#Live : Rock In Bourlon Jour 2 – 27/06/2026

Après une bonne soupe à l’oignon la veille et une belle nuit de repos, nous revoilà en ce début d’après midi pour ce deuxième jour du Rock In Bourlon. Plus orientée hardcore et musiques énervées mais sans oublier les petites douceurs, le programme de ce samedi s’annonce chargé avec : Teigne, Mortal Scepter, Tons, Stress Positions, Xiao, Witch Fever, Bombardement, Poison Ruïn, Denial Of Life, Conjurer, Frontierer, Conan, Cryptic Shift et Bruit ≤. Dame Area et Fange étaient également sur l’affiche mais malheureusement la météo de fin de soirée aura raison de leurs performances. 

Report par Victor BRUNERIE et Marye DAVENNE

Photos par Marye DAVENNE

English version below


Teigne

Pour débuter la journée, c’est sur le Paon qu’on se retrouve avec Teigne et leur mix de grind, hardcore et powerviolence. A la batterie, c’est Stooph que l’on connait car c’est le gérant de l’asso We’re Not Worthy, et ce dernier est en très grande forme. Au chant, c’est Gaëlle Debra, qui court partout en nous hurlant les paroles avec force. Entre les morceaux, pour les transitions, c’est des beats un peu trap qui nous arrivent aux oreilles, ce qui étonne beaucoup. Les morceaux sont furieux et lancent le pit d’entrée de jeu. Au troisième morceau du set Gaëlle se présente à nous torse nu, d’abord de dos puis face aux public. Un beau moyen de faire résonner le combat pour que les corps, et en particulier ceux des femmes, ne soient pas sexualisés en permanence. Après ce moment fort, on repart de plus belle avec des titres toujours aussi hargneux aussi bien côté performance vocale que côté musique. Sur la fin de set Gaëlle se saisit d’une contrebasse électrique et nous offre une partie instrumentale de haute volée, clairement étonnante dans ce genre musical. On n’est clairement bluffé par la qualité du set et on ne pouvait rêver plus belle manière de commencer cette deuxième journée de festival.

 

Mortal Scepter

Pour ouvrir cette journée sur l’Abreuvoir nous partons à la découverte du thrash des dunkerquois de Mortal Scepter. On va être honnête, nous ne sommes pas sur notre de prédilection là, mais force est de constater que le combo a de quoi lever les foules. Les riffs sont percutants et les rythmiques retournent les cervicales. Une petite teinte blackened vient parsemer le tout pour un son enthousiasmant à souhait. Les quatre musiciens sont en grande forme et réveillent le public en ce début d’après midi. Evidemment leur album Etherial Dominance, sorti l’an dernier, est mis en avant et autant vous dire que les morceaux ont de quoi rivaliser avec les pointures du genre. On ne pensait pas être aussi pris par la performance et on ressort donc de ce set avec le sourire au lèvres et la certitude d’avoir eu devant nous un groupe au début d’une longue carrière. On vous encourage vivement à aller les découvrir dès que possible, et vu l’accueil du public à Bourlon on sait que leur set a été une pure réussite.

Tons

Petite incursion du heavy stoner sur la scène du Paon, genre plutôt programmé en général le dimanche, avec le groupe Tons, qui porte clairement bien son nom. Mais le public est bien présent et va se manger d’entrée les riffs massifs des italiens. On est clairement dans les terres de Bongzilla ici, et on ne boude pas notre plaisir face à la lenteur lourde des compositions du combo. Paolo nous impressionne avec son timbre vocal et ses parties de basse à vous décrocher la mâchoire. C’est gras, lourd et parfait sous cette chaleur caniculaire. Le fameux sandwich camembert du festival en serait presque jaloux! Le groupe nous livre un set à tomber avec des performances dingues de Paolo Scappazzoni à la batterie et Steuso à la guitare. On adore ce qu’on voit et chaque riffs et rythmique lente à souhait nous fait nous rappeler pourquoi le stoner est un de nos genres favoris. Lorsque sonne le dernier titre, on se dit qu’on en aurait bien repris une petite dose, mais en tout cas Tons nous en ont mis plein la vue pour notre première rencontre live avec eux.

