#Live : BetiZfest Jour 3 – 11/04/2026

Et nous voilà de retour pour la dernière journée du BetiZFest 2026 avec une équipe augmentée de deux journalistes en ce 11 avril pour une affiche qui s’annonce riche en énergie et en riffs endiablés. Au programme: Parlor, Glowsun, Red Sun Atacama, Gravekvlt, Poésie Zéro, Shaârghot et Lofofora. 

Report par Mégane Canis et Victor BRUNERIE

Photos par Marye DAVENNE

English version below


On démarre cette deuxième journée de festival pile à l’heure. C’est Parlor qui ouvre les hostilités. Nous vous avons déjà parlé à maintes reprises de cette formation locale. Les rangs sont ici assez clairsemés en ce début de journée, mais Arthur Leparc (chant) motive chacun à venir au plus près de la scène. Leur punk hardcore vient nous exploser aux oreilles. La rythmique, emmenée par Boris Patchinsky (basse) et Guillaume Quincy (batterie) est plus complexe que ce que l’on trouve habituellement dans ce style. Le chant est lui très accrocheur et agressif, posé sur des riffs parfois plus mélodiques, assurée par Yann Desti. Certains passages plus lents et plus graves semblent inspirés du doom, mais ramenés dans l’ambiance hardcore du groupe. On retrouve également parfois un petit côté math rock dans la structure des titres. Parlor va chercher beaucoup plus loin dans ses compositions, et s’autorise à aller piocher dans diverses influences. Cela n’empêche pas à la formation d’avoir une identité solide et claire. Les lignes de basse se font par moments remarquables, tandis que le chant arrive à se moduler en fonction des besoins des titres. En résumé, Parlor a encore prouvé sa stature de groupe sur lequel il faut compter. Ouvrir un festival n’est jamais chose aisée, et pourtant la formation a relevé le défi avec brio. (Mégane) 

On enchaîne avec Glowsun qui avaient marqué une partie de l’équipe avec leur date à La Griffe, qui signait leur retour sur scène après de longues années. C’est aujourd’hui sur la scène du BetiZFest qu’ils viennent présenter au public leur morceaux stoner et autant vous dire qu’il ne faut que quelque secondes pour être happé par le rouleau compresseur qu’est la formation nordiste. Chaque riff est une pure merveille et les rythmiques lentes et pesantes viennent nous en mettre plein la vue. Le trio met tout le monde d’accord et clairement la puissance du son du festival ne fait que renforcer l’immersion dans leur univers. De mon côté je découvre totalement le groupe ce soir et autant vous dire que j’ai autant envie de me plonger dans les albums sortis il y a de nombreuses années que d’écoute leur nouvel album annoncé pour le 23 avril à l’heure où ces lignes sont écrites. Facile d’imaginer que certains des titres joués en cette fin de journée étaient des nouveautés, et si c’est le cas le plaisir sera total à l’écoute du disque! En tout cas Glowsun ont montré pendant 45 minutes qu’ils maîtrisent le stoner et que leur retour sur scène est ce qui pouvait arriver de meilleur à la scène française déjà si qualitative! (Victor)

Que serait une année de Sounding Shivers sans un concert (au moins) de Gravekvlt? On ne sait pas mais on est toujours ravi de retrouver les Nantais pour une nouvelle dose de riffs bien bien speed. Leur son s’étoffe d’années en années et les retrouver sur une grande scène est terriblement plaisant. Leur énergie est sans pareille et les morceaux sont toujours exécutés à la vitesse de l’éclaire mais avec une précision dans l’interprétation quasi chirurgicale. Intoxicator, en plus de lignes de basse dantesques nous livre des parties de chant qu’un certain Lemmy aurait clairement adoré, avec une grosse teinte black métal en plus. Le quatuor est en grande forme et laisse le public stupéfait par son jeu diablement efficace. Leur mélange entre black, speed et punk a toujours fait mouche pour nous et ce concert ne fait que le confirmer une fois de plus. RiffThrower et Sturnüs nous lancent des riffs boostés pendant que Intoxicator et RedHammer font remuer nos têtes sans discontinuer. Un set d’excellente facture qui nous fait attendre avec impatience la prochaine sortie de Gravekvlt, et un retour dans les caves pour des soirées inoubliables! (Victor)

