#Album: Allt – Ataraxia (31/07/2026)

AprĂšs avoir explorĂ© la chute de l’humanitĂ© dans leur premier album, From The New World, Allt se tourne vers son for intĂ©rieur avec Ataraxia, leur deuxiĂšme opus, sorti le 31 juillet chez Century Media Records. Le groupe suĂ©dois de metalcore progressif s’est rapidement imposĂ© comme une Ă©toile montante du genre, et si son agressivitĂ© caractĂ©ristique reste intacte, elle entretient dĂ©sormais un dialogue constant avec la vulnĂ©rabilitĂ©. Comme l’explique le groupe : « Avec Ataraxia, nous voulions Ă©crire Ă  partir de l’univers dans lequel nous vivons rĂ©ellement. » L’album puise directement dans des tragĂ©dies personnelles, les relations, l’épuisement, la rechute et la difficile quĂȘte de la paix. PlutĂŽt que de prĂ©senter l’ataraxie comme une destination, l’album la dĂ©peint comme quelque chose d’éphĂ©mĂšre.

par Zo‘

English version below


Le parcours Ă©motionnel d’Ataraxia dĂ©bute avec « New Day », un morceau d’ouverture explosif qui ne perd pas de temps, avec un « Deliver Me » hurlĂ©. Des riffs imprĂ©gnĂ©s de djent et des cris dĂ©chirants imposent d’emblĂ©e l’intensitĂ© de l’album, avant que le chant ne bascule de maniĂšre inattendue vers un style rythmĂ©, presque inspirĂ© du hip-hop. Le morceau Ă©volue sans cesse, pour finalement s’épanouir en un refrain mĂ©lodique qui constitue une introduction puissante Ă  la nouvelle orientation du groupe. Et sans laisser le temps de reprendre son souffle, « OmertĂ  » pousse l’énergie encore plus loin. Ce morceau semble taillĂ© sur mesure pour un public en concert, exigeant pratiquement un circle pit dĂšs ses premiĂšres notes. Le phrasĂ© vocal rythmĂ© rappelle des Ă©lĂ©ments du hip-hop des annĂ©es 2010 avant de cĂ©der la place Ă  des mĂ©lodies envoĂ»tantes avec ce refrain obsĂ©dant : « Now, are the sirens calling me? ‘Cause it feels like ecstasy. » Juste au moment oĂč la chanson semble avoir atteint son apogĂ©e, Allt dĂ©chaĂźne Ă  plusieurs reprises une nouvelle vague Ă©crasante de riffs, chacun plus lourd que le prĂ©cĂ©dent. L’élan se prolonge sans transition dans « Nevermind », oĂč des passages mĂ©lodiques chatoyants adoucissent les contours sans pour autant diminuer la puissance. Sous les guitares massives se cache un sentiment constant de conflit intĂ©rieur, reflĂ©tĂ© dans un refrain qui s’avĂšre Ă©tonnamment mĂ©morable avant de replonger dans un univers plus lourd. « Enemy » offre la premiĂšre vĂ©ritable pause de l’album, s’ouvrant sur des mĂ©lodies retenues qui ne cĂšdent jamais entiĂšrement Ă  l’agressivitĂ© qui les entoure. MĂȘme lorsque les guitares gagnent en puissance, le morceau garde dĂ©libĂ©rĂ©ment une certaine retenue, crĂ©ant une atmosphĂšre de tension silencieuse plutĂŽt que de violence pure et simple.
Le morceau-titre s’impose naturellement comme le cƓur Ă©motionnel de l’album. « Ataraxia » semble suspendu entre l’obscuritĂ© et la lumiĂšre, avec un chant clair et expressif qui flotte au-dessus d’un travail de guitare dense. Il incarne exactement ce que l’album promet : la recherche de moments de quiĂ©tude alors que le chaos continue de rĂ©gner en arriĂšre-plan. Cet Ă©quilibre fragile ne dure pas longtemps avant que « Ultraviolence » ne rappelle aux auditeurs qu’Allt ne semble pas Ă  l’aise Ă  l’idĂ©e de rester au mĂȘme endroit. Ce qui semble d’abord suivre la direction plus calme du morceau-titre dĂ©bouche soudainement sur l’un des moments les plus puissants de l’album, sa partie parlĂ©e rendant l’explosion finale d’autant plus percutante.
Le dernier tiers continue d’équilibrer accessibilitĂ© et puissance Ă©crasante. « Snowblind » offre l’un des refrains les plus entraĂźnants de l’album, tandis que « High Hopes » introduit des textures Ă©lectroniques plus lumineuses qui contrastent magnifiquement avec les couches de guitare Ă©paisses. Le travail de basse trĂšs prĂ©sent confĂšre Ă  la chanson une identitĂ© qui lui est propre, prouvant que mĂȘme au sein de structures familiĂšres, Allt continue d’expĂ©rimenter avec de subtils changements de dynamique. ClĂŽturant l’album, « Avalon » met en valeur toute la palette de l’écriture du groupe. D’un dĂ©but presque dĂ©licat, le morceau s’amplifie progressivement, tel un ocĂ©an de plus en plus agitĂ©, ses Ă©motions dĂ©ferlant par vagues qui s’Ă©crasent parfois avec plus de force que d’autres. Cela permet Ă©galement au chanteur, Robin Malmgren, de dĂ©ployer toute l’Ă©tendue de sa voix, passant sans effort de mĂ©lodies fragiles Ă  une intensitĂ© imposante.

