que la foule soit survoltée. La performance du groupe est viscérale, chaotique et ultra-intense. Plus le set avance, plus la salle se remplit et on commence déjà à avoir très chaud. Le pit est en furie, le public hurle en chœur les paroles, mosh frénétiquement et se libère manifestement de toutes les énergies négatives. Les Anglais sont ravis et en redemandent. Ils poussent l’auditoire à les suivre et personne ne se fera prier. Les breakdowns sont massifs, les rythmiques saccadées et le chant de Patrick Morton est phénoménal. Un set d’une trentaine de minutes absolument monstrueux. C’est carré, brut, sans fioritures aucune, et ça met tout le monde d’accord.
On passe à la vitesse supérieure avec Justice For The Damned. C’est un déluge sonore de violence musicale. Leur deathcore est chirurgical. La puissance vocale de Bobak Rafiee n’est plus à prouver. Ses screams gutturaux sont impeccables et il sait pertinemment rendre zinzin l’auditoire. Encore une fois, le pit est un déferlement de mosheurs, ça slam dans tous les sens, ça 2-steps. Le hardcore dancing est à son paroxysme et quel plaisir. Ici aussi, le public hurle en chœur et cette cohésion est d’une beauté folle. Les Australiens sont d’une forme olympique. Les guitares de Nick Adams et Kieran Molloy sont hyper-abrasives, les harmoniques sont stridentes et massives. La section rythmique de Chas Levi (batterie) et Ben Mirfin (basse) écrase tout sur son passage tel un énorme rouleau compresseur. La salle est chauffée comme jamais.
C’est ensuite au tour des Américains de Judiciary. Circuler dans la salle devient un peu plus complexe, mais les mouvements de foule dès les premiers accords permettent de se faufiler plus proche du chaos. Leur crossover thrash/hardcore métallique est d’une efficacité redoutable. Chacun lutte pour sa survie dans le pit et qu’est-ce que c’est grisant ! L’échange avec le public est fou. Les sing-alongs sont furieux, le stage diving est intensif. Le crowd surfing d’un marmot de moins de 10 ans était absolument adorable et, manifestement, il vivait sa meilleure vie (nous aussi). Le groupe donne autant que ce qu’il reçoit. Sur scène, l’équilibre est parfait entre riff thrash old-school ultra-rapides et un hardcore incisif moderne. Le set est passé à une vitesse folle et on aurait adoré avoir quelques minutes de plus.
Et le moment tant attendu arrive enfin. La foule est compacte, il fait une chaleur folle. Sentir quelques courants d’air fait du bien à tout le monde. Guilt Trip arrive sur scène et commence son set avec “One By One” suivi de “Sweet Dreams”. Il n’aura donc fallu que quelques secondes pour que la foule devienne littéralement folle et que la salle se transforme en dancefloor géant. Soyons honnêtes, nous étions toustes là pour ça. Sans nous laisser une seconde de répit, ils enchaînent les titres avec une précision sans précédent. Le set est groovy à souhait. “Cut From God”, “Severence”, “No Love Lost” … la bande de Manchester nous balance un condensé de ses plus gros titres. La foule mosh, 2-steps, les crowd-surfers sont innombrables et les stage-divings sont incessants. C’est de la folie furieuse. Jay Valentine est plus que ravi, ça se voit et lui-même (comme à son habitude) balance ses meilleurs moves sur scène. Jak et Sam, respectivement aux guitares, balancent leurs riffs outrageux avec une désinvolture folle et en bougeant frénétiquement. Lily à la basse, est ultra-focus et ses lignes mêlées aux breaks pachydermiques de Tom écrasent tout sur leur passage. L’énergie est contagieuse dans un sens comme dans l’autre. Tout le monde s’amuse, s’entraide, l’ambiance est folle. Le public perdra littéralement la tête sur « Tearing Your Life Away ». Vient ensuite le moment de la fameuse reprise de “Davidian” de Machine Head. Ils enchaîneront sur “The Banner of Heaven” et finiront de nous achever avec “Thin Ice”. Après une grosse heure de set, le groupe fini manifestement sur les rotules, mais tout sourires. Les acclamations sont tonitruantes. Ils prennent un petit temps pour saluer le public, faire quelques photos.
Cette soirée était forte en émotions intenses. Chaque groupe de par sa maîtrise, sa passion a réussi à déchaîner la foule tout aussi passionnée.
Tout le monde semble plus qu’heureux de s’être tant donné et d’avoir tant reçu en retour. Un plateau d’une qualité premium pour une soirée d’Halloween plus que réussie, en douceur et subtilité (non, mais c’est ce qu’on aime).