On change ensuite d’ambiance avec Red Sun Atacama. Le trio démarre lentement et de manière assez douce, nous évoquant Mars Red Sky, autre groupe bordelais. Puis ils accélèrent le tempo pour arriver sur un stoner beaucoup plus speed. Les riffs de guitare de Vincent Hospital sont typiques d’un desert rock stoner de haute volée. On retrouve un côté très psyché dans l’ensemble. Le trio joue avec les effets, y compris les petits larsens en allant s’approcher des amplis, ou en rapprochant la guitare de la bouche. Festival oblige, le set ne peut pas durer trop longtemps, et le groupe enchaine les titres. Ils mettent en avant Summerchild, album paru en mars dernier. Les solos de guitare prennent parfois des airs bluesy qui continuent à coller avec le style stoner. On observe aussi une énergie punk chez Red Sun Atacama, qui dynamise le Palais des Grottes. Le tempo et les rythmes augmentent tout au long du set, particulièrement bien construit. La formation bordelaise nous a totalement séduit ! (Mégane)

On arrive tout doucement vers la fin de soirée avec l’avant-avant-dernier groupe de la journée : Poésie Zéro. Si vous lisez régulièrement nos articles, vous savez que je suis une fan absolue du groupe, et que je ne rate jamais une occasion de les voir. Avant le début de leur prestation, nous retrouvons leurs titres en version latino ou reggae, peut-être faites à l’IA, mais qui nous donne tout de même envie de danser. Le groupe arrive sur scène version quatuor ce jour, déguisés en rats, tandis que FX arbore un masque géant à l’effigie du groupe. On enchaîne les titres efficaces comme “TECHNOFLIC” ou “COUPE DU MONDE DE POGO”, et évidemment on pogote de partout. Poésie Zero gagne haut la main la palme de l’ambiance de la soirée ! Entre slams et danses punks, le public est aux anges et profite à 100% de ce moment. Aujourd’hui les traditionnels casque de policiers distribués à la foule sont remplacés par des casques de gaulois car “ici on n’est pas encore arrivé au 21ème siècle”. Comme d’habitude, Poésie Zero nous insulte et on en redemande. Toutefois, ils rappellent que le pogo doit être ouvert à tous, et qu’en cas de souci, toute personne problématique sera exclue. “CRISE D4ANGOISSE” apporte un moment plus calme au concert. Il permet aux corps de se poser un peu avant de reprendre le pogo de plus belle. Un circle pit se forme sur “VRAI POGO”. Les confettis et étincelles apportent un plus à la fête qui se déroule dans la salle. Le groupe apporte son soutien aux peuples, notamment iranien, à l’occasion de “TON PAYS C4EST DE LA MERDE”. On termine par un Siamo Tutti Antifascisti repris à s’en époumoner. FX rappelle que “si t”es pas antifa, t’es fasciste”, déclaration appuyée par le fameux bouton “Pov Merde” de Julius. Poésie Zéro nous quitte sur un véritable dancefloor qui se prolonge après le départ du groupe. On gardera des bleus (ou plus!) après cette prestation, et c’est tout ce qu’on voulait de ce set ! (Mégane)

Le public est prêt pour une des têtes d’affiche de cette soirée, Shaârghot! Tout le monde est présent pour le concert du combo indus métal et on sait que le show s’annonce grandiose. Lorsque Skarskin apparaît sur la scène pour préparer le public à la folie qui va suivre on est déjà plongés dans l’univers des Shadows. Tout le groupe débarque sur scène bien encré.e.s dans leur personnage respectif. Evidemment The Shaârghot nous enchante avec sa présence scénique magnétique et son chant puissant qui vient nous ravir en quelques instants. Sur scène tout est beau, des décors aux costumes en passant par les pieds de micro. O. Hurt//U à la batterie et Clem-X à la basse nous lancent des rythmiques à faire remuer toute la foule, ravie par cette perspective. Brun’O Klose, lui, nous livre des riffs percutants renforcés à plusieurs reprises par ceux de B-28, également impeccable derrière ses machines. La setlist ne laisse aucun répit et Skarskin revient à plusieurs reprises auprès du public et n’hésite pas à choisir des membres du public pour étaler de la peinture noire sur leurs visages, pour leur plus grand plaisir. Le monde dépeint par le groupe est parfaitement mis en valeur par la musique indus proposée et on ne peut décrocher les yeux de ce spectacle total. Lorsque les dernières notes résonnent on sent autant dans les regards du public que de ceux des musicien.ne.s que le voyage fut excellent et que ce concert Shaârghot au BetiZFest restera comme un immanquable de cette édition. (Victor)