Stress Positions

On enchaîne avec la déferlante Stress Positions venue tout droit de Chicago. C’est simple, le groupe de hardcore punk américain dévaste tout sur son passage. Au chant Stephanie Brooks est impressionnante, autant par l’énergie qu’elle déploie sur scène que par sa puissance vocale. Les morceaux rapides servis par des musiciens au top de leur forme nous en mettent plein la vue et nous font découvrir un groupe qu’on adore dès le premier titre. Ca va vite, ça va fort et ça donne envie de retourner le pit, ce qui arrivera bien vite. Le groupe semble ravi d’être là et nous livre un set sans temps mort plein de titres engagés à souhait et emplis d’une énergie salvatrice qui fait du bien même en pleine canicule. Clairement le coup de cœur est total et on hésitera pas une seconde à retourner les voir dès que possible dans la région tant on a adoré la performance électrisante de ce samedi après midi.

Xiao

On continue avec le point d’orgue que met le Bourlon à mettre les femmes au centre de la scène avec le groupe Xiao venu de Suède. Là encore l’énergie est présente et nous rappelle les plus belles heures des samedi hardcore du festival. Emelie Johannesson donne tout au chant et retourne la fosse en un rien de temps! Côté riffing et rythmiques c’est carré et taillé pour mettre les cervicales en miettes. Le groupe est impressionnant et ne nous laisse clairement pas indifférent. Les amis présents nous avaient parlé de sets mémorables à Paris et clairement on comprend pourquoi tant les titres de Xiao nous livrent ce que le hardcore powerviolence a de meilleur. Un pur bonheur joué toujours à 300 à l’heure mais qui laisse le public avec la certitude d’avoir pris une véritable leçon avec un groupe qui ne laisse rien au hasard et qui ne fait pas dans le compromis tant les titres sont percutants et puissants dans leurs thématiques. Un autre coup de cœur avec Xiao, pour cette journée qui tient déjà toutes ses promesses.

Witch Fever

Retour sur l’Abreuvoir avec le quatuor Witch Fever, originaire de Manchester. Les quatre musiciennes viennent nous en mettre plein la vue avec leur doom punk teinté de grunge qui n’est pas sans nous faire remonter des vibes de nos reines françaises de Grandma’s Ashes. Le set est un véritable coup de cœur dès les premières notes et on se demande bien pourquoi on est passé à côté du groupe tout ce temps. Amy Walpole, grand sourire sur le visage, donne tout au chant pendant que Alisha Yarwood à la guitare, Alex Thompson à la basse et Annabelle Joyce à la batterie nous font chavirer avec un son taillé pour le live et enthousiasmant à souhait, avec même de petites teintes shoegaze qui ravissent nos oreilles au milieu de tout ce merveilleux doom punk. On se prend les morceaux de leur album Fevereaten, sorti l’an dernier, en pleine face et autant vous dire qu’on en redemande. L’énergie qui se dégage de leur set fait plaisir à voir et la qualité des morceaux et de l’interprétation nous donnent envie de voir le groupe sur scène sur une tournée tête d’affiche au plus vite. Encore une fois, on a découvert un groupe à suivre de très près et on ne peut que remercier le Bourlon pour cette programmation aux petits oignons qui nous offre coup de coeur sur coup de coeur. Le renouveau de la scène mancunienne est bien là et s’appelle Witch Fever, et il va falloir se préparer à finir vous aussi ensorcelé.e.s. 

 

Bombardement

Direction ensuite Bordeaux pour découvrir le quintet Bombardement. Le public est bien en forme, et dès les premières notes, la fosse s’agite avec vigueur. Du chant en français, des riffs bien punks, il y a un aspect un peu CCL sur la scène du paon à ce moment là. Même si les notes s’enchainent à une vitesse folle, notamment à la batterie, on sent que le soleil commence à taper bien fort sur l’énergie, et les membres sont assez statique sur scène. Il faut dire que la chaleur est difficilement supportable, et on se réjouie d’une corde cassée pour avoir le temps de respirer quelques secondes. Mais malgré tout, les slammeurs s’enchaineront pendant tout le set, et le groupe nous joue des morceaux de leur dernier album Dans la fournaise, mais également des tout nouveaux titres comme « Mépris ». On passe un très bon moment devant le quintet, et on salut la performance des musiciens, énergique mais également très mélodique.