Merci à Victor pour les accréditations, à A Gauche de La Lune pour l’organisation de cette belle soirée et à toute l’équipe du Black Lab pour l’accueil.
On this Halloween evening, we were due to meet up at the Black Lab for a night of pure mayhem, put together by A Gauche De La Lune. The British band Guilt Trip were in the Lille area for their penultimate date on their European tour, less than a year after their last show in the same venue. Joining them were none other than their British counterparts Long Goodbye, the Australians Justice For The Damned and the Americans Judiciary. A real killer line-up, then.
Review by Justine
Pictures by Marye DAVENNE
The venue is already packed to welcome the first band of the evening: Long Goodbye. You can already see the crowd warming up in the mosh pit, which is slowly forming, and you know straight away that it’s going to be intense. Indeed, it takes just a few minutes after they take to the stage for the crowd to go wild. The band’s performance is visceral, chaotic and ultra-intense. The longer the set goes on, the fuller the venue gets, and it’s already starting to get very hot. The mosh pit is in a frenzy; the crowd is shouting the lyrics in unison, moshing frantically and clearly letting go of all their negative energy. The English lads are delighted and want more. They urge the audience to join in, and no one needs to be asked twice. The breakdowns are massive, the rhythms jagged, and Patrick Morton’s vocals are phenomenal. An absolutely monstrous set lasting around thirty minutes. It’s tight, raw, completely no-frills, and everyone’s on the same page.
We’re kicking it up a gear with Justice For The Damned. It’s a sonic deluge of musical violence. Their deathcore is surgical. Bobak Rafiee’s vocal power is well established. His guttural screams are flawless and he knows exactly how to drive the crowd wild. Once again, the pit is a surging mass of moshers; people are slamming in every direction and doing the two-step. Hardcore dancing is at its peak, and what a treat. Here too, the crowd roars in unison, and this sense of unity is incredibly beautiful. The Australians are in top form. Nick Adams and Kieran Molloy’s guitars are incredibly abrasive, the harmonics shrill and massive. The rhythm section of Chas Levi (drums) and Ben Mirfin (bass) crushes everything in its path like a massive steamroller. The venue is buzzing like never before.
Next up are the Americans from Judiciary. Moving around the venue becomes a bit trickier, but the crowd surges from the very first chords allow you to weave your way closer to the chaos. Their thrash/hardcore metal crossover is incredibly effective. Everyone’s fighting for survival in the mosh pit, and it’s absolutely exhilarating! The interaction with the crowd is wild. The sing-alongs are frenzied, the stage diving is intense. Watching a little lad under the age of 10 crowd-surfing was absolutely adorable, and he was clearly having the time of his life (as were we). The band gives as much as it gets. On stage, there’s a perfect balance between blisteringly fast old-school thrash riffs and incisive modern hardcore. The set flew by at breakneck speed and we would have loved a few more minutes.
And the long-awaited moment finally arrives. The crowd is packed tight; it’s absolutely sweltering. A few draughts of fresh air are a welcome relief for everyone. Guilt Trip take to the stage and kick off their set with “One By One”, followed by “Sweet Dreams”. It took just a few seconds for the crowd to go absolutely wild and for the venue to turn into a giant dancefloor. Let’s be honest, that’s what we were all there for. Without giving us a moment’s respite, they reeled off track after track with unprecedented precision. The set was as groovy as could be. “Cut From God”, “Severence”, “No Love Lost”… the Manchester band treated us to a round-up of their biggest hits. The crowd was moshing and 2-stepping; there were countless crowd-surfers and the stage-diving was non-stop. It was sheer madness. Jay Valentine is absolutely delighted, you can tell, and he himself (as usual) is pulling off his best moves on stage. Jak and Sam, on guitars respectively, are firing off their outrageous riffs with wild nonchalance whilst moving frantically. Lily on bass is ultra-focused, and her lines, intertwined with Tom’s massive breaks, crush everything in their path. The energy is infectious in every sense. Everyone’s having fun, helping each other out; the atmosphere is electric. The crowd will literally go wild during ‘Tearing Your Life Away’. Next comes the moment for their famous cover of Machine Head’s ‘Davidian’. They’ll follow that up with “The Banner of Heaven” and finish us off with “Thin Ice”. After a set lasting just over an hour, the band are clearly exhausted, but all smiles. The cheers are deafening. They take a moment to wave to the audience and take a few photos.
The evening was packed with intense emotions. Each band, through their skill and passion, managed to whip the equally passionate crowd into a frenzy.
Everyone seemed more than happy to have given their all and to have received so much in return. A top-class line-up for a thoroughly successful Halloween evening, full of finesse and subtlety (well, that’s what we love).
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