Tout au long d’Ataraxia, Allt multiplie les petites surprises qui empĂȘchent l’album de tomber dans la prĂ©visibilitĂ©. Les changements de dynamique, les textures Ă©lectroniques, les influences hip-hop et une composition progressive viennent enrichir ce qui reste fondamentalement un album de metalcore moderne. Parfois, cependant, ce cĂŽtĂ© raffinĂ© se fait au dĂ©triment d’une partie du chaos brut que de nombreux auditeurs recherchent dans la musique plus heavy. MalgrĂ© tout, Ataraxia marque une avancĂ©e importante pour le quatuor suĂ©dois, leur permettant d’offrir quelque chose de plus intime par rapport Ă  leur premier album ; nous sommes ravis d’en dĂ©couvrir un peu plus sur qui ils sont.

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

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Tracklist :

01 : New Day
02 : OmertĂ 
03 : Nevermind
04 : Enemy
05 : Ataraxia
06 : Ultraviolence
07 : Snowblind
08 : High Hopes
09 : Avalaon


After exploring the downfall of humanity on their debut record, From The New World, Allt turn the lens inward with Ataraxia, their sophomore album, released on July 31st via Century Media Records. The Swedish progressive metalcore outfit have quickly established themselves as a rising star in the genre, and while their signature aggression remains fully intact, it now exists in constant dialogue with vulnerability. As the band explains, « With Ataraxia, we wanted to write from the place we actually live in. » The album draws directly from personal tragedies, relationships, exhaustion, relapse, and the difficult search for peace. Rather than presenting ataraxia as a destination, the record portrays it as something fleeting.

by Zo‘

Ataraxia‘s emotional journey begins with « New Day, » an explosive opener, with a shouted « Deliver Me, » that wastes no time. Djent-infused riffs and punishing screams immediately establish the album’s intensity before the vocals unexpectedly shift into a rhythmic, almost hip-hop-inspired delivery. The track constantly evolves, eventually opening into a melodic chorus making for a powerful introduction to the band’s new direction. And without allowing a second to breathe, « OmertĂ  » pushes the energy even further. It feels tailor-made for a live crowd, practically demanding a circle pit from its opening. The rhythmic vocal phrasing recalls elements of 2010s hip-hop before giving way to soaring melodies with the haunting refrain, « Now, are the sirens calling me? ‘Cause it feels like ecstasy. » Just when it seems the song has reached its peak, Allt repeatedly unleash another crushing wave of riffs, each heavier than the last. The momentum carries seamlessly into « Nevermind, » where shimmering melodic passages soften the edges without diminishing the weight. Beneath the massive guitars lies a constant feeling of internal conflict, reflected in a chorus that proves surprisingly memorable before collapsing back into heavier territory. « Enemy » offers the album’s first genuine pause, opening with restrained melodies that never fully surrender to the aggression around them. Even as the guitars grow heavier, the song deliberately holds something back, creating an atmosphere of quiet tension rather than outright violence.
The title track sits naturally at the emotional center of the record. « Ataraxia » feels suspended between darkness and light, with clean, expressive vocals floating above dense guitar work. It embodies exactly what the album promises: the search for moments of stillness while chaos continues to exist underneath. That fragile balance doesn’t last long before « Ultraviolence » reminds listeners that Allt don’t seem comfortable staying in one place. What initially appears to follow the title track’s calmer direction suddenly erupts into one of the album’s heaviest moments, its spoken-word section making the eventual explosion even more impactful.
The final third continues to balance accessibility with crushing heaviness. « Snowblind » delivers one of the record’s biggest sing-along choruses, while « High Hopes » introduces brighter electronic textures that contrast beautifully against thick guitar layers. The prominent bass work gives the song an identity of its own, proving that even within familiar structures, Allt continue to experiment with subtle shifts in dynamics. Closing the album, « Avalon » showcases the full range of the band’s songwriting. Beginning almost delicately, the song gradually swells like an ocean growing increasingly restless, its emotions rising in waves that sometimes crash harder than others. It also gives vocalist, Robin Malmgren, the opportunity to display the full breadth of his voice, moving effortlessly between fragile melodies and commanding intensity.

Throughout Ataraxia, Allt constantly introduce small surprises that prevent the album from becoming predictable. Dynamic shifts, electronic textures, hip-hop influences, and progressive songwriting all enrich what remains fundamentally a modern metalcore record. At times, however, the polish sides comes at the expense of some of the raw chaos many listeners crave from heavier music. Even so, Ataraxia marks an important step forward for the Swedish quartet, allowing them to offer something more intimate compared to their debut record, we are glad to discover a bit more of who they are.

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