 

Poison Ruïn

C’est au tour de Poison Ruïn de nous envoyer une belle dose de heavy punk dans nos oreilles. Le groupe de Philadelphie est lui aussi en grande forme et n’a aucun mal à accrocher le public avec un son massif qui emprunte autant au métal qu’au punk. Les morceaux portés par la voix puissante de Mac Kennedy font mouche et donnent envie au public de remuer une fois de plus, malgré la chaleur pesante sur le site du festival. On ne manque pas une miette du set du groupe qui depuis déjà 6 ans fait les beaux jours des scènes partout dans le monde. Il faut dire que chaque musicien fait tout pour que chaque riff et chaque rythmique vienne nous percuter de plein fouet. De notre côté, on découvre le groupe en cette après midi et une fois de plus on se retrouve devant une performance immanquable qui nous laisse un superbe souvenir de bout en bout. On ne pouvait rêver plus belle introduction à la musique de Poison Ruïn et on n’hésitera pas une seconde à aller découvrir leur discographie à notre retour.

Denial Of Life

Pendant que Marye, notre photographe, prend une petite pause fraicheur bien méritée avant la grosse soirée qui s’annonce, je pars de mon côté découvrir Denial Of Life, et autant vous le dire je n’étais pas prêt pour la lame de fond crossover hardcore thrash venue de Tacoma dans l’état de Washington. Les morceaux sont joués à une vitesse folle et le chant de Brenna vient vous retourner le cerveau tant il est cathartique et dévastateur. Difficile de vous décrire la folie du pit sans dire que ça bouge sans discontinuer pendant ce set joué à pleine balle. Le groupe excelle et en met plein la vue à un public qui n’en demandait pas temps. Une fois de plus la programmation du Bourlon nous réserve une surprise d’une qualité indéniable et on ne peut que les remercier. On ne ratera, là encore, pas une seconde du set tant on est pris par la puissance des titres du combo américain. Si vous aimez le crossover qui tâche avec des paroles fortes foncez découvrir Denial Of Life! Soyez en sûr on ne manquera pas leur prochain passage dans la région, et on espère qu’il sera tout bientôt!

Conjurer

Place à l’émotion forte avec le set des anglais de Conjurer. Vous commencez à le savoir, on adore leur post métal et on allait pas manquer une si belle occasion de les retrouver. D’entrée de jeu, les riffs et les rythmiques viennent nous prendre aux tripes, tout comme les voix de Brady Deeprose et Dani Nightingale, insolentes de beauté. Le groupe enchaîne les meilleurs titres de sa discographie devant un public aux anges de les voir dans de telles conditions. On les sent ravis d’être présents devant une foule à l’écoute. Quel plaisir de retrouver les titres de Unself en live, tout comme les classiques de la formation. Les notes nous font toute plus chavirer les unes que les autres et chaque morceau est un pur moment de bonheur pour nos oreilles. Les anglais sont au sommet de leur art et on ne voit clairement pas le temps passer en leur compagnie. Conor Marshall à la basse et Noah See à la batterie nous offrent de quoi remuer la tête tout en se laissant submerger par l’émotion servie par les paroles du combo. On est au paradis avec Conjurer et on sent que ce set fera date dans l’histoire du festival! Un bien beau moment qui nous confirme notre amour inconditionnel pour le groupe originaire de Rugby, et notre envie de se repasser leurs titres en boucle.

Frontierer

On continue avec le gros son avec les écossais de Frontierer. Après des concerts d’anthologie à Lille il y a déjà quelques temps, le groupe nous revient avec son mathcore noise d’anthologie. Les musiciens sont au top de leur forme et nous retournent le cerveau avec une musique toujours plus créative et puissante. La fête est totale et chaque note nous en met plein la vue tant chacun des musiciens sur scène déborde autant de technicité que de plaisir brut à donner au public. Un des guitaristes escaladera la structure de la scène pendant que l’autre se fera souhaiter son anniversaire par un chant du public et ira célébrer ça dignement par un slam dans la fosse. On sent que la camaraderie est au centre de ce set et on se délecte de chaque instant en leur compagnie. La puissance vocale de Chad Kapper n’est plus à démonter, et ce dernier nous offre de quoi nous rappeler à quel point les concerts du groupe sont marquants. Le public donne tout et profite des rafraichissements offerts par la sécurité à base de pistolets à eau et autres jets d’eau. Cette ambiance excellente ne fait que renforcer l’engagement et fait de ce set de Frontierer un des plus beaux moments de cette journée, le tout parachevé par des riffs et rythmiques à vous faire sauter les neurones de bout en bout.