Tout juste un mois après leur concert dantesque au Festival Les Enchanteurs, revoilà Lofofora dans la région! L’énergie du quatuor n’est plus à démontrer et après l’introduction de rigueur les quatre amis prennent la scène pour un set qui promet d’être électrique. Comme à son habitude le groupe alterne entre morceaux récents et plus anciens pour le plus grand plaisir des fans présents, et n’hésite pas à modifier la setlist entre chaque passage dans la région, ce qui ne peut que nous ravir. Entre les riffs plus énergisants qu’une cafetière entière bue au petit matin lancés par Daniel et les rythmiques à vous faire pogoter dans tous les sens proposées par Phil à la basse et Vincent à la batterie nous voilà prêt pour la meilleure manière de clôturer le festival, à savoir un gros concert de métal crossover comme on les adore! Reuno est impérial comme à son habitude au chant et n’hésite pas à communiquer beaucoup avec la foule entre chaque titre. « Le Fond Et La Forme », « Dur Comme Fer » sont des immanquables mais le groupe n’hésite pas à aller piocher dans des titres plus rares pour nous rappeler, s’il le fallait encore, que leur discographie regorge de pépites taillées pour faire bouger les fosses. Le set est une belle décharge d’énergie brute pour terminer le festival et même si la fatigue nous gagne on profite du set et de ces morceaux joués par quatre amis au sommet de leur art. Le groupe n’a de cesse de rappeler, par l’intermédiaire de Reuno, ses idéaux d’entraide, de partage, de combat contre l’extrême droite mais aussi de son soutien sans faille au combats des femmes, illustré par l’appel à un pit exclusivement féminin et invitant les hommes présents à se tenir à bonne distance. Evidemment « L’Oeuf » vient redire que l’Humanité n’est qu’une et que les divisions que beaucoup veulent créer sont artificielles. L’énergie est belle et bien là et ce jusqu’à la dernière note du set. Le groupe quitte la scène ravi et heureux par l’accueil du public nordiste une fois de plus, et de notre côté on se dit que malgré nombre de concerts en peu de temps, Lofofora restent un immanquable à aller voir dès que possible tant les soirées passées en leur compagnie font du bien! (Victor)

Le retour du Betifest en avril lance officiellement la saison des festivals et c’est toujours avec plaisir qu’on la démarre (litéralement) à la maison ! Avec un line-up assez dense sur ces deux journées payantes, le festival peut se vanter d’avoir un panel de genre musical représenté assez impressionnant. Entre hardcore, stoner, punk, indus, thrash, metalcore, post punk ou même mathcore, il y en avait pour tous les goûts, ce qui nous a fait faire un tour de montagne russe des émotions. Certains se plaindront de cette diversité, préférant les festivals spécialisés, d’autres apprécieront cette occasion de découvrir de nouveaux noms et célébrer tout ce qu’on aime dans la musique saturée. Une belle édition 2026 pour le BetiZfest. 

Un grand merci à François pour les accréditations, ainsi qu’à toute l’équipe du BetiZfest pour leur accueil et l’organisation de cette belle édition.


And here we are again for the final day of BetiZFest 2026, with our team expanded to include two additional journalists on April 11th, for a line-up that promises to be bursting with energy and frenzied riffs. On the bill: Parlor, Glowsun, Red Sun Atacama, Gravekvlt, Poésie Zéro, Shaârghot and Lofofora.

