#Album : La Jungle – An Order Of Things (17/04/2026)

Inclassable par nature, complétement délirant dans l’énergie, et incroyablement créatif, nombreux sont les adjectifs pour qualifier les belges de La Jungle. Jusqu’ici en duo, La Jungle intègre désormais Da, que l’on connait déjà pour son projet solo Landrose, pour une musique encore plus folle, et à deux batteries s’il vous plait. Leur nouvel album, le septième, An Order Of Things, sortira le 17 avril prochain via Hyperjungle Recordings, leur propre label.

par Marye Davenne

English version below


Après 700 concerts et plus de dix années de tournée en tête-à-tête, La Jungle font peau neuve et s’accompagnent désormais d’un deuxième batteur Da. Un choix qui semblait évident quand on connaît l’impact scénique de Landrose, et qui se ressent immédiatement dès les premières secondes de « Witches Carousel » : tout est doublé, démultiplié, pensé pour la transe. Les batteries galopent, les riffs légèrement fuzz instaurent un climat de tension permanente, et la sueur perle déjà sur les fronts des deux batteurs. Cette urgence viscérale se prolonge sur « Jeddah Tower », plus insidieux, presque hypnotique, où les boucles de guitare et de chant montent la pression lentement avant d’exploser dans un chaos parfaitement maîtrisé. Avec « Sad Hill Fire Wave », La Jungle flirtent avec un desert rock sous stéroïdes, une longue cavale brûlante aux allures de Western psychédélique, étirée comme une bataille sans fin sous un soleil écrasant, prouvant que le groupe peut étendre ses motifs jusqu’à l’obsession sans jamais perdre en intensité.

Mais An Order Of Things ne se contente pas d’empiler les couches de fuzz : il transpire aussi une folie techno noise, mécanique et tribale, qui rend chaque morceau irrésistiblement dansant. Sur « Sabbertoother », Jim se lâche totalement, triturant sa voix, empilant les bruits et les textures pour nous faire littéralement décoller du sol. « Damon Heart » joue avec des percussions presque bancales, dominées par la cowbell, tandis que la guitare impose des riffs épiques et abrasifs. Impossible de rester en place avec « Cowboy Ride », course effrénée et répétitive, aussi frénétique qu’un cheval lancé à pleine vitesse, ou « Evil Legs », qui démarre en trombe sans prévenir. La surprise vient aussi de « Le Soleil », où la cadence infernale des batteries se heurte à une rythmique plus rock, presque alternative, avant que la guitare fuse de toutes parts. Et quand « The Love & The Violence » déboule, c’est l’apothéose : ça fuzze à balle, transformant la musique en un véritable rituel de danse collective.

Avec An Order Of Things, La Jungle livrent sans doute l’un de ses albums les plus psychédéliques et les plus fuzzy à ce jour, sans jamais renier ce qui fait leur ADN : une transe techno noise brute, sauvage, et profondément dansante. L’ajout d’un second batteur ne fait pas qu’alourdir le son, il le rend plus organique, plus obsessionnel, et surtout encore plus physique. Un disque qui ne se contente pas de s’écouter, mais qui se vit corps en mouvement, entre rock psyché sous acide, pulsations tribales et folie collective. Un chaos ordonné, fait pour transpirer, danser et qu’on a hâte de vivre en concert, notamment le 17 septembre à la Cave Aux Poètes de Roubaix. Immanquable on vous dit ! 

 

TRACKLIST
01. Witches Carousel
02. Jeddah Tower
03. Sad Hill Fire Wave
04. Sabbertoother
05. Damon Heart
06. Cowboy Ride
07. Evil Legs
08. Le Soleil
09. The Love & The Violence

 


Unclassifiable by nature, completely frenetic in their energy, and incredibly creative, there are many adjectives to describe the Belgian band La Jungle. Previously a duo, La Jungle now welcomes Da, already known for his solo project Landrose, for an even wilder sound, and with two drummers, no less. Their new album, their seventh, An Order Of Things, will be released on April 17th via Hyperjungle Recordings, their own label.

by Marye Davenne

After 700 concerts and more than ten years of touring as a duo, La Jungle are reinventing themselves and are now joined by a second drummer, Da. A choice that seemed obvious given Landrose’s stage presence, and which is immediately apparent from the first seconds of « Witches Carousel »: everything is doubled, multiplied, designed for a trance-like experience. The drums gallop, the slightly fuzzy riffs create an atmosphere of constant tension, and sweat already beads on the brows of the two drummers. This visceral urgency continues on « Jeddah Tower, » more insidious, almost hypnotic, where the guitar and vocal loops slowly build pressure before exploding in perfectly controlled chaos. With « Sad Hill Fire Wave, » La Jungle flirts with a desert rock on steroids, a long, scorching chase reminiscent of a psychedelic Western, stretched out like an endless battle under a blazing sun, proving that the band can extend its motifs to the point of obsession without ever losing intensity.

But An Order Of Things doesn’t just pile on the fuzz: it also exudes a techno-noise madness, mechanical and tribal, which makes each track irresistibly danceable. On « Sabbertoother, » Jim lets loose completely, manipulating his voice, layering sounds and textures to literally lift us off the ground. « Damon Heart » plays with almost off-kilter percussion, dominated by the cowbell, while the guitar lays down epic and abrasive riffs. It’s impossible to stay still with « Cowboy Ride, » a frenetic and repetitive race, as frantic as a horse at full gallop, or « Evil Legs, » which starts off with a bang without warning. The surprise also comes from « Le Soleil, » where the infernal drumbeat clashes with a more rock, almost alternative rhythm, before the guitar bursts forth from all directions. And when « The Love & The Violence » erupts, it’s the apotheosis: it fuzzes like crazy, transforming the music into a veritable ritual of collective dance.

With An Order Of Things, La Jungle deliver what is undoubtedly one of their most psychedelic and fuzzy albums to date, without ever betraying their core identity: a raw, wild, and deeply danceable techno-noise trance. The addition of a second drummer doesn’t just make the sound heavier; it makes it more organic, more obsessive, and above all, even more physical. This is an album that isn’t just listened to, but experienced with your body in motion, somewhere between acid-fueled psychedelic rock, tribal rhythms, and collective madness. An ordered chaos, made to make you sweat and dance, and one we can’t wait to experience live, especially on September 17th at La Cave Aux Poètes in Roubaix. Absolutely unmissable, we tell you!

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