Conan

Quand le festival a annoncé Conan sur son affiche, autant dire que nous sommes plusieurs à avoir fait un bond, tant le groupe de Liverpool est un mastodonte sur la scène doom métal. D’entrée, le trio ne fait pas dans la dentelle et nous propose des titres tous plus dévastateurs les uns que les autres. Jon Davis excelle toujours autant au chant comme à la guitare, et Johnny King à la batterie David Ryley à la basse nous balancent des rythmiques dantesques qui ravissent un public sur un petit nuage. Voir un groupe de cette envergure à Bourlon fait toujours quelque chose, mais nous remet en tête que le festival peut se targuer de ramener des pointures sur sa scène et proposer des concerts de folie à un public toujours ravi par l’expérience. Entre morceaux de Violence Dimension, qu’on est ravis d’enfin entendre en live, et classiques de leur discographie, le groupe anglais nous donne à voir son meilleur avec en bonus une qualité de son qui laisse exploser toute la puissance de leur doom. La faim commençant à se faire sentir, on profitera de la fin du set dans l’herbe avec une bonne frite. Car quoi de mieux que du gras pour accompagner une belle dose de gras musical! Le bonheur à l’écoute de Conan est total et on ne peut que saluer la performance des anglais qui ont été totalement fidèles à la puissance qu’on pouvait attendre et nous ont offert un set qu’on est pas prêts d’oublier!

Cryptic Shift

La météo commence à se faire bien menaçante et c’est au tour de Cryptic Shift de prendre place sur la scène du Paon. Le groupe présente un mélange de prog death et de thrash du plus bel effet avec des parties de guitares absolument dantesques servies par Xander Bradley, également chanteur de la formation, et Joss Farrington. C’est simple chaque titre est une démonstration technique mais avec toujours ce contact fort avec le public qui reste bien présent. Côté rythmique John Riley à la basse et Ryan Sheperson à la batterie font des merveilles et accrochent un public médusé par la dextérité de chaque musicien. L’ensemble est prenant à souhait et vient présenter une facette du genre assez peu présente d’habitude sur le festival, mais qu’on a grand plaisir à voir ce soir. Evidemment, le groupe nous présente des titres de Overspace & Supertime, leur nouveau disque sorti fin février dernier. On les sent ravis d’être sur scène et on se délecte de chaque plan de guitare joué à la perfection. C’est prenant et diablement efficace. On ne pensait pas prendre une telle claque ce soir mais on ressort de ce set conquis et prêts à replonger au plus vite dans la discographie du groupe. Le public a pris son pied et clairement on a aucun mal à imaginer Cryptic Shift revenir dans le coin au plus vite!

 Bruit ≤

Juste avant la montée sur scène du groupe, l’équipe du festival nous annonce que l’orage approchant risque d’impacter le set des toulousains de Bruit ≤ mais qu’il commencera tout de même quoi qu’il arrive. La formation débarque sur scène et nous plonge directement dans son univers avec « Ephemeral » avant de rapidement enchaîner avec le majestueux « Progress/Regress ». Comme toujours le quatuor émerveille avec un son parfait et des musiciens au sommet de leur art. Entre les parties de violon de Clément, les riffs de Théophile, qu’on retrouve avec grand plaisir après son set avec Mourir la veille, le violoncelle et les claviers de Luc et la jeu de batterie toujours habité de Julien, on a là un groupe qui met les petits plats dans les grands pour nous émerveiller. Pendant « Industry » on sent que l’orage approche, et même si sur scène les lumières sont déjà sublimes, les éclairs qui zèbrent le ciel agissent comme le meilleur des ingés lumières et font de ce set un moment suspendu. On a vu Bruit ≤  de nombreuses fois déjà mais jamais un set n’aura eu cette majesté supplémentaire dictée par les éléments, un moment absolument sublime. « Data » puis « Bloom » suivront, mais sur ce dernier titre on sent que l’équipe du festival s’agite, et des rumeurs d’évacuation imminente nous viennent aux oreilles. Et effectivement quelques minutes plus tard on nous annonce la fin prématurée du set de Bruit ≤ ainsi que de la soirée de festival. Les toulousains prennent le temps de remercier toutes leurs équipes ainsi que le festival pour l’accueil et nous promettent de revenir pour jouer la suite de ce set dès que possible. 