Report by Mégane Canis and Victor BRUNERIE

Photos by Marye DAVENNE

We kick off this second day of the festival right on time. Parlor are the first to take to the stage. We’ve already told you plenty about this local band. The crowd is fairly sparse at the start of the day, but Arthur Leparc (vocals) encourages everyone to come closer to the stage. Their hardcore punk blasts right into our ears. The rhythm section, led by Boris Patchinsky (bass) and Guillaume Quincy (drums), is more complex than what you usually find in this style. The vocals, delivered by Yann Desti, are very catchy and aggressive, set against riffs that are at times more melodic. Certain slower, heavier passages seem inspired by doom, but brought back into the band’s hardcore vibe. There’s also occasionally a touch of math rock in the structure of the tracks. Parlor delves much deeper in their compositions, allowing themselves to draw on various influences. This doesn’t prevent the band from having a solid and clear identity. The bass lines are at times remarkable, whilst the vocals manage to adapt to the needs of each track. In short, Parlor has once again proven itself to be a band to be reckoned with. Opening a festival is never an easy task, yet the band rose to the challenge brilliantly. (Mégane)

Next up are Glowsun, who made quite an impression on some of the team with their gig at La Griffe, marking their return to the stage after many years. Today, they’re taking to the BetiZFest stage to treat the audience to their stoner tracks, and let me tell you, it takes just a few seconds to be swept away by the steamroller that is this northern band. Every riff is a pure delight, and the slow, heavy rhythms really blow us away. The trio has everyone in agreement, and clearly the festival’s powerful sound only serves to deepen the immersion in their world. For my part, I’m discovering the band for the first time tonight, and let me tell you, I’m just as keen to delve into the albums released many years ago as I am to listen to their new album, announced for 23 April at the time of writing. It’s easy to imagine that some of the tracks played at the end of the day were new, and if that’s the case, listening to the album will be a total delight! In any case, Glowsun demonstrated over 45 minutes that they’ve mastered stoner rock and that their return to the stage is the best thing that could have happened to the French scene, which is already of such high quality! (Victor)

What would a year of Sounding Shivers be without (at least) one Gravekvlt gig? We’re not sure, but we’re always delighted to see the Nantes-based band back for another dose of blisteringly fast riffs. Their sound has grown richer with each passing year, and seeing them on a big stage is a real treat. Their energy is unrivalled and the tracks are always played at lightning speed, yet with almost surgical precision. Intoxicator, alongside epic bass lines, delivers vocals that a certain Lemmy would clearly have loved, with a heavy black metal edge to boot. The quartet are in top form and leave the audience stunned by their devilishly effective performance. Their blend of black, speed and punk has always hit the spot for us, and this gig only confirms it once again. RiffThrower and Sturnüs unleash powerful riffs whilst Intoxicator and RedHammer keep our heads banging non-stop. A superb set that has us eagerly awaiting Gravekvlt’s next release, and a return to the caves for some unforgettable nights! (Victor)

The mood then shifts with Red Sun Atacama. The trio starts off slowly and quite gently, reminding us of Mars Red Sky, another band from Bordeaux. Then they pick up the pace to settle into a much faster stoner sound. Vincent Hospital’s guitar riffs are typical of top-class desert stoner rock. There’s a distinctly psychedelic edge to the whole thing. The trio play around with effects, including little bits of feedback by getting close to the amps or bringing the guitar close to their mouths. As is the way at festivals, the set can’t go on too long, so the band races through the tracks. They showcase Summerchild, the album released last March. The guitar solos sometimes take on a bluesy feel that still fits with the stoner style. There’s also a punk energy to Red Sun Atacama, which energises the Palais des Grottes. The tempo and rhythms build throughout the set, which is particularly well-structured. The Bordeaux-based band completely won us over! (Mégane)

We’re slowly approaching the end of the evening with the penultimate band of the day: Poésie Zéro. If you read our articles regularly, you’ll know that I’m a huge fan of the band, and that I never miss a chance to see them. Before their set begins, we’re treated to Latin and reggae versions of their tracks – perhaps AI-generated, but they still make us want to dance. The band takes to the stage as a quartet today, dressed as rats, whilst FX sports a giant mask bearing the band’s likeness. They reel off hit after hit, such as “TECHNOFLIC” and “COUPE DU MONDE DE POGO”, and naturally, everyone’s pogoing all over the place. Poésie Zéro hands-down wins the prize for the best atmosphere of the night! Between slam poetry and punk dancing, the crowd is in heaven and making the most of the moment. Today, the traditional police helmets handed out to the crowd have been replaced by Gallic helmets because “we haven’t quite reached the 21st century here yet”. As usual, Poésie Zero insult us and we’re begging for more. However, they remind us that the mosh pit must be open to everyone, and that in the event of any trouble, anyone causing a problem will be ejected. “CRISE D4ANGOISSE” brings a calmer moment to the concert. It gives the crowd a chance to catch their breath before diving back into the pogo with renewed vigour. A circle pit forms during “VRAI POGO”. Confetti and sparklers add to the party atmosphere in the venue. The band shows their support for various peoples, particularly the Iranian people, during “TON PAYS C4EST DE LA MERDE”. We finish with a rousing rendition of “Siamo Tutti Antifascisti”. FX reminds us that “if you’re not antifa, you’re a fascist”, a statement backed up by Julius’s famous “Pov Merde” sound. Poésie Zéro leave us with a proper dancefloor that carries on long after the band has left. We’ll be left with bruises (or worse!) after this performance, and that’s exactly what we wanted from this set! (Mégane)