On salue d’ailleurs les équipes du festival qui nous ont demandé d’évacuer en allant soit dans nos voitures si possible, ou dans la salle polyvalente ouverte par la ville pour protéger les festivaliers. Une évacuation rapide et parfaitement maîtrisée, signe une fois de plus de la superbe organisation du Rock In Bourlon ainsi que d’un public à l’écoute et prêt à tout pour que la fête ne se termine pas aussi vite. Après une heure d’apocalypse orageuse les festivaliers se retrouvent devant l’entrée du camping en attendant sagement l’approbation des équipes pour regagner le terrain, ce qui arrivera très rapidement pour une fin de soirée sans le moindre signe d’un retour des intempéries. On a vécu un moment unique qui a malheureusement annulé les sets de Dame Area et Fange, mais on sait que le Rock In Bourlon remuera ciel et terre pour les reprogrammer dès que possible. Merci aux équipes pour leur professionnalisme et bravo pour cette gestion de crise impeccable!

Life In Bourlon


After a hearty bowl of onion soup the evening before and a good night’s sleep, here we are again in the early afternoon for this second day of Rock In Bourlon. With a greater focus on hardcore and high-energy music, whilst still including some softer acts, Saturday’s line-up promises to be packed, featuring: Teigne, Mortal Scepter, Tons, Stress Positions, Xiao, Witch Fever, Bombardement, Poison Ruïn, Denial Of Life, Conjurer, Frontierer, Conan, Cryptic Shift and Bruit ≤. Dame Area and Fange were also on the line-up, but unfortunately the weather late in the evening meant their performances had to be cancelled.

Review by Victor BRUNERIE et Marye DAVENNE

Pictures by Marye DAVENNE

Teigne

To kick off the day, we head to the Paon to catch Teigne and their mix of grind, hardcore and powerviolence. On drums is Stooph, whom we know as the manager of the We’re Not Worthy association, and he’s in absolutely brilliant form. On vocals is Gaëlle Debra, who’s running all over the place, screaming the lyrics at us with all her might. Between tracks, during the transitions, we’re treated to some slightly trap-style beats, which comes as quite a surprise. The tracks are furious and get the mosh pit going right from the start. By the third track of the set, Gaëlle appears before us bare-chested, first with her back to us and then facing the audience. A powerful way of championing the cause that bodies, and women’s bodies in particular, shouldn’t be constantly sexualised. After this standout moment, the set picks up the pace once more with tracks that are just as fierce, both vocally and musically. Towards the end of the set, Gaëlle picks up an electric double bass and treats us to a top-class instrumental section, something that’s clearly a surprise in this musical genre. We’re thoroughly blown away by the quality of the set and couldn’t have imagined a better way to kick off this second day of the festival.

Mortal Scepter

To kick off the day at L’Abreuvoir, we’re heading over to check out the thrash metal from Dunkirk-based Mortal Scepter. Let’s be honest, this isn’t exactly our cup of tea, but you’ve got to admit the band certainly knows how to get the crowd going. The riffs are punchy and the rhythms make your neck snap back and forth. A touch of black metal sprinkles throughout, creating a thoroughly exhilarating sound. The four musicians are in top form and get the audience fired up at the start of the afternoon. Naturally, their album Etherial Dominance, released last year, takes centre stage, and let’s just say the tracks are more than a match for the genre’s heavyweights. We hadn’t expected to be so captivated by the performance, so we left the set with smiles on our faces and the certainty that we’d witnessed a band at the start of a long career. We strongly encourage you to go and check them out as soon as possible, and given the reception from the crowd at Bourlon, we know their set was a resounding success.

Tons

A brief foray into heavy stoner rock on the Paon stage, a genre usually scheduled for Sundays at Bourlon, featuring the band Tons, whose name certainly lives up to its reputation. But the crowd is out in force and immediately devours the Italians’ massive riffs. We’re clearly in Bongzilla territory here, and we’re not holding back our enjoyment of the band’s slow, heavy compositions. Paolo impresses us with his vocal tone and jaw-dropping bass lines. It’s rich, heavy and perfect in this sweltering heat. The festival’s famous Camembert sandwich would almost be jealous! The band deliver a set to die for, with mind-blowing performances from Paolo Scappazzoni on drums and Steuso on guitar. We love what we’re seeing, and every riff and deliberately slow rhythm reminds us why stoner rock is one of our favourite genres. When the final track kicks in, we find ourselves thinking we’d have loved another little dose, but in any case, Tons have really blown us away on our first live encounter with them.

Stress Positions

Next up is the force of nature that is Stress Positions, straight from Chicago. Quite simply, this American hardcore punk band leaves a trail of destruction in its wake. On vocals, Stephanie Brooks is impressive, both for the energy she exudes on stage and for the power of her voice. The fast-paced tracks, delivered by musicians at the top of their game, blow us away and introduce us to a band we’ve fallen in love with from the very first track. It’s fast, it’s intense, and it makes you want to get back in the mosh pit – which happens in no time at all. The band seem delighted to be here and deliver a non-stop set packed with tracks that are as politically charged as you could wish for, brimming with a revitalising energy that feels great even in the middle of a heatwave. We’ve clearly fallen head over heels for them and won’t hesitate for a second to go and see them again as soon as possible in the area, having loved their electrifying performance this Saturday afternoon so much.

Xiao

We carry on with Bourlon’s commitment to putting women centre stage, featuring the Swedish band Xiao. Once again, the energy is palpable, reminding us of the festival’s finest hardcore Saturdays. Emelie Johannesson gives her all on vocals and has the mosh pit going wild in no time! As for the riffs and rhythms, they’re tight and tailor-made to leave your neck in tatters. The band are impressive and certainly don’t leave us indifferent. Friends who were there had told us about memorable sets in Paris, and it’s clear why, Xiao’s tracks deliver the very best that hardcore powerviolence has to offer. Pure bliss, played at breakneck speed throughout, yet leaving the audience in no doubt that they’ve been given a real lesson by a band that leaves nothing to chance and makes no compromises, such is the impact and power of their songs’ themes. Another favourite from Xiao, on a day that’s already living up to all its promises.

Witch Fever

Back at L’Abreuvoir with the Manchester-based quartet Witch Fever. The four musicians are here to blow us away with their grunge-tinged doom punk, which inevitably brings to mind the vibes of our French queens, Grandma’s Ashes. The set is an instant favourite from the very first notes, and we find ourselves wondering why we’ve missed out on this band for so long. Amy Walpole, with a huge smile on her face, gives it her all on vocals, whilst Alisha Yarwood on guitar, Alex Thompson on bass and Annabelle Joyce on drums blow us away with a sound tailor-made for live performance and utterly exhilarating, complete with subtle hints of shoegaze that delight our ears amidst all this marvellous doom punk. We’re hit right in the face by tracks from their album Fevereaten, released last year, and let’s just say we’re left wanting more. The energy radiating from their set is a joy to witness, and the quality of the songs and their performance makes us eager to see the band headlining a tour as soon as possible. Once again, we’ve discovered a band to watch very closely, and we can only thank Le Bourlon for this meticulously curated line-up, which delivers one favourite act after another. The revival of the Manchester scene is well and truly here, and it’s called Witch Fever,  and you’d better get ready to find yourselves under their spell too.

Bombardement

Next up, we head to Bordeaux to check out the quintet Bombardement. The crowd is in high spirits, and from the very first notes, the pit is rocking vigorously. With vocals in French and proper punk riffs, there’s a bit of a CCL vibe on the Paon stage at that moment. Even though the notes come thick and fast, particularly on the drums, you can sense that the sun is really starting to sap everyone’s energy, and the band members are standing rather still on stage. It has to be said that the heat is almost unbearable, and we’re actually glad when a string snaps, giving us a few seconds to catch our breath. But despite everything, the slam poets keep coming one after another throughout the set, and the band play tracks from their latest album Dans la fournaise, as well as brand-new songs like “Mépris”. We have a brilliant time watching the quintet, and we applaud the musicians’ performance, which is energetic yet also very melodic.