The crowd is ready for one of the headliners of the evening, Shaârghot! Everyone’s here for the industrial metal band’s concert, and we know the show’s set to be spectacular. When Skarskin appears on stage to get the crowd ready for the madness that’s about to unfold, we’re already immersed in the world of the Shadows. The whole band takes to the stage, fully immersed in their respective characters. Naturally, The Shaârghot captivates us with his magnetic stage presence and powerful vocals, which instantly enthral us. On stage, everything is stunning, from the set design and costumes right down to the microphone stands. O. Hurt//U on drums and Clem-X on bass unleash rhythms that get the whole crowd moving, delighted by the prospect. Brun’O Klose, for his part, delivers punchy riffs, repeatedly reinforced by those of B-28, who is equally impeccable behind his machines. The setlist offers no respite, and Skarskin returns to the audience several times and doesn’t hesitate to pick members of the crowd to smear black paint across their faces, much to their delight. The world depicted by the band is perfectly brought to life by the industrial music on offer, and it’s impossible to take your eyes off this total spectacle. As the final notes fade away, it is clear from the expressions on both the audience’s and the musicians’ faces that it has been a wonderful experience, and that this Shaârghot concert at BetiZFest will go down as a highlight of this year’s festival. (Victor)

Just one month after their spectacular concert at the Les Enchanteurs Festival, Lofofora are back in the region! The quartet’s energy is well established, and after the customary introduction, the four friends take to the stage for a set that promises to be electric. As usual, the band alternates between recent and older tracks to the delight of the fans in attendance, and doesn’t hesitate to tweak the setlist between each visit to the region, which is a real treat for us. Between the riffs—more energising than a whole pot of coffee drunk first thing in the morning—launched by Daniel, and the rhythms that make you mosh in every direction provided by Phil on bass and Vincent on drums, we’re all set for the best possible way to round off the festival: a massive crossover metal gig just the way we love them! Reuno is as commanding as ever on vocals and doesn’t hesitate to engage with the crowd between each track. “Le Fond Et La Forme” and “Dur Comme Fer” are absolute must-haves, but the band doesn’t hesitate to dig into rarer tracks to remind us, if we needed reminding, that their discography is brimming with gems tailor-made to get the mosh pits moving. The set is a brilliant burst of raw energy to round off the festival, and even though we’re feeling the strain, we’re making the most of the set and these tracks performed by four friends at the top of their game. The band constantly reiterates, through Reuno, its ideals of mutual aid, sharing, and the fight against the far right, as well as its unwavering support for women’s struggles, illustrated by the call for an all-female mosh pit and inviting the men present to keep their distance. Naturally, “L’Oeuf” reiterates that humanity is one and that the divisions many seek to create are artificial. The energy is very much there, right up to the final note of the set. The band leaves the stage delighted and happy with the reception from the northern audience once again, and for our part, we tell ourselves that despite the number of gigs in such a short space of time, Lofofora remain a must-see as soon as possible, as evenings spent in their company do us so much good! (Victor)

The return of Betifest in April officially kicks off festival season, and it’s always a pleasure to start it (literally) at home! With a fairly extensive lineup over these two paid days, the festival boasts an impressive range of musical genres. From hardcore, stoner, punk, industrial, thrash, metalcore, post-punk, and even mathcore, there was something for everyone, giving us a real rollercoaster of emotions. Some might complain about this diversity, preferring specialized festivals, while others will appreciate this opportunity to discover new acts and celebrate everything we love about heavy metal. A great 2026 edition for BetiZfest.

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