Bombardement Setlist Rock In Bourlon 2026

Poison Ruïn

Now it’s Poison Ruïn’s turn to treat us to a proper dose of heavy punk. The Philadelphia band are also in fine form and have no trouble winning over the crowd with a massive sound that draws equally on metal and punk. The tracks, driven by Mac Kennedy’s powerful vocals, hit the mark and make the crowd want to get moving once again, despite the stifling heat at the festival site. We don’t miss a single moment of the band’s set, a band that has been lighting up stages all over the world for the past six years. It has to be said that every musician gives their all to ensure that every riff and every rhythm hits us with full force. For our part, we’re discovering the band this afternoon and, once again, we find ourselves witnessing an unmissable performance that leaves us with wonderful memories from start to finish. We couldn’t have dreamed of a better introduction to Poison Ruïn’s music, and we won’t hesitate for a second to explore their discography when we get back.

Denial Of Life

Whilst Marye, our photographer, is taking a well-deserved breather before the big night ahead, I head off on my own to check out Denial Of Life, and I might as well tell you straight away, I wasn’t prepared for the tidal wave of crossover hardcore thrash coming from Tacoma in Washington State. The tracks are played at breakneck speed and Brenna’s vocals blow your mind, as they’re so cathartic and devastating. It’s hard to describe the madness of the mosh pit without saying that it’s constantly in motion throughout this set, played at full throttle. The band excels and really impresses an audience that wasn’t asking for any less. Once again, the Bourlon’s line-up has a surprise in store for us of undeniable quality, and we can only thank them. Once again, we didn’t miss a single second of the set, so captivated were we by the power of the American band’s tracks. If you’re into hard-hitting crossover with powerful lyrics, go and check out Denial Of Life! Rest assured, we won’t miss their next gig in the region, and we hope it’ll be very soon!

Conjurer

It’s time for some real emotion with the set from the British band Conjurer. As you’re starting to realise, we love their post-metal and we weren’t about to miss such a brilliant opportunity to see them again. Right from the off, the riffs and rhythms really grab you by the gut, as do the voices of Brady Deeprose and Dani Nightingale, which are defiantly beautiful. The band reel off the best tracks from their discography in front of an audience over the moon to see them in such settings. You can tell they’re delighted to be performing for such an attentive crowd. What a treat to hear tracks from Unself live, as well as the band’s classics. Each note sweeps us away more than the last, and every track is a pure moment of bliss for our ears. The English band are at the very top of their game, and time simply flies by in their company. Conor Marshall on bass and Noah See on drums give us plenty to nod our heads to, whilst we let ourselves be swept away by the emotion conveyed by the band’s lyrics. We’re in heaven with Conjurer, and we can tell this set will go down in the festival’s history! A truly wonderful moment that reaffirms our unconditional love for the band from Rugby, and our desire to play their tracks on repeat.

Frontierer

We’re keeping the heavy sound going with the Scottish band Frontierer. Following some legendary gigs in Lille a while back, the band are back with their legendary mathcore noise. The musicians are in top form and are blowing our minds with music that’s ever more creative and powerful. It’s a full-on party, and every note blows us away, as each musician on stage exudes both technical prowess and raw joy in performing for the crowd. One of the guitarists scales the stage structure whilst the other is treated to a birthday sing-along from the crowd and goes on to celebrate it in style with a slam in the mosh pit. You can feel that camaraderie is at the heart of this set, and we savour every moment in their company. Chad Kapper’s vocal power is second to none, and he reminds us just how memorable the band’s live shows are. The crowd gives it their all and makes the most of the refreshments provided by security in the form of water pistols and other water jets. This excellent atmosphere only serves to heighten the engagement and makes this Frontierer set one of the highlights of the day, all topped off by riffs and rhythms that blow your mind from start to finish.

Frontierer Setlist Rock In Bourlon 2026

Conan

When the festival announced Conan on its line-up, it goes without saying that quite a few of us were absolutely thrilled, given that the Liverpool band is such a giant on the doom metal scene. Right from the start, the trio didn’t hold back, treating us to tracks each more devastating than the last. Jon Davis is as brilliant as ever on both vocals and guitar, whilst Johnny King on drums and David Ryley on bass unleash epic rhythms that delight a crowd floating on cloud nine. Seeing a band of this calibre at Bourlon is always something special, but it also reminds us that the festival can pride itself on bringing big names to its stage and delivering mind-blowing gigs to an audience that’s always thrilled by the experience. Between tracks from Violence Dimension, which we’re delighted to finally hear live, and classics from their discography, the English band put on their very best show, with the added bonus of sound quality that lets the full power of their doom metal explode. As hunger began to set in, we enjoyed the end of the set on the grass with a nice portion of chips. After all, what could be better than some greasy food to go with a hefty dose of heavy music! Listening to Conan is pure bliss, and we can only applaud the performance of the English band, who lived up to every expectation of their power and treated us to a set we won’t forget in a hurry!

Cryptic Shift

The weather is starting to look rather threatening, and it’s Cryptic Shift’s turn to take to the stage at Le Paon. The band deliver a stunning blend of prog death and thrash, featuring absolutely epic guitar riffs from Xander Bradley, who also sings for the band, and Joss Farrington. Quite simply, every track is a technical showcase, yet there’s always that strong connection with the audience, which remains very much present. On the rhythm side, John Riley on bass and Ryan Sheperson on drums work wonders, captivating an audience spellbound by the dexterity of each musician. The whole performance is utterly gripping and showcases a side of the genre not usually seen at the festival, but one we’re delighted to witness tonight. Naturally, the band treat us to tracks from Overspace & Supertime, their new album released at the end of February. You can tell they’re thrilled to be on stage, and we revel in every guitar riff played to perfection. It’s gripping and devilishly effective. We hadn’t expected to be blown away quite so much tonight, but we come away from this set thoroughly won over and ready to dive back into the band’s discography as soon as possible. The audience had a brilliant time, and it’s clearly not hard to imagine Cryptic Shift returning to the area very soon!

Bruit ≤

Just before the band took to the stage, the festival team announced that the approaching storm might affect the set by Toulouse-based Bruit ≤, but that it would go ahead regardless. The band took to the stage and immediately drew us into their world with “Ephemeral”, before quickly following it up with the majestic “Progress/Regress”. As always, the quartet dazzled with a flawless sound and musicians at the very top of their game. Between Clément’s violin solos, Théophile’s riffs, whom we were delighted to see again after his set with Mourir the night before, Luc’s cello and keyboards, and Julien’s ever-passionate drumming, this is a band that pulls out all the stops to amaze us. During “Industry”, you can sense the storm approaching, and even though the stage lighting is already sublime, the flashes of lightning streaking across the sky act like the finest lighting technician, turning this set into a moment suspended in time. We’ve seen Bruit ≤ many times before, but never has a set possessed this extra sense of majesty dictated by the elements, an absolutely sublime moment. “Data” and then “Bloom” followed, but during the latter track we could sense the festival team getting restless, and rumours of an imminent evacuation reached our ears. And sure enough, a few minutes later, we were told that Bruit ≤’s set, and indeed the festival evening itself,  had come to a premature end. The Toulouse-based band took the time to thank all their teams and the festival organisers for their warm welcome, and promised to return to play the rest of the set as soon as possible.

BRUIT ≤ Setlist Rock In Bourlon 2026

We’d also like to commend the festival staff, who asked us to evacuate, either by getting into our cars where possible, or by heading to the multi-purpose hall opened by the council to shelter festival-goers. It was a swift and perfectly managed evacuation, demonstrating once again the superb organisation of Rock In Bourlon, as well as an audience that was cooperative and willing to do anything to ensure the party didn’t end so soon. After an hour of stormy chaos, festival-goers gathered outside the campsite entrance, waiting patiently for the organisers’ go-ahead to return to the site, which came very quickly, allowing the evening to draw to a close without the slightest sign of the bad weather returning. We experienced a unique moment which, unfortunately, led to the cancellation of Dame Area and Fange’s sets, but we know that Rock In Bourlon will move heaven and earth to reschedule them as soon as possible. Thank you to the organisers for their professionalism and well done on that impeccable crisis management!

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